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Problèmes de mémoire et de créativité dans les apprentissages

 

                                                             

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Problèmes de mémoire et solutions PNL

 

Les problèmes de mémorisation peuvent être multiples : mauvaise connaissance sur son type de mémoire (visuelle, auditive ou kinesthésique), manque de confiance, manque de travail, manque de motivation, manque de temps, stratégies d’apprentissage obsolètes ou inefficaces etc.. (voir l'article intitulé "VAKOG" pour de plus amples informations)

 

Bonne nouvelle : il existe plein de solutions concrètes, aussi bien sur Internet que dans les livres pour y remédier !

 

L’art, lui-même, dans sa manière de le pratiquer ou de l’imaginer, montre à plusieurs reprises qu’il est possible de développer notre mémoire.  Des exemples ? Plusieurs études scientifiques ont ainsi étudié les profits de l’apprentissage des gammes musicales pour la mémoire et les capacités cognitives. (1) Les résultats sont impressionnants. Jouer de la musique semble bénéfique pour le cerveau et ce, dès les premières années de la vie… à condition  de la pratiquer et pas seulement de l’écouter. C’est la conclusion de chercheurs chinois, qui ont suivi des élèves qui prenaient  des cours de piano. Après plusieurs semaines, ils ont montré qu'ils avaient un bien meilleur score aux tests cognitifs. Dans le détail, leur mémoire verbale était plus efficace, ils apprenaient plus facilement les mots et en retenaient plus. Pour les chercheurs, l'apprentissage de la musique provoquerait donc une réorganisation du lobe temporal gauche du cerveau, qui améliorerait les performances intellectuelles. Les enfants devraient ainsi jouer de la musique dès la maternelle, pour mieux apprendre la lecture en primaire.

 

Se faire des dessins (mentaux ou réels), même si nous ne sommes pas bons en arts-plastiques, peut également grandement aider à la mémoire.

 

Pourquoi ? Car il a été prouvé que se faire des images facilite énormément le processus de mémorisation. (2)

 

(Techniques de mémorisation PNL passant par la visualisation développées par Alain Thiry dans   Apprendre à apprendre avec la PNL)

Ces procédés, très connus des magiciens et mentalistes, sont tellement efficaces qu’ils permettent, souvent au bout de quelques jours, de faire des tours comme ceux des vidéos ci-dessous :

Croyez-moi, j’en suis un exemple et témoin vivants, il n’est pas besoin d’être spécialement doué pour réussir ce genre de tour. Comment y parvenir ?

 

Même si ces tests ont souvent été récupérés, dénaturés ou vulgarisés (régulièrement pour le pire), il importe de savoir en premier lieu à quel type de mémoire nous appartenons vraiment (visuel/auditif/kinesthésique). Mais s’il est important de connaître son canal sensoriel dominant, il convient cependant de ne pas figer sa mémoire dans une étiquette qui finirait par la scléroser. Notre mémoire a certes une dominante mais elle est et restera toujours multitâches, ne l’oubliez pas ! Nous ne sommes pas que visuels par exemple. Nous sommes forcément un peu les 3 (3) ! Fort de ce constat, n’hésitez donc pas à cliquer sur le lien suivant pour réaliser ces fameux tests. Ils vous permettront très vite de définir votre type de mémoire dominant :

 

http://apprenons.apaap.be/tests-en-ligne/30-test-vakog.html

 

En regardant ensuite le Powerpoint visible juste en dessous, vous comprendrez que mémoriser efficacement et durablement rentre dans 5 phases de stratégie d’apprentissage. Mémoriser ne fait donc pas tout. (Très souvent, les élèves se contentent de retenir… sans même avoir vérifié qu’ils avaient compris. Les plus sérieux font l’effort de comprendre et de mémoriser, parfois même ils réfléchissent en faisant des exercices… mais se sont-ils donné la peine de s’exprimer - par l’oral et/ou à l’écrit - pour fixer ce savoir qui était uniquement dans leur tête ?)

 

Les 5 phases de stratégie d’apprentissage… (résumées synthétiquement dans le document ci-dessous)

  1. Comprendre

  2. Mémoriser

  3. Réfléchir

  4. S’exprimer

  5. Transférer

 

http://www.nlpnl.be/alain-thiry-les-strategies-dapprentissage-au-service-de-vos-objectifs/

Ces stratégies, parfaitement mémorisées et synthétisées sous le lien ci-dessus, sont révolutionnaires. Elles peuvent faire peur quand on les voit pour la première fois. On se dit que c’est compliqué, que ça va être long et hasardeux… mais c’est comme pour tout. Au début, on se demande ce dont il s’agit vraiment, et ensuite, vous réalisez à quel point tout cela est étonnamment simple.

