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           Les allergies

L'allergie est une réaction anormale et excessive du système immunitaire face à une substance généralement étrangère à l'organisme. Quatrième maladie dans le monde après le cancer, les maladies cardio-vasculaires et le sida, l’allergie ne doit pas être confondue avec l’intolérance alimentaire qui implique, elle, seulement le métabolisme (et non le système immunitaire !). Souvent traitée en hypnose avec des résultats très efficaces, elle reste néanmoins un mal peu connu.

 
 
 

Prévention des allergies chez les jeunes enfants

L’incidence et la sévérité des allergies ont considérablement augmenté au cours des dernières décennies. Peut-on prévenir ou retarder leur apparition chez les jeunes enfants ? Aujourd’hui, environ 6 % des enfants de moins de 3 ans sont affectés par des allergies alimentaires.

La prévalence de l’allergie aux arachides aurait doublé depuis 10 ans. L’incidence de l’asthme et de l’eczéma s’est aussi accrue. Alors que faire ? (*1)

Lutter contre les allergies est le grand défi des chercheurs du monde entier. Bon nombre d’innovations sont effectivement étonnantes (Patch anti-allergie, spray anti-acariens, voiture anti-rhume des foins). Face à la recrudescence d’allergies, les chercheurs développent des produits plus incroyables les uns que les autres pour nous soigner… et l’articament que vous êtes en train de lire se rajoute à cette longue liste pour modestement contribuer au bien-être de celles et ceux souffrant de cette maladie.

 

Allergies, arts et maladie

 

Maladie… le mot est dit, enfin ! Etymologiquement, maladie signifie « mal à dire ». Idée fascinante qui présuppose que dès lors qu’on met un mot sur son mal, on finirait par guérir. Cela parait simpliste mais c’est vrai. "Grammaire" et "grimoire" font après tout partie de la même racine. Freud lui-même, père de la psychanalyse, disait :

 

                   « Au commencement, les mots et la magie étaient une seule et même chose ».

 

C’est pourquoi l’art, dans les problèmes causés par l’allergie, peut être un magnifique articament. Par la puissance des mots que vous ne vous seriez sûrement jamais formulés et qu’il saura vous transmettre, vous parviendrez donc grâce à l'art à mettre en mots ce que vous aviez tant de mal à dire et que seule, votre ancienne allergie pouvait combler.

 

L’un de mes souvenirs les plus forts en tant qu’hypnothérapeute est justement venu d’une patiente ayant souffert d’allergie. Voici son histoire :

 

Très belle jeune femme de 24 ans, ma patiente me révèle au téléphone avant de me consulter qu’elle est allergique aux fruits, tous les fruits. Dès qu’elle en mange un bout par mégarde, ce sont d’énormes plaques rouges qui se manifestent immédiatement sur sa peau. Lors de l’entretien, alors que je suis face à elle, le hasard des questions nous amène à parler de sa vie privée. Elle me dit en toute candeur qu’elle est le genre de femme à quitter son conjoint dès lors qu’elle se sent amoureuse de lui. Cette attitude est « une façon de se protéger » me dira-t-elle. Pour ne pas souffrir.

Cette réaction excessive me fait tout de suite penser à une peur enfouie, peut-être venue dès l’enfance. Aussi, plutôt que d’appliquer à ma patiente la technique pour soigner les allergies (technique ericksonienne très efficace que tout hypnothérapeute connait), je décide de lui faire une régression, l’amener à remonter le temps en réfléchissant à ce sentiment, cette peur primale de pouvoir être abandonnée, à tout moment. Ma patiente est très vite sensible à mon induction hypnotique et rentre rapidement dans un état modifié de conscience. Plus nous remonterons à l’enfance, plus elle se recroquevillera. Sa voix, quand je lui poserai des questions, deviendra également plus aigüe, comme la petite fille qu’elle fut. A chaque période de sa vie, je lui demanderai si ce sentiment de peur d’être abandonnée est bien là au fond d’elle. A chaque fois, elle me répondra « oui », les paupières closes. Mais un moment donné, je verrai ses paupières papilloter et trembler de plus en plus, je sens que nous approchons de la période où il s’est passé quelque chose. Voilà notre dialogue :

 

MOI : Où êtes-vous ? Que voyez-vous ?

