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Les “dys” et TDAH

Les fameux “dys” sont des troubles pouvant altérer vos capacités à écrire, lire, orthographier ou calculer… Mal canalisés, ces troubles peuvent être particulièrement handicapants, notamment dans l’univers scolaire. Mais ils peuvent aussi être de formidables atouts… pour peu qu’on fasse l’effort de bien les connaître et d’adopter les bonnes stratégies.

 

Les TDAH (troubles du déficit de l'attention / hyperactivité), eux,  sont des troubles dits « pédopsychiatriques », caractérisés par des difficultés de concentration. Mal connus, les élèves étiquetés « TDAH » sont souvent confondus avec les enfants bruyants, dissipés ou mal élevés (on peut, bien évidemment, être les deux !), ce qui rend parfois difficiles, même si elles existent, des solutions concrètes pour les aider.

 

Dyslexie

 

Bonne nouvelle, la dyslexie n’est pas une fatalité (j’en suis une preuve vivante). Quand bien même elle le serait… ce n’est pas la longue liste de dyslexiques célèbres qui ont su faire de leur trouble un atout qui me fera dire le contraire.

Alexandre Friedmann (neurochirurgien), Thomas Edison, Albert Einstein (scientifiques reconnus), Léonard de Vinci, Hans Christian Andersen, Auguste Rodin, Walt Disney, Tom Cruise… la liste est encore très longue (elle reste visible sur le site  http://www.apedys.org/dyslexie/article.php?sid=75) !

 

Mais si tous ces célèbres dyslexiques ont brillamment réussi, comment ont-ils fait ?

 

Vous trouverez peut-être un premier élément de réponse à la lecture du livre de Ronald D. Davis : Le don de dyslexie.

Selon Davis, la dyslexie n’est effectivement pas qu’un trouble affectant la lecture. C’est d’abord et avant tout une manière différente de penser, une façon particulière de voir le monde, les êtres et les choses, ce qui donne à chaque dyslexique des capacités uniques. En voici quelques-unes :

 

  1. Ils peuvent utiliser l'aptitude de leur cerveau pour transformer ou créer des perceptions (l’aptitude primaire).

  2. Ils sont très conscients de leur environnement.

  3. Ils se montrent plus curieux que la moyenne des gens.

  4. Ils pensent essentiellement en images plutôt qu’en mots.

  5. Ils sont très intuitifs et perspicaces.

  6. Ils pensent et perçoivent de manière multidimensionnelle (en utilisant tous leurs sens).

  7. Ils sont capables de vivre la pensée comme si c'était leur réalité.

  8. Ils ont une imagination très vive.

 

Ces huit capacités de base, si elles ne sont pas supprimées ou complètement détruites par les parents ou le système éducatif, auront deux conséquences importantes :

 

  • une intelligence supérieure à la normale

  • une créativité extraordinaire.

 

Selon l’auteur, c'est à partir de celles-ci que le véritable « Don de dyslexie » peut faire surface : le don d'excellence. Celui-ci se développe de différentes façons et dans les domaines les plus variés qui soient. Pour Albert Einstein ce fut la physique, pour Walt Disney l'art et le management. Quel sera le vôtre ?

 

Fort de ce constat, faites-vous donc les bonnes remarques :

 

  1. Mettez à profit votre imaginaire et forces créatrices (voir l’articament "les bienfaits de l’imagination").

  2. Profitez de votre propension à penser en images pour rééduquer votre mémoire et ainsi faciliter votre faculté à lire quelque chose (voir l’articament « Problèmes de mémoire » et "astuces pour sortir d'un trou de mémoire")

  3. Dédiabolisez vos peurs et éventuels complexes d’infériorité (voir articament Manque de confiance et astuce pour tuer les mauvaises croyances que l'on a sur soi) pour mieux en rire et prendre un peu de distance !

 

   4. Ayez en tête qu’il existe aussi un grand nombre de livres très efficaces qui vous aideront à combler progressivement vos lacunes !

     Cliquez ici!
 