 

Pour parfaire complètement vos connaissances sur le sujet, je vous conseille néanmoins deux livres pour maîtriser vos techniques de mémorisation :

 

 

Propositions artistiques en français, sciences et histoire-géo

 

Ces techniques, vous le constaterez très vite, sont adaptables à toutes les matières que l’on apprend à l’école.

 

Sous le lien suivant, le document qui vous est mis à disposition vous propose de retenir les figures de style en français. Avec une version pour le prof, une pour l’élève, vous constaterez que le document fait travailler les trois types de mémoire (visuelle avec les tableaux, auditive avec les moyens mnémotechniques… et kinesthésiques avec les définitions à trous qu’il conviendra d’écrire et compléter). Il permet également de bosser sur les 5 phases d’apprentissage (« comprendre » à quoi elles servent grâce aux exemples inscrits dans la culture artistique contemporaine » ; « mémoriser » grâce aux documents iconographiques ; « réfléchir » grâce aux comparaisons que l’on peut faire avec les deux exemples ; « s’exprimer » en se donnant l’obligation de les reformuler etc.).

Si ce document vous « parle »,  n’hésitez pas à regarder les deux autres ci-dessous. Vous y trouverez une vidéo et un document Word avec les paroles de la chanson « Monsieur tout le monde », du groupe rap Bigflo et Oli. Toutes les figures de style, là aussi,  y sont représentées, commentées et expliquées. Impossible, en étudiant cela d'un peu plus près, de dire que ce type de cours ne servant "soi-disant à rien" est reservé à une élite.

Ces procédés sont également adaptables dans d’autres matières, l’histoire-géographie par exemple ! Souvent, des élèves me demandent comment il est possible de retenir toutes ces dates que le programme leur oblige à retenir. En reprenant les mêmes principes, le PowerPoint ci-dessous vous propose également les mêmes méthodes pour retenir les dates du programme de 4ème (que les élèves doivent savoir pour le Brevet) sans être obligé de bloquer tout un week-end pour les garder bien en tête.

Les matières scientifiques peuvent fonctionner avec les mêmes démarches. Le plus dur, parfois, avant même de mémoriser, est de se demander à quoi tout cela peut servir ! Le document Word ci-dessous a pour vocation de convaincre les plus réfractaires aux sciences et de prouver que les mathématiques, la physique, la S.V.T ou la technologie peuvent avoir un intérêt et ce, quelles que soient nos passions (Pour info, si j'en crois les stastiques de mon application, c'est le document le plus téléchargé par les internautes).

 

 

Vous trouverez également un exemple d'une leçon (issue du programme de 4ème) sur le théorème de Pythagore venant de l'excellent site http://reviser.eu/ que je vous recommande.

Ce n’est pas Donald, issu du personnage de Walt Disney qui nous dira le contraire, non ?

Quoi qu’il arrive, n’oubliez pas que la base-même d’une bonne mémorisation repose dans une bonne motivation.

 

 

 

Mais le goût d’apprendre est-il naturel ? Il semble que oui si l’on en croit les psychologues de l’enfance qui présentent aujourd’hui les enfants comme des chercheurs en herbe, avides de savoir et de découvertes (4). Beaucoup d’enfants veulent apprendre à lire et cherchent à deviner le sens des lettres avant l’âge (5), tout simplement par le jeu. Les enfants aiment apprendre comme ils aiment jouer. Aristote affirmait déjà que « l’homme a naturellement la passion de connaître » (6), Saint Augustin appellera libido sciendi le désir de connaître, l’un des trois désirs fondamentaux, avec le désir de dominer (libido dominandi) et le désir sensuel (libido sentiendi). Alors s’il existe un goût spontané pour la connaissance, le savoir, la découverte et l’apprentissage… comment se fait-il que tant d’élèves se morfondent en classe, se désolent devant la liste des devoirs à faire chaque soir et éprouvent le blues du dimanche soir ?

