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TROUBLES DU COMPORTEMENT ALIMENTAIRE/PROBLEMES DE POIDS

 

L’anorexie

 

 

                                                                       

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

         

L’anorexie mentale se traduit par une obsession de la perte de poids entraînant de fortes restrictions alimentaires. L’anorexie mentale (ou trouble du comportement alimentaire), touche 1 à 2 % des femmes, ce qui est énorme. Même si elle peut apparaître plus tôt, cette maladie survient essentiellement chez les jeunes filles entre 12 et 20 ans..

 
 
 

Reconnue comme telle à partir d’une perte de poids provoquée d'environ 25% du poids corporel antérieur (on ne comptera pas, évidemment, les affections médicales pouvant entraîner une perte importante de poids), ce besoin compulsif de perdre du poids peut entraîner d’autres comportements : vomissements provoqués, usage de coupe-faim, de diurétiques etc. Cette compensation, néanmoins, n’est pas qu’alimentaire. La personne souffrant d’anorexie peut ainsi manifester une grande activité physique — ce qui lui permettra de brûler des calories — et intellectuelle. Toutes ces activités portées par la peur de grossir peuvent donner une impression de « victoire » sur le corps. Mais d’autres troubles, d’ordre psychologique, peuvent aussi survenir : anxiété, dépression, troubles obsessionnels, repli sur soi, pensées suicidaires etc. Ces troubles sont d’autant plus durs à déceler que, objectivement, pour l’entourage, ces personnes-là sont généralement parfaitement intégrées (bonne scolarité, bon niveau intellectuel etc.).

 

La jeune personne souffrant d'anorexie a certes des problèmes avec la nourriture mais elle en a surtout avec son corps, dont elle a une perception faussée.

 

 Souvent en consultation, mes patients souffrant d’anorexie font état de cette perception. Conscient que leur obsession de cette soi-disant maîtrise sur leur propre corps est une donnée importante dans leur construction mentale, j’ai bien à cœur de leur rappeler que la privation alimentaire qu’ils s’infligent va forcément avoir de graves conséquences sur leur organisme et sur ce corps qu’ils veulent tant garder parfait : chutes des cheveux, chutes de tension, décalcification, fatigue permanente, insomnies, malaises, ostéoporose, pertes de mémoire, perte des règles, sensation de froid etc.

Mais l’anorexie ressemble aussi  à la boulimie  (même s'il conviendra de bien les différencier) en ce sens que  « C'est dans une épuisante dynamique de "tout ou rien" que la boulimie tente de combler un manque alors que l'anorexie lutte pour le maîtriser... » (Citation que j’ai trouvée sur l’excellent site http://vaincre-anorexie-boulimie.fr/).

 

La boulimie

 

La boulimie, elle, entraîne des comportements compulsifs de consommation de nourriture, en grande quantité, sur un court laps de temps.

 

La boulimie, (que l’on range également dans les troubles du comportement alimentaire) touche 1,1% des filles entre 12 et 20 ans. Elle peut concerner également les personnes plus âgées et s'accompagne aussi bien d'un excès que d'une insuffisance pondérale.

 

La crise boulimique, très souvent, est marquée par un début brutal, avec une sensation de malaise et  de vide vécu de manière particulièrement éprouvante pour la personne. Seule, l'ingestion massive et violente de nourriture pourra calmer ce besoin et compenser cette fameuse impression de vide évoquée plus haut.

 

La crise, avec ce sentiment de perte de contrôle, s'accompagne souvent de culpabilité, de détresse face au trouble et à la honte d'avoir cédé à la pulsion.  Si la crise n'est pas suivie de comportements visant à contrôler la prise de poids, notamment le vomissement, on parlera plutôt d'hyperphagie.

 

Quelles peuvent être les causes de l'anorexie mentale  et de la boulimie ?

 

Dans n’importe quel cas, le patient boulimique et/ou anorexique souffre d’une vision altérée qu’il a de son propre corps… Cette pub, effrayante, le montre particulièrement bien…

 

N’importe quel professionnel sérieux vous le dira, les causes de ces troubles sont encore floues et mal définies. Certains avancent des facteurs d’ordre métabolique avec des troubles endocriniens. Certains avancent des causes génétiques. D’autres, encore, pensent que les facteurs psychologiques et relationnels, notamment au sein de la famille, sont essentiels. Mais il existe aussi des facteurs socioculturels (N’est-ce pas dans nos sociétés industrialisées, où les couvertures de magazines avec des mannequins squelettiques font fureur, que ce mal est prédominant ? Et je ne parle pas du mouvement pro-ana, mouvement d'anorexiques prétendant que l'anorexie mentale n'est pas une maladie, mais plutôt un mode de vie !).