Dysorthographie

 

La dysorthographie est un dysfonctionnement au niveau de l'écriture dû à un trouble d'apprentissage persistant de l’acquisition et de la maîtrise de l'orthographe. Si ses raisons peuvent être multiples (génétiques, environnementales, utilisation abusive de l’écriture phonétique etc.), d’autres explications  peuvent également être relevées :

 

Les deux premiers livres sont d’Alain Thiry, expert en PNL. Vous y trouverez une somme d’informations pour mieux comprendre les mécanismes d’apprentissage de l’orthographe. Si ces techniques vous « parlent », vous adorerez travailler l’orthographe sur le site suivant, le meilleur, selon moi, pour exercer efficacement les astuces étonnantes que vous découvrirez dans les deux livres.

 

http://www.apprendre-a-apprendre.info/

 

Le 3ème livre, lui, ne vous permettra pas d’avoir 20/20 du jour au lendemain à la dictée… mais il vous donnera une technique imparable pour progressivement mémoriser la bonne orthographe des mots. Pourquoi ? Parce que Sandrine Campese, son auteur, met à profit notre mémoire visuelle pour mieux nous aider à construire le mot parfaitement orthographié. Un exemple ? Prenons les mots « ballade » et « balade »… lequel, à votre avis, désigne une marche faite le long du chemin et lequel désigne un petit air musical ?

Le dessin proposé dans le livre vous donne une jolie réponse…

Mais plus qu’une jolie réponse, il permet surtout un bon ancrage visuel qui, s’il est répété plusieurs fois, assurera à l’élève une future bonne note quasi assurée !

Car comment apprenons-nous l’orthographe en général ?

Nous regardons le mot à apprendre et, ensuite, nous nous le répétons plein de fois... jusqu’à ce que nous croyions le savoir correctement. Si des jeunes gens réussissent avec cette méthode (ils ont bien de la chance), elle est pour la plupart des autres une technique tout ce qui a de plus inefficace. Pourquoi ?

Car la PNL a montré que la meilleure façon de mémoriser efficacement l’orthographe d’un mot est de voir d’abord le mot (comme dans le dessin ci-dessous) puis ensuite de le ressentir comme juste, en l’écrivant par exemple sur un bout de papier. Généralement, quand on voit l’image de quelque chose ou quelqu’un, nous levons les yeux… Quand nous ressentons quelque chose, nous les baissons. 

 

Voyez-vous maintenant le lien entre ce qui est écrit ci-dessus et le dessin ci-dessous ?

Pour rappel, "VR", en PNL, signifie « visuel remémoré » (voir quelque chose en activant un souvenir réel et en levant, bien souvent, les yeux en haut à gauche). "VC", à l’inverse,  signifie « visuel construit »  (voir quelque chose ou quelqu’un en activant son imagination et en levant les yeux à droite).

 

Quant au K, toujours dans l’optique PNL, il signifie « kinesthésique » (faire appel aux sensations liées au corps et aux mouvements pour mieux  ancrer un savoir, en baissant les yeux en bas à droite).

 

Pour une leçon plus complète sur ce sujet, vous pouvez aller sur le site en cliquant à cet endroit,  vous pouvez aussi aller sur  l’articament  « Problème de mémoire », sur l'article intitulé "VAKOG" ou alors vous faire une idée globale en regardant le dessin ci-dessous.

NB : ce schéma fonctionne sur près de 90% des individus. Les 10% restants, en général, opèrent en faisant l'inverse. A vérifier en posant des questions au cas par cas.

N’oubliez donc pas ce conseil : l’une des meilleures façons de mémoriser l’orthographe d’un mot est d’abord de voir le mot en VR (comme s’il s’agissait d’un dessin) puis en K/kinesthésique (Sensations, émotions, odeurs et goûts sur le dessin) en le réécrivant.  En vous aidant des livres d’Alain Thiry et en activant bien ces étapes en respectant les bons mouvements oculaires… vous devriez faire très vite de très gros progrès. Courage !

 

Pour de plus amples informations, vous pouvez aussi cliquez ici en consultant cet excellent blog.