 

Une première raison est physiologique et implacable. Beaucoup d’élèves s’ennuient parce qu’ils sont vivants tout simplement. Quand vous êtes un enfant ou un adolescent, vous êtes plein de vie : vous avez envie de bouger, de courir, de rire, de jouer, de séduire, de bavarder avec les copains… et bien d’autres choses encore. Et le fait d’être assigné sept heures par jour sur une chaise en classe ou devant des cahiers et des livres est contradictoire avec l’énergie bouillonnante qui est en eux. Le désir de connaître existe mais peut ne pas s’accorder spontanément avec les logiques de l’institution scolaire. Il faudrait, dès lors, avoir l’intelligence de se dire, lorsque l'on révise, que le nouveau savoir à assimiler permettra au jeune plein de vie d’exulter plus tard. Quand cela est possible, le professeur peut aussi donner à son cours une dimension ludique, interactive et en mouvement pour que la leçon devienne quelque chose de concret favorisant l'émulation ! Mais est-ce toujours possible ? Bien évidemment, non. Pourquoi ? Les enseignants n'ont tout simplement pas forcément cette fibre-là au fond d'eux. Et puis, cette manière de faire cours (ce que les profs appellent de nos jours "le pédagogisme") a aussi ses travers. Faire croire à nos jeunes que tout ce qui est drôle et innovant est obligatoirement juste les amènera à de graves désillusions lorsqu'ils prépareront des concours. Il ne s’agit donc pas de tomber dans une dérive « post soixante-huitarde » où tout devrait forcément passer par le désir de l’enfant. Nous savons, pour son bien-être, que l’enfant doit parfois apprendre des choses dont il ne perçoit pas tout de suite l’évidence ou l’intérêt (l’enfant rebelle de 5 ans, réalise-t-il vraiment tous les intérêts que pourront lui apporter la lecture, le calcul ou l’écriture ?).

 

 

Ceci étant dit, ce constat ne doit pas cacher une autre réalité que les (vieux?) enseignants ont souvent du mal à admettre. Le monde - ainsi que celui de l'éducation - a sous l'ère d'Internet plus changé en 20 ans qu'il n'a bougé en un siècle. A la fin des années 80, 90% du savoir qu'ingurgitait l'enfant passait par l'adulte. Aujourd'hui, en pleine mondialisation, il n'est que de 40%. (7) Nos jeunes d'aujourd'hui, qu'on le veuille ou non, ont tous les savoirs à portée de clic, ils savent des choses que nous ne savons absolument pas, ils sont connectés au monde entier là où, à leur âge, nous n'avions que les 4 murs de notre chambre ! Le savoir (ainsi que sa transmission), l'école physique et numérique, les rapports entre l'élève et les différentes autorités (qui n'ont plus  le monopole du savoir) sont donc forcément à réinventer. La mauvaise nouvelle ? Beaucoup de choses qui marchaient à notre époque (pas toutes heureusement!) sont désormais révolue. Einstein disait : "Ce n'est pas en perfectionnant la bougie qu'on a inventé l'électricité". De même, nous ne pouvons plus transmettre à nos jeunes nos cours d'il y a 10 ans... tout simplement parce que nos jeunes ne vivent et ne pensent plus du tout comme nous vivions. La bonne nouvelle ? Grâce à cette somme de savoirs que contient Internet, nous pouvons absolument tout relier. Impossible, maintenant, de ne pas accrocher un jeune face à une nouveauté puisque tout nouvel apprentissage peut quasiment à chaque fois se mettre en lien avec une passion ou un centre d'intérêt. C'est ainsi, par exemple, que j'ai pu personnellement relier le cours sur la classe grammaticale des mots à des leçons de séduction, l'empire de Napoléon à Star Wars, les verbes irréguliers à la série The Walking dead, les identités remarquables à la philosophie... les possibilités sont infinies.
 

 

Les élèves peuvent donc travailler pour de multiples raisons : pour leur propre intérêt, pour la note, pour faire plaisir aux parents, pour la compétition… le plus important est qu’ils puissent se raccrocher à au moins plusieurs de ces éléments. Je sais qu’il est de bon ton de dire que l’élève doit d’abord travailler pour lui et non pour la note ou pour le professeur (ce qui est vrai !) … mais la réalité du terrain montre que ce n’est pas toujours si simple.

