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Mes images inspirantes...

On dit souvent qu'une simple image peut avoir plus de force qu'un long discours...

 

Les images, à l'instar des métaphores, sont de vrais reservoirs à symboles. Qu'est-ce qu'un symbole ? Un langage qui vous aidera à faire des liens. Venant du grec "sumballein" (qui signifie "relier"), les symboles que projettent les images nous incitent à créer des ponts entre deux mondes : celui du visible et de l'invisible, du conscient et de l'inconscient.

 

Rien de tel, donc, qu'une belle image inspirante pour mieux nous interroger sur ce que nous sommes.

 

Je vous livre ici ces joyaux qui me nourrissent tous les jours... puissiez-vous les apprécier à votre tour.

 

(Certaines de ses images ont été prises sur Internet en toute bonne foi. S'il manque une référence ou si elles ne sont pas libres de droit, merci de m'avertir)

A la manière de Christophe André dans De l'art du bonheur (un magnifique ouvrage où l'auteur donne très simplement de magnifiques leçons de vie en nous aidant à voir des toiles de grands maîtres de la peinture), je vous encourage à faire le même exercice pour vous laisser surprendre et découvrir en vous des choses que seules des images pourraient vous procurer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les thèmes sur lesquels vous allez réfléchir seront les suivants...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur l'amour...

 

 

Il y aurait beaucoup à dire sur cette image illustrant l'amour. Rapproche-t-il ou éloigne-t-il ?

 

Dans bien des cas, malheureusement, il peut éloigner. Pourquoi ? Parce qu'on ne comprend pas comment l'autre donne et reçoit son amour. Bien souvent, on donne ce que l'on voudrait recevoir... mais la réalité est autrement plus complexe (lire Les 5 langages de l'amour de Gary Chapman). Il nous arrive aussi de confondre amour et passion en ne prenant tout simplement pas le temps de bâtir notre relation sur les liens profonds qui nous unissent avec la personne. Ainsi, piégé dans la peur d'aimer à tout prix pour pouvoir un jour être aimé en retour, nous finissons par réduire l'amour à un besoin de l’autre. "C’est lié à l’ocytocine, une hormone libérée au cours de l’orgasme et qui donne le plaisir dans le cerveau, déclare Jean-Didier Vincent, neurobiologiste. C’est comme chez les animaux, chez les ouistitis, par exemple. L’ocytocine correspond donc à l’hormone du lien : elle favorise les circuits qui créent dans le cerveau l’attachement à un autre individu. A un moment donné, les récepteurs de cette hormone se fatiguent, il n’y en a plus. Cela peut prendre un mois, un an ou plus. Cela dépend notamment de l’intensité de la rencontre : plus celle-ci est forte au début, puis elle risque d’être inefficace au bout d’un certain temps. On peut comparer ce mécanisme à une pédale sur laquelle vous appuyez : vous recevez une récompense, à force d’appuyer, d’appuyer, d’appuyer, celle-ci finit par ne plus fonctionner. Vous êtes désensibilisé. C’est biologique : notre cerveau est une machine à recevoir des récompenses et des punitions." ( pour voir la source, cliquez ici! ) Selon la légende, cette hormone aurait une durée de vie de 3 ans. Preuve que pour consolider un couple, il faudrait d'abord et avant tout des liens très forts au-delà du sexe, de l'attirance et du désir qu'on éprouve pour l'autre. Cela fait rager les ados d'imaginer qu'on se lasse de tout, même du sexe ! (ce n'est pas moi qui le dis hein, c'est la science !) En réalité, on ne se lasse de rien si - et seulement si - nous nous employons à tisser chaque jour des attaches très fortes avec celle ou celui qu'on aime.