 

La psychanalyse a cherché elle aussi à qualifier la psychopathologie des parents ayant des enfants anorexiques pour mieux en cerner les causes : même si les résultats restent controversés (et donc à prendre avec des pincettes), il en résulterait d’après l’étude que l'enfant, très souvent, ne s investirait pas pour lui-même mais pour ce qu'il devrait être, afin de satisfaire les exigences narcissiques des parents. Autrement dit, l’adolescent chercherait, par des privations alimentaires, à reconquérir son autonomie en transférant sa dépendance vis-à-vis de ses proches, surtout de sa mère, vers la nourriture. L’abstinence serait alors une marque d’autonomie. L’anorexie mentale, par sa nature autodestructrice, permettrait alors à l’adolescent de prouver le contrôle qu’il a de son corps.

Dans ce rapport faussé que le patient entretient avec son propre corps, ces pathologies que sont l’anorexie et la boulimie peuvent, de plus, masquer un manque de confiance en soi ou une tendance à la dévalorisation (voir articament consacré à ce sujet).

 

Arts et maladie

 

Face à tout cela, que peut donc proposer l’articament que vous êtes en train de lire ? Comment traiter cette maladie empoisonnant la vie et le quotidien de millions de jeunes ?

 

Maladie… le mot est dit, enfin ! Etymologiquement, maladie signifie « mal à dire ». Idée fascinante qui présuppose que dès lors qu’on met un mot sur son mal, on finirait par guérir. Cela parait simpliste mais c’est vrai. « Grammaire » et « grimoire » font après tout partie de la même racine. Freud lui-même, père de la psychanalyse, disait :

 

                                          « Au commencement, les mots et la magie étaient une seule et même chose ».

 

C’est pourquoi l’art, dans les problèmes causés par les troubles du comportement alimentaire, peut être un magnifique articament. Par la puissance des mots que vous ne vous seriez sûrement jamais formulés et qu’il saura vous transmettre (par un livre, une petite histoire, une musique etc.), vous parviendrez donc à mettre en mots ce que vous aviez tant de mal à dire et que seule, votre ancienne anorexie/boulimie/volonté de perdre du poids pouvait combler.

 

Alors comment combler autrement cet immense vide que peut ressentir la personne anorexique/boulimique ? De nombreux audiocaments existent sur le marché (les audiocaments, ce sont des supports audio où des hypnothérapeutes, à base de méthodes tirées des techniques de l’hypnose erickonienne, vous raconteront des histoires, agrémentées de musique, composées pour l’occasion) :

A ma connaissance, tous les bons audiocaments portant sur l’anorexie/boulimie sont des audiocaments payants – mais très efficaces – comme ceux que vous pourrez trouver à travers le lien suivant (cela, bien évidemment, n’engage que moi !) :

 

http://www.audiocament.com/fr/audiocaments-cd.html

 

Conflit de l’estomac, sensation d’insécurité, dictature du 36 (la fameuse taille à laquelle s’astreignent des mannequins pour conserver coûte que coûte, parfois au péril de leur vie, leur taille de guêpe), phobie du vomissement, besoin d’échapper à la féminité et/ou maternité… quelles que soient les causes, confirmées par le très bon site de décodage biologique http://www.neosante.eu/l-anorexie/, la personne souffrant de ces troubles - et ne sachant comment s’en sortir -  peut au moins tôt ou tard échafauder l’hypothèse suivante :

 

Et si les troubles du comportement alimentaire, en voulant se séparer du corps, ne créaient pas une scission entre le corps et l’esprit, le conscient et l’inconscient ? Un audiocament se proposant de recontacter son Inconscient, pour unifier ce qui a été depuis si longtemps séparé, pourrait-il être une première étape vers un mieux-être ?

 

http://free-hypnosis-mp3.com/fr/telechargements/sante#contact1

 

Pour celles et ceux souffrant de problèmes de poids (sans que la notion de boulimie ou d’anorexie rentre nécessairement en cause), l’article suivant pourra grandement les aider.