 

 

Dyscalculie 

 

Soyons honnêtes : la dyscalculie est un vrai trouble que nous prendrons le temps de définir… mais 3 fois sur 4, en cabinet, je tombe plus sur des personnes ayant la phobie des mathématiques que sur des personnes ayant une réelle dyscalculie ! Vous m’objecterez qu’on peut avoir la haine des maths tout en étant « dyscalculique » (ce qui serait logique, après tout… à force d’avoir des mauvaises notes et de ne rien y comprendre, on peut finir par haïr ce que cette matière représente). Tâchons donc, dans un premier temps, de distinguer celui qui aurait simplement la haine des maths et celui qui souffrirait de vrais troubles de dyscalculie. 

 

Car les mathématiques inspirent souvent, selon les expériences et les personnalités, au mieux de la crainte, au pire de la haine et du dégoût ! Combien de fois me suis-je effectivement dit, au collège et au lycée :

- Mais à quoi ça va me servir dans la vie ce truc ???  Une f(x), ça va me servir de quelle galère, je peux le savoir ???

 

On me répondait invariablement :

- Mais si, si tu fais de la marine à voiles, un jour et bien…

- Je ne ferai jamais de la marine à voiles, j’ai le mal de mer !

- Et bien, cela aura au moins le mérite de développer ton esprit logique !

 

Mon esprit logique… fallait-il passer par ces théorèmes confus pour développer mon esprit logique ??? Etait-ce donc Gad Elmaleh qui avait raison ???

 

Si le sketch de Gad est si drôle, sans doute a-t-il une bonne part de vérité… mais au-delà de la démagogie facile, force est de constater que notre culture scolaire a malgré tout complètement intégré les mathématiques. On peut le déplorer mais la réalité est là ! Il ne nous reste donc que deux choix :

 

  •  le nier et se couper ainsi d’un esprit qui, quoi qu’on en dise, nous servira peut-être un jour (ben oui, qui vous dit que vous ne tomberez pas amoureux/se un jour d’un(e) mathématicien(ne) ?).

  • l’accepter. Faire contre mauvaise fortune bon cœur et se ranger derrière ce que disait M. Mambourg sur son site http://www.clg-montaigne-goussainville.ac-versailles.fr/blog/  :

 

'' Je pense que les mathématiques que l'on enseigne au collège ne trouvent pas toujours d'applications dans notre vie quotidienne. Par exemple, lorsque l'on enseigne la trigonométrie en 3ème, il est difficile sans mauvaise foi de faire croire aux élèves qu'ils vont un jour s'en servir dans leur vie. […]  Au-delà de l'aspect concret, je pense que les mathématiques sont là pour nous apprendre à réfléchir, pour nous apprendre la rigueur, la méthode, la logique. Ces notions sont importantes dans la vie de tous les jours et notamment dans la plupart des métiers. Pour être bon dans quoi que ce soit, on a toujours besoin d'être rigoureux, de savoir réfléchir, d'être méthodologique et logique. C'est pour cela que nous en faisons autant à l'école et que les entreprises se servent de tests mathématiques pour recruter au mieux. Enfin, des applications mathématiques concrètes, il y en a énormément dans tout ce qui nous entoure (par exemple le numérique, l'aéronautique, l'informatique, elles sont utiles dans les autres sciences etc.) ''

 

Des applications concrètes, je vous en donne plein dans le document Word ci-dessous : des livres, des tours de magie, des jeux… impossible de ne pas y trouver son compte et de faire tôt ou tard des mathématiques un de vos principaux alliés.

Fort de ce constat, je vous propose donc de vous mettre un bon coup de pieds aux fesses, d’ouvrir votre livre de mathématiques… et de vous mettre maintenant à bosser !

 

Mais si vous sentez que votre nouvel intérêt, quoique récent, pour les mathématiques ne sera pas suffisant, si vous pensez, surtout, que vous portez en vous trop de lacunes pour vous mettre efficacement au travail… peut-être vous faudra-t-il comprendre les raisons techniques qui ont pour l’instant fait de vous un bien laborieux mathématicien… De deux choses l’une :

 

- ou vous êtes réellement dyscalculique… et ce qui va suivre est très important.

- ou vous n’êtes pas dyscalculique… mais rien, finalement, ne vous empêche de lire tous mes conseils puisque les liens entre une personne dyscalculique et une personne éprouvant simplement des difficultés en maths sont après tout parfois très ténus.