LA PATIENTE : je suis dans un immense supermarché. Je suis dans la poussette tractée par Maman… et j’ai peur !

MOI : Vous avez peur ?

LA PATIENTE : Oui… je ne sens plus la présence de Maman… elle m’a abandonnée, je crie, je hurle… des inconnus arrivent tout autour de moi, inquiets.

MOI : Que voyez-vous ?

LA PATIENTE : (troublée) Je suis devant un étalage… de fruits !

 

C’était donc ça… Que s’était-il donc passé dans la vie de ma patiente ? Son système immunitaire avait associé les fruits à un danger. Conséquence ? Dès lors que des fruits étaient à sa vue, le système immunitaire, en bon camarade un peu impulsif qui cherche néanmoins à protéger, se mettait à réagir violemment.

 

Avec ma patiente, j’ai donc coupé le lien invisible qui s’était opéré entre son système immunitaire et la façon dont ce dernier avait perçu les fruits, je l’ai aussi félicitée sur son courage dans l’aventure qu’elle venait de mener avec moi, je l’ai ré-energisée d’intentions positives… et la séance s’est terminée avec un grand sourire ! Ma patiente, en une heure, avait ainsi réglé deux soucis qui avaient empoisonné sa vie depuis 20 ans : sa peur d’être abandonnée et son allergie.

 

Cette anecdote aura changé à jamais ma façon de voir les allergies.

 

Si le sujet aux allergies peut porter en lui des prédispositions génétiques, si son environnement a également une grande influence, il semblerait aussi que cette maladie puisse être le fruit d’un mauvais ancrage fait à un moment donné de notre vie. La guérison résiderait dans la prise de conscience du patient entre les mauvais liens que nourrit son ancrage et ce qu’il est en train de voir/entendre/ressentir lorsque la substance allergène est à son contact.

 

Les bonnes questions à se poser

 

Avant de commencer un traitement avec un allergologue ou un thérapeute, demandez-vous donc :

 

  • Ai-je eu de mauvais ancrages (2) ? Me suis-je conditionné(e), sans même m’en rendre compte, à un comportement illogique, déraisonné et fou que je suis incapable de voir ?

  • Ai-je eu des frayeurs dont je n’arrive pas à me défaire ?

 

Il n’est bien évidemment pas facile de répondre à ces questions. De nombreux petits contes hypnotiques, étiquetées dans le milieu des hypnothérapeutes comme des « métaphores de surface » sont justement là pour vous aider à y voir plus clair. Sur ce même site, à l'item intitulé "Mes petites lectures qui font du bien", vous trouverez des histoires qui vous aideront à répondre à quelques unes de ces questions. N'hésitez pas à y jeter un coup d'oeil !

 

Pour se réconcilier avec son système immunitaire, il existe un grand nombre d’audiocaments gratuits dont je vous livre ici en lien ceux qui m’ont semblé les plus efficaces (cela, bien évidemment, n’engage que moi !) :

 

http://free-hypnosis-mp3.com/fr/telechargements/sante#immunitaire1

 

http://free-hypnosis-mp3.com/fr/telechargements/sante#immunitaire2

 

Si vous voulez mettre toutes les chances de votre côté, le livre d'Olivier Lockert intitulé Métaphores pourra également grandement vous aider.   (cliquez ici!)

 

Livre très simple à lire avec plein d'exemples concrets (dont celui des allergies avec les problèmes que peut rencontrer notre système immunitaire), il vous aidera, par la lecture et par l'autohypnose que vous apprendrez à faire vous-même, à vous tirer de toutes les allergies possibles.