 

http://acteur-de-sa-vie.com/hypnose-pour-maigrir/

 

Internet - particulièrement youtube - offre un bon nombre de vidéos vous proposant de régler vos problème de poids grâce à l'hypnose et au pouvoir qu'offrent les métaphores. Si vous les trouvez trop longues, dites-vous que le principe de l'histoire est généralement le même : à chaque fois, il s'agit de se remettre en contact avec la leptine, la célèbre «hormone de satiété » qui régule les réserves de graisses dans l'organisme. Très souvent, c'est à cause d'elle qu'on ne maigrit pas quand on commence un régime. Pourquoi ? Car cette dernière, par peur de manquer de réserves, va justement stocker avec encore plus de zèle, les rares aliments que vous ingérez. Conséquence : alors que vous mangez trois fois moins, vous vous mettez à grossir deux fois plus! Le plus important, vous l'avez compris, n'est donc pas que ce que vous mangez mais comment vous le mangez... et avec quel état d'esprit  (Pensez-y ! Si votre leptine n'a plus peur de manquer de réserves, vos stocks de graisses superflues disparaîtront automatiquement comme neige au soleil).

 

Ecriture, lecture, danse-thérapie et théâtre.

 

Pour tous les autres, il est évident que ces audiocaments, aussi professionnels soient-ils, ne résoudront pas tout (même si leurs résultats sont parfois vraiment stupéfiants).

 

Aussi, l’exploitation d’autres ressources complémentaires pour vous aider et continuer à guérir reste primordiale.

 

Que reste-t-il à votre disposition ?

 

Plein de choses en vérité !

 

Vous êtes-vous dit, comme le suggère le décodage biologique, évoqué plus haut, que la manifestation d’une maladie sur le corps n’était finalement qu’une réaction de celui-ci pour mieux vous aider à poser les bonnes questions ?

 

Si votre trouble du comportement est la partie émergée de l’iceberg (la partie immergée étant les causes également évoquées plus haut), pourquoi ne pas chercher à nommer/visualiser/dessiner cet iceberg tout entier pour mieux savoir ce qu’il a à vous dire… comme pour mieux vous en dissocier et prendre ainsi de la distance avec lui ? (rappelez-vous l’étymologie du mot maladie) N’y aurait-il pas là un moyen de lutter contre vos peurs qui se sont ancrées dans cette terrible maladie ?

 

Comme l'écrivait Didier Van Cauwelaert, prix Goncourt, dans Dictionnaire de l'impossible : (cliquez ici!)

 

   "Comment lutter contre la peur qui affaiblit nos défenses ? Le meilleur recours associé aux traitements médicaux classiques, est semble-t-il de reprendre le pouvoir, par la parole ou par l'écrit, sur la nature et les symptômes de la maladie. Ainsi, au lieu de la subir comme une agression extérieure, une ennemie, nous la replaçons dans le contexte de notre personnalité, de nos conflits, de notre évolution générale.

Partisan de cette thèse, le Dr Larry Dossey cite en exemple une grande étude entreprise sur la migraine à la fin des années 1970, où l'on avait demandé aux sujets de noter la fréquence, la durée, la violence, le contexte de leur crise, ainsi que les conséquences sur leur vie et leur entourage. Ce recueil de données devait être la première étape de l'étude, destinée à préparer les patients à un traitement futur. Mais cet exercice entraîna, chez la plupart des participants, la disparition totale des maux de tête. (*1) Et si la maladie était un signal susceptible de s'interrompre dès lors qu'on l'identifie, qu'on le déchiffre, qu'on lui reconnait un but ?

Tenir un journal, a fortiori écrire un roman autobiographique serait donc, dans ce cas, mieux qu'un remède : un décodage, une quête de sens. [...] La psychiatre et pharmacologue Barbara Brown, initiatrice du concept biofeedback (rétrocontrôle biologique), disait : "Il n'est plus question de considérer la maladie comme l'irruption de quelque chose qui prendrait sa source ailleurs, mais comme un élément dans un processus existentiel. [...] Dès qu'on s'attache à se recentrer sur un principe d'interconnexion et d'unité, à repousser fragmentation et isolement, la santé revient." (*2)

 

Si vous voulez donc mettre toutes les chances de votre côté, le livre d'Olivier Lockert intitulé Métaphores pourra également grandement vous aider !   (Cliquez ici!)

 

Livre très simple à lire avec plein d'exemples concrets (dont celui des problèmes de poids), il vous aidera, par la lecture, et par l'autohypnose que vous apprendrez à faire vous-même, à vous tirer de vos troubles de comportement alimentaire.

 

Pour vous aider, vous trouverez ci-joint un script pour s'autohypnotiser et soigner ses maux...

