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Phobie(s)/Phobie scolaire

Définitions

Une phobie est une peur démesurée et irrationnelle d'un objet ou d'une situation précise. Rappelons que cette  peur est une émotion qui est le plus souvent incontrôlable, même si elle peut être utile puisque son rôle est de nous protéger. Toujours est-il que même si elle nous protège, elle n’en reste pas moins incohérente dans la plupart des cas et handicapante au quotidien. Dans cet article, je vais donc vous expliquer comment il est possible, grâce à l’art,  l'hypnose ou la P.N.L, de passer de cette peur surprotectrice à un état serein. Un état serein qui vous permettra de davantage profiter de tout ce que la vie pourra vous réserver.

 

 

 

Solutions artistiques

 

En ayant donc lu ces six types de profils phobiques (qui, rappelons-le, peuvent tout à fait se combiner entre eux), il vous sera plus facile de choisir la thérapie et l’art qui vous conviendront le mieux. Vous éviterez ainsi quelques désagréments et surtout, un gain de temps considérable. En prenant un audiocament pour vous déstresser face à cette peur irrationnelle, vous pouvez par exemple être déçu du résultat (l’audiocament, c’est un support audio où des hypnothérapeutes, à base de méthodes tirées des techniques de l’hypnose erickonienne, vous racontent des histoires, agrémentées de musique, composées pour l’occasion). Si vous êtes effectivement un « Décideur » phobique en avion qui a simplement envie de savoir ce qui se passe aux commandes de l’avion et dans le cockpit : croyez-vous réellement qu’une respiration lente et profonde ira vous aider ? NON.  Si, cependant, vous êtes de celles et ceux ayant besoin de calme et de douceur, les audiocaments suivants sauront certainement vous apaiser :

 

http://free-hypnosis-mp3.com/fr/telechargements/qualite-de-vie#anxiete

http://free-hypnosis-mp3.com/fr/telechargements/qualite-de-vie#stress1

 

Reposant, comme dit plus haut sur des techniques d’hypnose ericksonienne, la phobie se traite vraiment très bien dans le cabinet de l’hypnothérapeute. Mais il existe plein d’autres supports pour se soigner, cela va sans dire !

Pour éviter tout malentendu, je vous propose donc de prendre un papier et un crayon et de noter ce qui vous effraye le plus. Que ce soit l’inconnu, le manque de contrôle, votre tempérament naturellement anxieux ou quoi que ce soit d’autres… le crayon va vous permettre de reprendre le contrôle de cette peur qui était sur le point de vous vampiriser. Comment est-ce possible ?

 

Comme l'écrivait Didier Van Cauwelaert, prix Goncourt, dans Dictionnaire de l'impossible : (cliquez ici!)

 

   "Comment lutter contre la peur qui affaiblit nos défenses ? Le meilleur recours associé aux traitements médicaux classiques, est semble-t-il de reprendre le pouvoir, par la parole ou par l'écrit, sur la nature et les symptômes de la maladie. Ainsi, au lieu de la subir comme une agression extérieure, une ennemie, nous la replaçons dans le contexte de notre personnalité, de nos conflits, de notre évolution générale.

Partisan de cette thèse, le Dr Larry Dossey cite en exemple une grande étude entreprise sur la migraine à la fin des années 1970, où l'on avait demandé aux sujets de noter la fréquence, la durée, la violence, le contexte de leur crise, ainsi que les conséquences sur leur vie et leur entourage. Ce recueil de données devait être la première étape de l'étude, destinée à préparer les patients à un traitement futur. Mais cet exercice entraîna, chez la plupart des participants, la disparition totale des maux de tête. (1) Et si la maladie était un signal susceptible de s'interrompre dès lors qu'on l'identifie, qu'on le déchiffre, qu'on lui reconnait un but ?

Tenir un journal, a fortiori écrire un roman autobiographique serait donc, dans ce cas, mieux qu'un remède : un décodage, une quête de sens. [...] La psychiatre et pharmacologue Barbara Brown, initiatrice du concept biofeedback (rétrocontrôle biologique), disait : "Il n'est plus question de considérer la maladie comme l'irruption de quelque chose qui prendrait sa source ailleurs, mais comme un élément dans un processus existentiel. [...] Dès qu'on s'attache à se recentrer sur un principe d'interconnexion et d'unité, à repousser fragmentation et isolement, la santé revient." (*2)

 

Un exercice intéressant – toujours en restant dans le même esprit – serait de faire le jeu suivant :

 

« Si vous deviez vous représenter/dessiner/photographier votre phobie sur une feuille, à quoi ressemblerait-elle ?