Pour vous aider, vous trouverez ci-joint un script pour s'autohypnotiser et soigner ses maux...   

http://www.hypnose-ericksonienne.com/sinformer/inductions-hypnotiques/

 

Vous apprendrez ainsi, pour booster et/ou réparer le système immunitaire, que les causes de sa baisse sont généralement les trois raisons suivantes :

 

  1. Le corps est en baisse d’énergie → il conviendra donc de le ré-énergiser.

  2. Il ne repère pas les attaques → il conviendra de lui faire prendre conscience de ces attaques.

  3. Il est démoralisé → il conviendra de l’aider à retrouver le feu sacré.

 

L’avez-vous remarqué ? Les liens entre notre moral et notre système immunitaire sont inextricablement mêlés.

 

Vous êtes de celles et ceux qui profitent à chaque fois de la moindre petite joie que vous rencontrez dans votre vie de tous les jours ? Oui ? Bonne nouvelle : à chaque joie que vous éprouvez, vous sécrétez en vous cette hormone qu’est l’adrénaline qui se fera un malin plaisir de booster votre système immunitaire.

A l’inverse, vous éprouvez facilement de la peine à la moindre contrariété ? Mauvaise pioche ! A chaque peine éprouvée, vous allez secréter cette hormone qu’est le cortisol qui lui, se fera un plaisir de baisser votre système immunitaire.

 

Aussi, avant d’aller voir n’importe quel professionnel, demandez-vous quel est votre rapport à la joie.

 

Plus vous vous sentez la peur chevillée au cœur, au corps et à votre esprit, moins vous donnez de chance à votre système de faire efficacement son travail de protection.

 

(Si vous avez besoin de rire, cliquez ici ! Pour un meilleur savoir sur le pouvoir du rire, allez sur cet endroit du site, ici!  )

 

 

Pas de culpabilisation à avoir néanmoins. Nous sommes tels que nous sommes et, après tout, notre motivation, nos qualités conscientes (sans compter les qualités inconscientes que vous révèlera un hypnothérapeute), le bon professionnel que vous saurez trouver seront vos meilleurs alliés pour finir par réussir, tôt ou tard.

 

Autres méthodes : écrit, dessin, théâtre et poésie.

 

Quelle autre méthode existe-t-il ?

 

Tout se jouant au premier contact avec la substance allergène, il serait également intéressant d’utiliser des documents visuels et iconographiques. En photocopiant/imprimant la substance allergène, vous créerez ainsi, par cette photocopie,  une substance allergène neutre. En la regardant dans un endroit où vous vous sentez plein de ressources (votre lit, un coin de la maison où vous sentez les bonnes ondes positives vous inonder), vous initierez alors un premier rapport décomplexé avec ce qui sera bientôt votre ancienne allergie. En modifiant les rapports avec elle, vous prenez le beau risque d’inverser le rapport de force.

 

Amusez-vous donc à parler à votre allergie, mettez des mots sur ce mal pour mieux le faire disparaître (rappelez-vous l’étymologie du mot maladie !).

 

Comme l'écrivait Didier Van Cauwelaert, prix Goncourt, dans Dictionnaire de l'impossible : (cliquez ici!)

 

   "Comment lutter contre la peur qui affaiblit nos défenses ? Le meilleur recours associé aux traitements médicaux classiques, est semble-t-il de reprendre le pouvoir, par la parole ou par l'écrit, sur la nature et les symptômes de la maladie. Ainsi, au lieu de la subir comme une agression extérieure, une ennemie, nous la replaçons dans le contexte de notre personnalité, de nos conflits, de notre évolution générale.