 

Généralement diagnostiquée par un orthophoniste, la dyscalculie est un trouble spécifique du développement mettant à mal la personne dans ses apprentissages numériques. Si  ses causes restent encore floues, nous pouvons avancer avec plus ou moins de nuances les quelques explications suivantes :

 

  • Mauvaise mémorisation des nombres et des chiffres… ainsi que de leurs combinaisons (voir articament sur les troubles de la mémoire et astuces pour sortir d'un trou de mémoire).

  • Fragilisation psychologique/Estime de soi diminué (voir articament sur la confiance et l'article "astuces pour miner les mauvaises croyances").

  • Difficulté à comprendre le jargon employé (je me souviens d’un élève – pourtant précoce – venu me voir un jour en cabinet pour me dire qu’il lui était tout simplement insupportable d’apprendre des opérations qu’il estimait à sa portée sans comprendre d’abord ce que voulait dire une « f(x) », symbole mathématique qu’on ne lui avait jamais expliqué !)

  • Incapacité à traduire en français le langage mathématique (combien d’élèves ont par exemple pu me dire par cœur la formule ( a + b )2 = a2 + b2+ 2ab... tout en étant incapable de me dire correctement en bon français ce que cela voulait vraiment dire ?).

  • Difficulté à mémoriser les formules de manière dynamique (l’élève en difficulté se contente généralement trop de réciter une formule de manière statique… ce qui risque, si on s’en contente, de la figer et lui faire prendre la poussière !

  • Manque de pratique sur des exercices favorisant la mémoire visuelle.

 

Sur ce dernier point, je vais donc vous proposer des exemples très concrets que j’ai tirés du  site http://www.revisez.eu/.

Ce site, compilant un grand nombre de leçons efficaces issues de la philosophie PNL, saura à coup sûr  remodeler votre mémoire visuelle et vous donner des pistes sérieuses pour vous réconcilier, à terme, avec les mathématiques. Loin d’être le seul dans tout ce qui fourmille sur le Net, vous pourrez également compléter vos informations en regardant sur ces autres liens suivants :

 

http://www.apprendre-a-apprendre.info/

http://www.attrape-nombres.com/an/home.php

Plus largement, Alain Thiry, formateur et pédagogue, a également écrit de très bons ouvrages pédagogiques expliquant comment la philosophie PNL peut aider les différents apprenants, notamment en mathématiques :

 

Que nous apprennent Alain Thiry et la PNL sur les mathématiques ?

  • Les quatre processus de base pour une bonne gestion mathématique (mémorisation de la formule, compréhension de l’énoncé, jeu mental avec les données, direction de la créativité vers l’objectif p. 128-129  dans Apprendre à apprendre avec la PNL).

  • Un exemple concret et imagé d’exercice mathématique avec toutes les opérations nécessaires pour déjouer les pièges.

  • Un exemple concret pour mieux mémoriser et visualiser une formule dans Ca y est j’ai compris ! 

En complément à ces livres, sachez qu’il existe le site http://www.interactif.be/,  une boutique novatrice et complète avec des outils pédagogiques, toujours issus de la philosophie PNL, que je trouve, personnellement, d’une redoutable efficacité. A vous de juger  en cliquant sur le lien suivant :

 

http://boutique.interactif.be/index.php?id_category=7&controller=category

 

 

Pour conclure, laissons la parole à Denis Guedj qui tord le cou à quelques beaux clichés sur les mathématiques !

 

La dyspraxie

 

La dyspraxie est une altération de la capacité à exécuter de manière automatique des mouvements. La personne dyspraxique, pour mener à bien une tâche, doit contrôler volontairement chacun de ses gestes, ce qui lui coute beaucoup d’attention, de temps et d’énergie. Cette énergie, parfois, peut prendre le pas sur le reste de la tâche à effectuer… compliquant singulièrement la sérénité du travail à faire.