 

http://www.hypnose-ericksonienne.com/sinformer/inductions-hypnotiques/

Fasciné par cette faculté qu’ont les histoires à nous aider et à communiquer avec notre inconscient (faculté corroborée bien avant moi par le psychanalyste Bettelheim par exemple (*3), j’ai eu le besoin la première fois que j’ai eu affaire à une patiente anorexique d’écrire une histoire pour elle. Je vous la laisse, libre de tout droit, sur le lien suivant. Je sais qu’elle a fait beaucoup de bien à plein de monde, si elle peut encore aider de nombreux autres patients, j’en serai ravi. (Pour y accéder, cliquez sur le document en évidence juste en dessous)

L’écrit, le conte ou la métaphore ne sont bien évidemment pas les seules médiations artistiques répondant au phénomène de troubles de comportement alimentaire. Il reste éventuellement les livres suivants : il conviendra néanmoins de distinguer, dans ces ouvrages, ceux qui ont un simple surpoids - et qui chercheraient à se débarrasser de quelques kilos superflus -  et ceux qui souffrent d'un réel problème d'anorexie/boulimie (au moindre doute, allez consulter un spécialiste!) :

Mais ce n'est pas tout ! Art-thérapie et anorexie sont deux domaines ayant souvent été traités, comme en témoigne le lien suivant :

 

https://www.cairn.info/revue-psychotherapies-2012-2-page-73.htm

 

La danse-thérapie a d’ailleurs montré des résultats très positifs et encourageants.

Pourquoi la danse ? Car « La danse est le premier-né des arts. La danse vit dans l'espace et le temps. L'homme s'y sert de son propre corps pour organiser l'espace et rythmer le temps » (4)

 

Travailler avec un danse-thérapeute serait donc un moyen de se réapproprier le corps Les mouvements faits en danse-thérapie viseraient ainsi à symboliser et identifier des émotions, des désirs, des conflits, des blocages... « Au fil du temps, des souvenirs, des blessures psychiques enfouies, des traumatismes anciens remontent à la conscience. Le patient chemine, ses tensions se dénouent, ses résistances se révèlent. Grâce au mouvement dansé, il prend conscience de lui-même. En danse-thérapie, seule l’expression de soi, les sensations et l’émotion sont recherchées. » (5)

 

« En danse-thérapie, seule l’expression de soi, les sensations et l’émotion sont recherchées. »

 

Cette définition de la danse-thérapie que j’ai extrait de l’article  « La danse thérapie au secours des troubles alimentaires » écrit pat Angélique Gimenez et Alison Barruet pourrait en soi être une définition de l’art-thérapie en général.

 

Dans l’état d’esprit art-thérapeutique, tentons un exercice intéressant – dans le cadre de la peinture par exemple–  pour faire le jeu suivant :

 

« Si vous deviez vous représenter/dessiner/photographier votre trouble du comportement alimentaire sur une feuille, à quoi ressemblerait-il ? (ce jeu peut impliquer, évidemment, un travail préalable fait avec un psychiatre ou un psychothérapeute)

 

Deux cas sont possibles :

 

  1. vous pouvez vous ingénier à le rendre ridicule pour vous aider à prendre de la distance avec lui (ne plus le diaboliser, ne pas le rendre vampirisant, tout puissant et plus important que ce qu’il n’est).

  2. Vous pouvez aussi essayer de vraiment le dessiner (ne pensez pas à faire quelque chose d’artistique, pensez juste à être sincère, cela suffit), la combinant avec une musique si elle vous rappelle quelque chose. Déposez en tous les cas sur votre support (numérique ou non) toutes vos peurs, toutes vos angoisses. Pensez que dans la plupart des cas, la quasi-totalité des anorexies/boulimies que j’ai traitées depuis que je suis hypnothérapeute, se sont nourri d’un manque :

 

  1. Quel est à votre avis ce manque que vous cherchez à combler ?

  2. Quelles frayeurs ou peurs cherchez-vous à noyer dans votre rapport à la nourriture ?

 

Voyez ainsi, par ces questions, votre maladie non plus comme une malédiction mais comme une alliée, comme quelqu’un souhaitant vous aider à formuler ce qui reste diffus et ténébreux au fond de votre esprit…

 

Au théâtre, vous pouvez, en transposant le jeu pictural précédent, vous imaginer en train de parler à votre trouble du comportement (le même exercice peut-être fait à l’écrit !). Votre partenaire de jeu/je interprètera votre trouble, se nourrissant de ces peurs que vous aviez préalablement écrites ou dessinées juste avant. Là encore, si la notion d'amusement peut être de la partie, ne voyez pas dans cet exercice qu'un simple jeu. Les vertus de ce que l'on appelle la théâtro-thérapie sont réelles et prouvées (d'où l'importance de le faire avec un professionnel !).