Deux cas sont possibles :

 

  1. vous pouvez vous ingénier à la rendre ridicule pour vous aider à prendre de la distance avec elle (ne plus la diaboliser, ne pas la rendre vampirisante et toute puissante et plus importante que ce qu’elle n’est).

  2. Vous pouvez aussi essayer de vraiment la dessiner (ne pensez pas à faire quelque chose d’artistique, pensez juste à être sincère, cela suffit), la combinant avec une musique si il vous rappelle quelque chose. Déposez en tous les cas sur votre support (numérique ou non) toutes vos peurs, toutes vos angoisses. Pensez que dans la plupart des cas, les phobies que j’ai traitées depuis que je suis hypnothérapeute, se sont nourris d’une peur de l’inconnu :

 

 

  1. Quel est à votre avis cette peur que vous redoutez tant à croiser ?

  2. Quelles frayeurs ou peurs cherchez-vous à noyer dans votre phobie pour ne pas devenir la future personne épanouie que vous êtes pourtant décidé à devenir ?

 

Voyez ainsi, par ces questions, votre phobie non plus comme une malédiction mais comme une alliée, comme quelqu’un souhaitant vous aider à formuler ce qui reste pour le moment tétanisant et incontrôlable dans votre esprit…

 

Au théâtre, vous pouvez, en transposant le jeu pictural précédant, vous imaginer en train de parler à votre phobie (le même exercice peut-être fait à l’écrit !). Votre partenaire de jeu/je interprètera votre phobie, se nourrissant de ces peurs que vous aviez préalablement écrites ou dessinées juste avant. Là encore, si la notion d'amusement peut être de la partie, ne voyez pas dans cet exercice qu'un simple jeu! Les vertus de ce que l'on appelle la théâtro-thérapie sont réelles et prouvées.

 

Comme l'écrivait le psychologue Walter Orioli dans le magnifique livre Théâtre et thérapie : (cliquez ici!)

 

    "L'élaboration artistique du vécu permet, dans la pratique clinique de s'éduquer (du latin e-ducere : faire sortir), en mettant en lumière l'expressivité qui frappe aux portes de l'âme. Dans l'analyse de la séance reportée ci-dessous, l'enfant devient "metteur en scène" et "scénariste" de ses vécus." (*3)

 

Dans le même esprit, le site http://lepetitbain.fr/ évoque la même idée :

 

« Beaucoup de comédiens disent avoir souffert de timidité. Cela peut sembler paradoxal alors que le métier qu’ils ont choisi exige de prendre la parole en public et les expose continuellement au regard de l’autre. Paradoxal ? Pas tant que ça…

Le théâtre permet de « jouer » la vie, d’expérimenter l’inconnu, d’approcher l’étrange, de s’habituer à l’inhabituel. Ce que l’on y fait et dit, a été exploré, préparé, répété et se joue dans un cadre très délimité : celui de la scène.

Tout en soi est mobilisé : corps, intellect, émotions, mais rien n’est « personnel ». Quand on prend la parole, on le fait en tant que personnage, l’histoire que l’on raconte n’est pas la nôtre.

Petit à petit, la place prise par le stress, l’anxiété ou la peur se réduit ; on se libère progressivement de ce qui nous empêche d’essayer et d’oser. Ainsi, tout à coup, on se sent libre d’expérimenter et de jouer, libre d’être soi-même. »

 

Un exemple cinématographique : The Truman show

Cinématographiquement, beaucoup de films ont traité plus ou moins sérieusement, de près ou de loin, le phénomène de la phobie. Nous pouvons noter, en vrac : La Tour infernale (pyrophobie), Ca (coulrophobie), Sueurs froides (acrophobie), Eyes wide shut  (maskaphobie), Le discours d'un roi (glossophobie), Simetierre (tatophobie), Les dents de la mer (squalophobie), The machinist (peur de s’endormir) etc.

 

Mais personnellement, je doute de l’efficacité thérapeutique de voir un film où se trouve par images (souvent exagérées) la phobie qui nous oppresse ! Ou, au mieux, nous entretenons notre propre peur, enfermés dans un cercle vicieux… ou alors au pire, nous l’amplifions ! Un film, néanmoins, se distingue du lot et explique de façon particulièrement originale la naissance d’une phobie : The Truman show de Peter Weir.