 

 

 

Le document Word sur les sciences ci-dessus vous a prouvé que les mathématiques pouvaient plaire aux sportifs, aux littéraires et aux plus réfractaires en général. Les autres documents plus haut vous ont également montré que les bonnes stratégies de mémorisation (encore plus si elles s’avèrent faciles) aident grandement à apprécier et comprendre  la matière si on a trouvé le bon outil pour l’appréhender. Quoi qu’il en soit, notez qu’il n’y a pas de recette miracle qui permettrait de remotiver les élèves… car il n’y a pas un ressort unique caché dans le cerveau de chacun. Le bon point, c’est que rien n’est  désespéré : si la motivation est une construction permanente, tout ce qui a été détruit peut se reconstruire... pour peu qu’on accepte de changer, d’évoluer et de se remettre en question. (Cette remise en question, vous pouvez également la poursuivre en analysant les quelques images sur l'école que propose le site en cliquant ici! )

 

Je vous souhaite donc bonne chance dans vos démarches en espérant que vos prochaines expériences seront tôt ou tard couronnées de succès. Si vous éprouvez des difficultés à changer et personnaliser les méthodes qu’il conviendrait de mettre en place, peut-être vous faudra-t-il bosser sur votre confiance personnelle (voir articament « confiance » et article intitulé "miner les mauvaises croyances"). Peut-être vous faudra-t-il aussi aller voir un professionnel (lire des méthodes efficaces et les vivre par le biais d’une personne qualifiée sont souvent deux choses très différentes !) et bien vérifier la manière dont vous exploitez votre imagination…

 

 

 

Les bienfaits de l’imagination

 

 

A priori, tout cela peut prêter à sourire… et pourtant, les vertus de l’imagination, dans les apprentissages ou ailleurs, ne font pas l’ombre d’un doute.

 

Loin des perpétuelles remontrances que l’on pouvait nous faire petit (« Mais arrête donc de rêver ! », « Pourquoi es-tu donc toujours dans la lune ? » etc.), il nous faut reconnaître aujourd’hui le pouvoir indiscutable de notre imaginaire dans notre vie.

 

  1. dans l’univers médical

  2. dans l’univers thérapeutique

  3. dans l’univers scolaire

  4. dans l’univers artistique, sportif…      

 

 

   1. dans l’univers médical...

Prenons le cas du fameux placebo (le verre d’eau sucrée qu’on nous donnait petit en nous faisant croire qu’il s’agissait d’un puissant médicament). Combien d’expériences ont prouvé qu’il pouvait parfois être bien plus efficace qu’un médicament classique et ce, grâce aux pouvoirs que lui donnait l’imagination du patient ? Michel Le Van Quyen, chercheur à l’INSERM, déclare à ce propos :

 

 « il n’y a rien de magique ou de surnaturel dans le phénomène placebo, qui est simplement la manifestation de notre propre pouvoir d’auto-persuasion. L’esprit active certaines aires corticales liées à l’attente, à la conviction qu’un soulagement ou une récompense sont à venir, ce qui déclenche une sécrétion d’endorphines et de dopamine dans notre cerveau, inhibant finalement la douleur. Quand l’anticipation d’un soulagement tient de la prophétie auto-réalisatrice en quelque sorte… »  (8)

 

Étonnant, non ? Notre imaginaire pourrait donc interagir sur le corps et ce, sans que nous ayons à bouger le moindre petit doigt. Pensez, par exemple, à de belles choses… et vous créerez, sans même le vouloir, cette hormone qu’est l’adrénaline. Elle boostera votre système immunitaire et vous aidera, par la même occasion, à préserver votre bonne santé. A l’inverse, imaginez des choses tristes et négatives, ressassez-les jusqu’à l’écœurement… et vous allez créer, cette fois, cette autre hormone qu’est le cortisol, réputée pour baisser votre système immunitaire ! Sans crier gare, le lendemain, vous tomberez malade, sans même réaliser que vos pensées y sont peut-être pour quelque chose. Mais n’allez néanmoins pas croire que l’imagination peut tout. Mal canalisée ou mal exercée, elle peut faire des ravages. (Pour vous en convaincre, cliquez sur cet  endroit.). Ne prenez donc pas la liberté de vous passer de votre médecin. Cet article, ne l’oublions pas, n’a pas de valeur médicale et ne saurait se substituer à l’avis de votre docteur.