 

Comme l'écrivait le psychologue Walter Orioli dans le magnifique livre Théâtre et thérapie : (cliquez ici!)

 

    "L'élaboration artistique du vécu permet, dans la pratique clinique de s'éduquer (du latin e-ducere : faire sortir), en mettant en lumière l'expressivité qui frappe aux portes de l'âme. Dans l'analyse de la séance reportée ci-dessous, l'enfant devient "metteur en scène" et "scénariste" de ses vécus." (*6)

 

Au final, selon mon expérience, ce serait donc bien la danse et le théâtre, de par le rapport que ces arts-là ont avec le corps,  qui « parleraient »  le plus aux personnes atteintes de troubles du comportement alimentaire.

 

Walter Orioli, encore lui, disait dans ce rapport au corps :

 

« Chaque fois que l’acteur improvise une scène, à partir d’une trame ou d’une suggestion, son corps, dans les positions qu’il prend, exprime directement la médiation du moi qui d’inconscient devient préconscient. (*7)

« La tension corporelle stimulée par la relation avec le spectateur est une saine réaction physiologique à laquelle nous avons donné le nom d’effet de rampe, dans la mesure où elle met en mouvement l’auto-représentation du corps, la régulation des émotions et la production des sentiments. » (*8)

 

Pour éviter néanmoins tout angélisme, laissons la parole à la psychothérapeute Angélique Gimenez :

 

« Il n’existe pas de méthode thérapeutique à ce jour reconnue pour son efficacité dans les troubles du comportement alimentaire. Certaines thérapies et certains thérapeutes conviendront à certains, moins à d’autres. Ces maladies sont complexes, l’être humain aussi. En ce sens, les thérapies plus récentes, associant les différents aspects de l’humain, et modélisant le meilleur des méthodes thérapeutiques plus anciennes, offrent l’avantage d’être complètes. Le thérapeute qui a plusieurs « outils » dans son sac, pourra plus aisément vous accompagner…là où il trouvera « des résistances », il pourra adopter une autre technique. Peut-être n’est-ce pas le patient qui a des résistances mais le thérapeute qui est parfois à court d’outils…ou en limite de sa capacité d’adaptation et de compétence. » (9)

 

Voilà. N'oubliez pas que cet articament est un outil, cette prescription artistique ne saurait remplacer une prescription médicale ou psychologique. Son objectif est de vous accompagner et de vous aider à trouver le thérapeute qui vous convient.

 

Je vous souhaite bonne chance !

 

Bibliographie

BRUCH H. Les yeux et le ventre. L’obèse, l’anorexique. Paris : Payot, 1975.

BRUCH H. Conversations avec des anorexiques. Paris : Payot, 1990.

DSM-IV-TR Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux. Paris : Masson, 2000

DSM-IV-TR Manuel diagnostique et statistiques des troubles mentaux. Paris : Masson, 2000

 

(1) Larry Dossey, Space, Time and Medicine, New science library, 1982

(2) Barbara Brown, Le pouvoir de votre cerveau, Editions du Jour, 1985.

(3) Bruno Bettelheim, Psychanalyse des contes de fée : « Tout conte de fées est un miroir magique qui reflète certains aspects de notre univers intérieur et des démarches qu'exige notre passage de l'immaturité à la maturité. Pour ceux qui se plongent dans ce que le conte de fées a à communiquer, il devient un lac paisible qui semble d'abord refléter notre image ; mais derrière cette image, nous découvrons bientôt le tumulte intérieur de notre esprit, sa profondeur et la manière de nous mettre en paix avec lui et le monde extérieur, ce qui nous récompense de nos efforts. »

(4) Curt SACHS, Introduction à l'histoire de la danse, Editions GALLIMARD, Paris, 1938, p. 7

(5) http://www.anorexie-et-boulimie.fr/articles-614-la-danse-therapie-au-secours-des-troubles-alimentaires.htm

(6) Walter Orioli, Théâtre et thérapie, p.254)

(7) Walter Orioli, Théâtre et thérapie, p.140)

(8) Walter Orioli, Théâtre et thérapie, p.156)

(9) http://www.anorexie-et-boulimie.fr/articles-614-la-danse-therapie-au-secours-des-troubles-alimentaires.htm