 

Si, comme toutes les autres « dys », l’origine et les causes de la dyspraxie sont encore mal connues, nous pouvons néanmoins avancer :

 

- Des raisons génétiques

- Une confiance mise à mal (voir l’articament à ce sujet)

- Une mauvaise mémoire ralentissant et désorganisant la tâche à accomplir (voir l’articament consacré à ce sujet)

- Une précocité intellectuelle favorisant la pensée en arborescence et ralentissant, là encore, la tâche à accomplir (voir l’articament consacré à ce sujet)

- Des patients coupés de leurs émotions, perdus dans les dédales de leur mental… et ne laissant au corps qu’une importance minime.

 

Si le dernier point ne relève que de ma seule observation (je le répète, elle ne dépend que de moi et n’a aucune valeur scientifique), force est de reconnaître qu’il m’a néanmoins permis d’avancer de manière significative avec quelques enfants dyspraxiques que j’ai pu avoir en cabinet !

 

Car l’art, à n’en pas douter, dans sa faculté à travailler les sentiments et à harmoniser le corps et l’esprit, peut être un formidable outil pour progresser et aller mieux.

 

Musique, théâtre et motricité

 

"Notre corps serait organisé autour d'une polyrythmie très complexe qui tour à tour s'harmonise, se complète ou bien se contrecarre. La mobilité est également sous-tendue par ces rythmes", nous explique la psychanalyste et musicothérapeute Edith Lecourt. (1) Dans le cas de dysfonctionnement moteur, s'il est conséquent à un accident, la musique et son jeu rythmique peuvent permettre un meilleur rééquilibrage corporel. Le plus stupéfiant n’est pas là. Même quand le dysfonctionnement moteur n’est pas la conséquence d’un accident, la musique, par tout ce qu’elle fait vibrer à l’extérieur et l’intérieur de nous-même, peut aussi aider la personne dyspraxique à une meilleure fluidité dans ses mouvements des jambes, des bras et des mains.

 

Dans cette nouvelle prise de conscience du corps, l’exercice théâtral ne peut être évidemment qu’un atout ! Car en utilisant son corps comme un outil à part entière pour jouer, l’apprenti comédien réalise que cette enveloppe charnelle qui le constitue, loin de n’être qu’un handicap, peut aussi être ce matériau par lequel il pourra transmettre les émotions qu’il veut tant faire passer. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à cliquer sur le lien suivant :

 

http://lorayumietladyspraxie.eklablog.com/laurie-denni-piece-de-theatre-d-une-dyspraxique-c25268238

 

Pour conclure de manière plus personnelle, sachez que j’utilise également la magie avec les enfants dyspraxiques. Cela n’a rien de très fou ou original quand on y regarde de plus près. La magie est bien utilisée en milieu hospitalier comme instrument de thérapie pour les personnes souffrant de déficiences physiologiques et mentales… pourquoi ne serait-elle pas exploitée avec ces mêmes personnes qui auraient tant besoin de se réconcilier avec leurs corps et leurs mouvements ? 

La magie permet par exemple aux personnes handicapées physiquement et / ou mentalement de se donner pour but, par la pratique de tours simples, d'améliorer l'agilité et les mouvements moteurs. Elle peut être très utile pour les patients ayant des diagnostiques comme l'arthrose, douleurs de la colonne vertébrale, dommages cérébraux, problèmes de drogues ou d'alcool ainsi que pour toutes personnes souffrantes ou ayant des difficultés à apprendre. La pratique de la magie a tellement de facettes que l'on peut donc aussi aider les élèves dyspraxiques à mieux synchroniser leurs mouvements grâce à quelques petits tours comme « l’élastique sauteur » qu’explique très pédagogiquement le site http://www.magic-pierre.ch/index.php/fr/magique/project-magique/l-elastique-sauteur, un site consacré à la magie et à ses vertus thérapeutique, notamment pour les personnes ayant des soucis psychomoteurs.