 

 

   2. dans l’univers thérapeutique

 

De nombreuses thérapies, telles l’hypnose et la PNL, utilisent les pouvoirs de l’imagination pour aider les patients à aller mieux. Bernard Werber, dans son Encyclopédie du savoir relatif et absolu raconte de manière condensée ce que j’ai vu d’innombrables fois en séances. Je vous en relate un extrait :

 

« En psychothérapie et en hypnose, on utilise une technique pour résoudre les problèmes : la visualisation. On demande au patient de fermer les yeux et de visualiser l'instant le plus pénible de sa vie. Il doit le raconter, et en décrire tous les détails pour bien le revivre, y compris dans sa pénibilité. A ce stade, il est important que le patient dise la vérité et ne se reconditionne pas à l'aide des mensonges qu'il a inventés pour enjoliver ou supporter son passé. Une fois que le patient a raconté son drame d'enfance, le thérapeute l'invite à envoyer l'adulte qu'IL EST aider l'enfant qu'il a été. On obtient donc, par exemple, dans un cas d'inceste, une jeune femme adulte qui va se projeter, par l'imagination, dans le passé pour aider la petite fille blessée qu'elle a été. Ce qu'elle fait pour consoler ou venger l'enfant. L'adulte magique, tout comme le bon génie d'un conte, a tous les pouvoirs, elle peut forcer le père à s'excuser, elle peut le tuer, elle peut donner des pouvoirs magiques à la petite fille afin qu'elle se venge elle-même. L'adulte doit surtout transmettre à l'enfant une énergie d'espoir là où il n'y a que de la détresse. C'est le pouvoir de l'imagination : il peut vaincre l'espace, le temps, les individualités pour réécrire un passé moins traumatisant. L'effet peut être rapide et spectaculaire en fonction de la capacité du patient à revivre les évènements et à s'aider lui-même. »

 

   3. dans l’univers scolaire

 

Nous l’avons vu un peu plus haut, l’imagination fait aussi partie des meilleures stratégies d’apprentissage pour mémoriser un cours (lors de la phase de transfert notamment). Pour en savoir plus, référez-vous à cet endroit de l’article en cliquant ici !

 

   4. dans l’univers artistique, sportif…

 

Imaginer, comme le rapporte son étymologie, c’est mettre en image. Mais c’est aussi bien plus que cela ! Imaginer, c’est extirper du néant quelque chose, le modeler pour voir le réel autrement. Le célèbre Louis XIV disait :

 

« On ne fait jamais rien de beau, de grand, d’unique, de rare… qu’en y pensant plus souvent et mieux que les autres ».

 

Ce qui semble à première vue une bizarrerie se révèle en fait une vérité scientifique. Grâce à l’imagerie cérébrale, nous savons aujourd’hui, en bombardant le cerveau d’émissions de positons, que notre machine cérébrale ne fait effectivement pas forcément de différences entre ce qu’elle souhaite fortement… et ce qu’elle fait pour de vrai ! Conclusion : les émotions que nous engrammons par le biais de notre imaginaire peuvent donc avoir une vraie force thérapeutique, comme un baume cicatrisant que l’on s’appliquerait sur le cœur… ou sur les zones de notre esprit qui auraient besoin de réconfort.

 

Hypnotisez, par exemple, un coureur cycliste. Faîtes-lui visualiser, en pleine transe, ce qu’il fera exactement au moment où il lèvera le trophée de la victoire… et vous lui ferez remarquer ce qu’il ressentira comme excitation, de joie et de fatigue lorsqu’il saluera la foule en délire venue le voir pour le photographier. Faites-lui voir, justement, tous ces visages souriants en train de l’applaudir. Faites-lui dire comme ces applaudissements raisonnent harmonieusement, comme s'ils battaient à l’unisson à l’intérieur de son cœur. Un cœur prêt à exploser de joie, comme un feu d’artifices étincelant, une gerbe d’images, de sons et de sensations.  Faîtes vivre tout cela à ce cycliste et vous ne lui aurez pas juste fait vivre une expérience imaginaire et agréable. Non. Vous l’aurez aussi préparé à la victoire qu’il réalisera le lendemain. Comme si en balisant à l’intérieur de lui un chemin qui préparait à la réussite, le corps développait instantanément une sorte de mémoire cellulaire qui aidera n’importe qui, le jour J, à réaliser tout ce qu’on avait fait murir auparavant dans les méandres de son esprit.

Force et puissance  de l’esprit et de la pensée ! Bouddha, ne disait-il pas :

 

Des solutions pour mieux créer, imaginer et rêver !

 

Tout cela, c’est bien joli… mais concrètement, je fais comment pour profiter des bienfaits de mon imagination ?