 
 
 

Dans le film The Truman Show, le protagoniste est le personnage principal involontaire d’un “reality show” très particulier. Lui l’ignore complètement, mais dès le premier jour de sa vie, tout ce qui se passe autour de lui fait partie d’un scénario représenté par des acteurs professionnels. Pendant ce temps, à tout moment il est en train d’être filmé et ses réactions sont retransmises en direct par le programme de télévision de meilleure audience, “The Truman Show”.

Comme l’explique très bien le site http://www.saimersoimeme.com que je vous recommande chaudement : « La vie de Truman s’ajuste au scénario. Lui ne le sait pas, mais il n’est pas réellement libre. Toutes proportions gardées, nous sommes nous aussi victimes de stricts conditionnements familiaux et culturels desquels il nous est difficile de nous écarter. […]

Truman ne questionne pas certaines des circonstances très suspectes de la vie qui lui est imposée, simplement parce que personne ne le questionne non plus autour de lui. Et il accepte sans trop faire d’analyse, les misérables explications qu’il reçoit quand il expose ses premiers doutes. Dans notre société, les comportements courants, comme la consommation ou la recherche du succès économique, donnent à la vie un sens très discutable, que beaucoup de gens préfèrent ne pas remettre en question.

Le “meilleur ami” de Truman, à qui finalement il accourt pour lui confier qu’il commence à soupçonner que ce monde dans lequel ils vivent est une farce, tente par tous les moyens de soutenir la tromperie, le trahissant une fois de plus. C’est comme notre ego, qui, au moyen de fausses promesses nous convainc encore et encore de continuer à vivre dans l’illusion.

La peur, sous la forme d’une phobie à l’océan, qu’on a inculquée à Truman lorsqu’il était un petit garçon afin de pouvoir ensuite le manipuler, est la dernière barrière qu’il doit dépasser afin de pouvoir atteindre la liberté. Nous imaginons nous aussi toutes sortes de dangers qui nous empêchent de prendre des décisions libératrices dans nos vies. »

 

En métaphore, ce film serait donc la médiation idéale pour libérer quelques vieux mécanismes inconscients nous permettant de maintenir une certaine illusion et ne pas accéder à la vraie liberté (Vous trouverez également d'autres astuces pour comprendre ce qui peut se cacher derrière votre phobie en cliquant ici !).

 

La phobie scolaire

 

La phobie scolaire, que subissent malheureusement de plus en plus d’écoliers aujourd’hui, se pense de la même façon qu’une phobie « classique ». Il conviendra néanmoins de se demander si :

 

 

Pour se poser les bonnes questions et mettre en mots de manière artistique ce que l’école a parfois de cauchemardesque et magnifique, impossible de passer sous silence le magnifique livre de Daniel Pennac intitulé Chagrins d’école.

Après avoir lu un tel livre, on se prend à espérer de ce que devrait être l’école un jour, pris dans son sens étymologique.

 

"Scholé" qui a donné le mot école signifie, en grec, temps libre. Le temps de la liberté. Mais le temps de la liberté, dans l’école du futur,  ne serait pas un temps employé à ne rien faire, bien au contraire, « il est un temps employé à se rendre libre, donc à apprendre. L'école, c'est l'apprentissage de la liberté, et l'élève, celui, précisément, qui s'élève, deviendrait dès lors l'explorateur d'un monde nouveau. Un monde où l'on pourrait s'adonner à l'activité la plus humaine : les occupations de l'âme, qu'il s'agisse de la lecture, de l'amour ou de la découverte. »

Source : Leçons particulières d’Hélène Grimaud.

 

Pour avoir les bonnes postures et sentir le plus tôt possible cette jolie vision de l’école, vous pouvez aller sur les citations et images inspirantes que propose le site sur ce même sujet. Vous pouvez aussi consulter cet autre site, très bien conçu :

 

http://apprendreaeduquer.fr/encourager-les-enfants-face-aux-difficultes/

 

Voilà. Je vous souhaite bonne chance. N'oubliez pas que cet articament est un outil, cette prescription artistique ne saurait remplacer une prescription médicale ou psychologique. Son objectif est de vous accompagner et de vous aider à trouver le thérapeute qui vous convient.

 

Bon courage à tous!

 

(1) Larry Dossey, Space, Time and Medicine, New science library, 1982

(2) Barbara Brown, Le pouvoir de votre cerveau, Editions du Jour, 1985.

(3) Walter Orioli, Théâtre et thérapie, p.254.