« La planification et le déroulement sont les composants cognitifs qui seront améliorés lors cette présentation. Le fait de saisir et de relâcher l'élastique pour effectuer ce tour va provoquer les mouvements moteurs nécessaires à ce tour. L'accroissement de la sûreté ainsi le sentiment de revalorisation est un facteur très important au niveau psychologique, comme tours les tours de magie de Project Magic. La grosseur et l'épaisseur de l'élastique à utiliser pour ce tour donne une méthode objective pour mesurer la force du patient. Des élastiques plus épais et plus lourds offrent plus de résistances et améliorent le développement de la force. »

 

 

 

TDAH

 

Les TDAH (troubles du déficit de l'attention) sont des troubles caractérisés par des difficultés de concentration. On l'appelle trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité. Les membres de la Société française de pédiatrie (SFP) rappellent qu'environ 5 % des enfants (en majorité des garçons), souffrent d'un TDAH. Selon eux, ce diagnostic est parfois posé par excès. Comment, effectivement, distinguer, un enfant souffrant de TDAH d’un simple enfant turbulent, sans véritables repères et préférant se cacher derrière un soi-disant trouble légitimant le moindre de ses caprices ? (2)

 

Si des abus peuvent être notés,  les TDAH n’en restent pas moins un véritable trouble. "La définition médicale du TDAH a une reconnaissance internationale et repose sur des critères très stricts associant inattention, hyperactivité et impulsivité, trio essentiel au diagnostic", rappelle le professeur Brigitte Chabrol, chef de service de pédiatrie et de neurologie pédiatrique de l'hôpital la Timone à Marseille et présidente de la SFP. "Ces trois items doivent être retrouvés sur tous les lieux de vie de l'enfant, les troubles s'exprimant, par exemple, au moins dans deux circonstances ou lieux différents, école et domicile." Enfin, le retentissement des troubles sur l'intégration à la vie sociale et scolaire doit être réel. (3)

 

N’en déplaisent à celles et ceux voyant obligatoirement dans les TDAH un traumatisme survenu pendant la grossesse ou la petite enfance, absolument aucune étude sérieuse n’a pu prouver quoi que ce soit de viable scientifiquement aujourd’hui. Ce qui est sûr, c’est que les TDAH n’affectent pas seulement la personne… mais aussi toute sa famille puisque l'enfant qui souffre d'un trouble de l'attention peut, malgré lui, « désorganiser ses relations avec ses frères, ses sœurs et ses parents. Il faut alors tous les prendre en charge. » (4) Prendre en charge tout le monde et pas seulement la personne souffrant de ces troubles, c’est peut-être l’une des premières solutions à adopter. Comme le disait le psychiatre  Paul Watzlawick : «'il n’y a pas d'individu malade en soi mais des systèmes sociaux et familiaux qui induisent des pathologies ».

 

Retrouver un environnement sain (même si c’est plus facile à dire qu’à faire), admettre le trouble et non le dénier, reconnaître à la personne qu’elle est la première victime, avec son entourage, de ces difficultés de concentration… tel pourrait être le premier diagnostic que dicterait simplement le bon sens.

 

A l’école, il y aura forcément un adulte compréhensif prêt à mettre en place un système pour que ces troubles soit le moins handicapant possible… le plus connu étant celui-ci :

 

Pour le reste, comment canaliser cette énergie bouillante à l’intérieur de chaque enfant et ados TDAH ?

 

Trois possibilités (pas forcément contradictoires) s’offrent à eux, selon leur caractère et leur sensibilité :

 

1) Ils peuvent se donner les moyens d’être plus sereins, notamment à l’aide de l’hypnose ou de la sophrologie. Cette dernière, d’après de récentes études, semble offrir à ce public des méthodes de relaxation plutôt efficaces. (5) Plusieurs chercheurs ont également effectué des études en utilisant la méditation. Jeanne Siaud-Facchin, psychologue reconnue auprès des enfants intellectuellement précoces, a pour sa part développé un site très intéressant vantant les mérites de ces pratiques: http://www.meditez.com/. De manière plus large, il existe également de très beaux audiocaments (les audiocaments, ce sont des supports audio où des hypnothérapeutes, à base de méthodes tirées des techniques de l’hypnose ericksonienne, vous raconteront des histoires, agrémentées de musique, composées pour l’occasion). Ces outils sonores très concrets – et aux résultats souvent spectaculaires – vous aideront assurément à retrouver au plus profond de vous une nouvelle quiétude. Je vous en livre quelques-uns :