 

Telle est la question que vous devez très logiquement vous poser… et c’est normal ! Ci-dessous, vous trouverez quelques pistes simples, efficaces et immédiatement praticables. Les voici :

 

  1. les couleurs et les sons

  2. quelques exemples sur des artistes hors norme : Mozart et Walt Disney

  3. adresses et astuces pratiques

 

 

  1. les couleurs et les sons

Chaque couleur aurait un effet sur notre inconscient, mais aussi sur notre corps. Selon le site « Farben und Leben », le vert aurait une influence apaisante et revitalisante. Il nous aiderait à avoir un jugement plus objectif sur ce qui nous entoure et il renforcerait surtout les sens ainsi que notre concentration. En 2012 déjà, un groupe de chercheurs menés par Stephanie Lichtenfeld, à l'université de Munich, avait identifié ces propriétés. Être exposé à la couleur verte «active le type de processus mental pur et ouvert requis pour accomplir des tâches créatives», avait conclu la psychologue, vous voilà prévenus !

 

La musique, elle aussi, aurait des vertus propres à libérer vos forces imaginaires trop longtemps contenues. Ces deux liens sauront peut-être vous convaincre…

 

https://www.youtube.com/watch?v=3p5QqKANMWo

https://www.google.fr/#q=musique+et+cr%C3%A9ativit%C3%A9

 

   2.quelques exemples sur des artistes hors-norme : Mozart et Walt Disney

 

Robert Dilts, grand PNListe souvent cité sur ce site, a pour sa part écrit plusieurs ouvrages intitulés Les stratégies du génie. Il y évoque, entre autres, les personnalités de Mozart et de Walt Disney. Vous trouverez deux documents ci-dessous en lien pour connaître et mieux vous réapproprier les méthodes très efficaces de ces deux grands hommes. J’espère que vous aurez le même succès !

   3. adresses et astuces pratiques

 

Pour finir, n'oubliez pas, si vous souhaitez approfondir le sujet, les citations et images inspirantes sur ce même site. Je vous livre également ce dernier lien, très utile pour stimuler l’imagination chez nos enfants.

 

http://www.babycenter.fr/a50001351/encourager-et-stimuler-limagination-chez-lenfant

 

Je conclurai, enfin, par les fameuses recettes de création de l’artiste Brian Eno. De manière très simple, il nous donne des astuces très concrètes pour nous lancer définitivement et pour de bon dans l’aventure imaginaire… Puisse-t-elle vous guider et vous amener vers de merveilleux chemins !

 

    Les 9 recettes créatives de Brian Eno

 

1. S'affranchir de la routine.
2. Tirer profit du hasard et des erreurs.
3. Penser en diagramme.
4. Ne pas se laisser fasciner par la complexité et la technologie. 
5. Rester dans l’art populaire.
6. Croire dans Le pouvoir de l’art à influer sur la réalité. 
7. Persuader par la séduction plutôt que par l’agression. 
8. Constituer un réseau de gens qui ont des démarches similaires.
9. Transporter sa culture avec soi. Et élaborer des hybrides avec les cultures extérieures.

 

Source: L'Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu de Bernard Werber

 

Rappel : Brian Eno est un "non-musicien" (comme il souhaite être défini), arrangeur et producteur britannique. Il a notamment collaboré avec David Bowie (la trilogie berlinoise : "Low", "Heroes", "Lodger") et avec David Byrne (Talking Heads). Il est l'inventeur des "Stratégies Obliques" pour l'improvisation musicale inspirées par John Cage.

          

N’oubliez pas que cet articament est un outil, cette prescription artistique ne saurait remplacer une prescription médicale ou psychologique. Son objectif est de vous accompagner et de vous aider à trouver le thérapeute qui vous convient. S'il n'a pas complètement répondu à vos attentes, vous pouvez aller consulter d'autres articaments complémentaires sur ce même site.

 

Je vous souhaite bonne chance !

 

1 - Neuropsychology, juillet 2003 ; vol. 17 : p. 439-50

http://musicotherapeute.be/Difficultes%20Apprentissage.html

2- https://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9dagogie_PNL

3 - Le bêtisier des PNListes" d’Alain Thiry, édition 2012 InterActif à Gembloux (Belgique),  p.50.

(4) Voir le dossier « À quoi pensent les enfants ? », Sciences Humaines, n° 219, octobre 2010.

(5) Françoise Boulanger, À la découverte de la lecture, Éditions Sciences Humaines, 2010.

(6) Aristote, Métaphysique, Flammarion, 2008.

(7) Claude Lévy-Leboyer, La Motivation au travail. Modèles et stratégie, éd. d’Organisation, 2006.

(8) Michel Le van Quyen, Les pouvoirs de l’esprit, Broché, 2015.