Partisan de cette thèse, le Dr Larry Dossey cite en exemple une grande étude entreprise sur la migraine à la fin des années 1970, où l'on avait demandé aux sujets de noter la fréquence, la durée, la violence, le contexte de leur crise, ainsi que les conséquences sur leur vie et leur entourage. Ce recueil de données devait être la première étape de l'étude, destinée à préparer les patients à un traitement futur. Mais cet exercice entraîna, chez la plupart des participants, la disparition totale des maux de tête. (*3) Et si la maladie était un signal susceptible de s'interrompre dès lors qu'on l'identifie, qu'on le déchiffre, qu'on lui reconnait un but ?

Tenir un journal, a fortiori écrire un roman autobiographique serait donc, dans ce cas, mieux qu'un remède : un décodage, une quête de sens. [...] La psychiatre et pharmacologue Barbara Brown, initiatrice du concept biofeedback (rétrocontrôle biologique), disait : "Il n'est plus question de considérer la maladie comme l'irruption de quelque chose qui prendrait sa source ailleurs, mais comme un élément dans un processus existentiel. [...] Dès qu'on s'attache à se recentrer sur un principe d'interconnexion et d'unité, à repousser fragmentation et isolement, la santé revient." (*4)

 

Tout est donc bon pour prendre à bras le corps ce qui vous a étreint depuis trop longtemps.

 

Jean-Joseph Julaud, auteur de « Ça ne va pas ? Manuel de poésiethérapie », avec humour, s’amuse de l’allergie en imaginant un poème susceptible de soigner une allergie…

 

Avec sa verve pleine de malice, voilà ce qu’il dit sur le poème de Georges Chennevière… :

 

« Consultez le petit carnet sur lequel vous notez toutes les inflorescences où vous avez fourré le nez, faites habilement glisser la conversation sur certaines d’entre elles lorsque vous déjeuner avec un botaniste averti, un professionnel qui partage avec vous cette passion butineuse pour les printemps tout neufs.

Méfiez-vous cependant, car si vous jetez le soupçon sur une belle plante à laquelle il tient, et dont il n’eut jamais pensé qu’elle pût se faire le réceptacle occasionnel d’un mufle de passage, vous risquez un bourre-pif.

Soyez habile, et aussitôt que vous avez identifié la corolle vénéneuse, lisez ce poème de Georges Chennevière qui vous indique la marche à suivre : »

 

                                                                     Étranger, ne te rendors pas,
                                                                     Ce n'est pas encor le retour.
                                                                     Ne t'attache pas à ces choses,
                                                                     Ne demeure pas devant elles.
                                                                     Ne laisse pas les souvenirs
                                                                     Monter en eau à tes paupières.

                                                                     Cette fleur, ne la cueille point,
                                                                     Ne prolonge pas ce baiser,
                                                                     Ne garde rien entre tes mains.
                                                                     Ne fais rien qui puisse durer.
                                                                     Ton cœur se viderait d'un coup.
                                                                     Vite, vite, il faut repartir.

                                                                     Je repars, sans être venu.
                                                                     Est-ce l'adieu définitif?
                                                                     Le monde glisse sous mes pas.
                                                                     Je sens que je n'aurais pas dû
                                                                     Hélas, regarder si longtemps
                                                                     Tous ces visages.

 

Voilà, j’espère que vous avez toutes les armes en main pour mieux vaincre définitivement votre allergie ! Je vous souhaite bonne chance. N'oubliez pas que cet articament est un outil, cette prescription artistique ne saurait remplacer une prescription médicale ou psychologique. Son objectif est de vous accompagner et de vous aider à trouver le thérapeute qui vous convient. Je vous souhaite bonne chance !

 

Pour obtenir cet articament en format pdf, cliquez ici!

 

(1) http://www.extenso.org/article/prevention-des-allergies-chez-les-enfants/

(2) En psychologie  l’ancrage désigne la difficulté à se départir d'une première impression.

(3) Larry Dossey, Space, Time and Medicine, New science library, 1982

(4) Barbara Brown, Le pouvoir de votre cerveau, Editions du Jour, 1985.