 

http://free-hypnosis-mp3.com/fr/c/les-mp3-d-hypnose-sur-la-qualite-de-vie#-9

http://free-hypnosis-mp3.com/fr/c/les-mp3-d-hypnose-sur-la-qualite-de-vie#-12

 

2) Les enfants et ados TDAH peuvent également se poser la question de leur éventuelle précocité intellectuelle et réfléchir sur la manière dont ils se définissent par rapport à elle. Comme le souligne la page Wikipédia consacré à ce sujet : "De façon générale, il est habituellement accepté que l'hyperactivité est avant tout un problème d'attention et de difficulté à filtrer les informations pertinentes des autres. Ceci signifie, entre autres, que le cerveau de l'hyperactif est depuis tout jeune bombardé d'informations qu'il ne peut sélectionner comme les autres enfants. […]. Cela devrait se traduire par une augmentation de la variance au sein de la population d'hyperactifs en ce qui concerne la capacité à traiter cette information. Ceci n'a pas forcément un impact sur l'intelligence moyenne des hyperactifs, mais par contre, implique que dans les populations d'intelligence extrême, il y ait une plus grande proportion d'hyperactifs, ce qui est confirmé par les observations." (6) Pour en savoir plus sur ce sujet, je vous encourage à aller voir l’articament : « Précocité intellectuelle »

 

3) Dernière proposition (mais il y en a sûrement plein d’autres !) : l’énergie bouillonnante qui caractérise le jeune TDAH, plutôt que d’être systématiquement calmée ou brimée, devrait au contraire s’extérioriser dans une pratique sportive (boxe, art martial etc.) et/ou artistique qui lui permettrait de s’exprimer pleinement. Le théâtre, à plus d’un égard, serait une occupation parfaite. Comme le souligne l’excellent site http://www.tdah-france.fr/Ateliers-de-theatre-therapeutique.html : "L’objectif de la thérapie par le théâtre consiste, à travers différents exercices et jeux théâtraux, à permettre aux enfants de prendre conscience de leur corps, de leurs sens, de leurs émotions et de leur personnalité. Ainsi, ils entraînent et développent leurs capacités d’attention, de concentration, de contrôle de soi, de calme intérieur, d’écoute et de respect des autres. Ils apprennent à s’accepter tels qu’ils sont, à développer leur imaginaire, à prendre la parole, à s’affirmer tout en respectant et faisant partie d’un groupe."

 

 

Voilà. N’oubliez pas que cet articament est un outil, cette prescription artistique ne saurait remplacer une prescription médicale, psychologique ou orthophonique. Son objectif est de vous accompagner et de vous aider à trouver le thérapeute/coach/orthophoniste/médecins qui vous convient.

S'il n'a pas complètement répondu à vos attentes, vous pouvez aller consulter l'articament consacré à la confiance en soi, la précocité intellectuelle, les problème de mémoire ou d’imagination ou, enfin, à la phobie scolaire.

 

Je vous souhaite bonne chance !

 

 

  1. Edith Lecourt, La Musicothérapie, Broché, 2014

  2. http://www.lepoint.fr/editos-du-point/anne-jeanblanc/comment-reconnaitre-l-hyperactivite-chez-les-enfants-21-09-2011-1375976_57.php

  3. Idem

  4. Idem

  5. Sarina J. Grosswald, « Le Livre : », Le TDAH et le stress : » sur http://www.bienfaits-meditation.com

  6. Sylvie Tordjman, « Enfants surdoués en difficulté : de l’hyperactivité avec déficit attentionnel à la dépression et l’échec scolaire », Revue médicale suisse 2006, Volume 2, no 54

 

Quelques bonnes adresses complémentaires pour aller plus loin.…

 

http://www.dys-positif.fr/dysgraphie-les-idees-recues/

https://www.actualitte.com/article/lecture-numerique/comment-la-dyslexie-affecte-la-lecture-un-exemple-stupefiant/63956

http://tdahmonamour.telequebec.tv/listes/17/8-idees-recues-sur-le-tdah

http://quebecmeme.net/iHNmb

http://www.atoute.org/n/article319.html

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