 

Regardons maintenant le couple sur cette image d'un peu plus près... sont-ils aussi éloignés qu'ils ne le laissent paraître ? A plusieurs égards, non. La passion (qui n'est pas l'amour, on l'a vu) implique une certaine fusion. Durant les premières étapes de la vie amoureuse, c'est d'ailleurs ce qu'il se passe... mais passée cette période d'attachement, vient un autre temps, plus dur mais aussi plus passionnant : celui de la réappropriation. Non pas de l'autre mais de soi-même. Rappelez-vous, effectivement comme le disait le poète Christian Bobin :

 

"Faire sans cesse l'effort de penser à qui est devant toi, lui porter une attention réelle, soutenue, ne pas oublier une seconde que celui ou celle avec qui tu parles vient d'ailleurs, que ses goûts, ses pensées et ses gestes ont été façonnés par une longue histoire, peuplée de beaucoup de choses et d'autres gens que tu ne connaîtras jamais. Te rappeler sans arrêt que celui ou celle que tu regardes ne te doit rien. Cet exercice te conduit à la plus grande jouissance qui soit : aimer celui ou celle qui est devant toi, l'aimer d'être ce qu'il est, une énigme, et non pas d'être ce que tu crois, ce que tu crains, ce que tu espères, ce que tu attends, ce que tu cherches, ce que tu veux."

 

Magnifique non ? D'une autre manière, et dans son style qui est le sien, Khalil Gibran dans son livre Le prophète écrit ceci :

 

"Vous êtes nés ensemble, et ensemble vous serez pour toujours.

Vous serez ensemble quand les blanches ailes de la mort disperseront vos jours.

Oui, vous serez ensemble même dans la silencieuse mémoire de Dieu.

Mais laissez l'espace entrer au sein de votre union.

Et que les vents du ciel dansent entre vous.

Aimez-vous l'un l'autre, mais ne faites pas de l'amour une chaîne.

Laissez le plutôt être une mer dansant entre les rivages de vos âmes.

Emplissez chacun la coupe de l'autre, mais ne buvez pas à la même coupe.

Donnez à l'autre de votre pain, mais ne mangez pas de la même miche.

Chantez et dansez ensemble et soyez joyeux, mais laissez chacun de vous être seul.

De même que les cordes du luth sont seules pendant qu'elles vibrent de la même harmonie.

Donnez vos cœurs, mais pas à la garde l'un de l'autre.

Car seule la main de la Vie peut contenir vos cœurs.

Et tenez-vous ensemble, mais pas trop proches non plus :

Car les piliers du temple se tiennent à distance,

Et le chêne et le cyprès ne croissent pas à l'ombre l'un de l'autre."

 

Pour une meilleure réflexion sur l'amour, vous pouvez aller voir l'articament "chagrin d'amour" ou les citations inspirantes sur le même sujet !

 

Sur l'école et l'éducation...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les quatre premières images de cet item sont choquantes, n'est-ce pas ? Et pourtant... ne reflètent-elles pas un peu, quelque part, une manière d'éduquer que l'on voit et subit tous les jours ?

 

L'idée, cependant, n'est pas de faire le procès de l'école et de notre système d'éducation car, à la base, l'idée même d'école, n'en déplaisent à nos ados rebelles, est magnifique.

 

Le mot "école" vient de "Scholé", qui signifie en grec "temps libre". Le temps de la liberté. Mais le temps de la liberté n'est pas un temps employé à ne rien faire, bien au contraire, il est un temps employé à se rendre libre, donc à apprendre. L'école, c'est l'apprentissage de la liberté, et l'élève, celui précisément qui s'élève, deviendrait dès lors l'explorateur d'un monde nouveau. Un monde où l'on pourrait s'adonner à l'activité la plus humaine qui soit : les occupations de l'âme, qu'il s'agisse de la lecture, de l'amour ou de la découverte.


L'école, il est facile de la critiquer. On peut aussi essayer de l'améliorer pour faire en sorte que le texte ci-dessus ne soit pas que de belles idées... Pour de plus amples réfléxions sur l'école, allez cliquer sur l'article "problèmes d'apprentissage". (réflexions inspirées du livre d'Hélène Grimaud : Les leçons particulières

 

Vous pouvez aussi aller voir l'articament  "dyslexie/dysorthographie/dyscalculie/dyspraxie/TDH"

 

Sur les médias...

Il ne s'agira pas, ici, de tomber dans le discours facile du vilain média face au gentil peuple. Je vous poserai seulement une question : Vos convictions profondes, vous appartiennent-elles vraiment à 100% ?

 Pourquoi une telle question ? Car bien souvent, dans la vie, nous nous laissons influencer, portés par la peur, l'égo ou la répétition des infos partielles et orientées. Nous devenons ainsi englués devant la force des émotions qui se dégagent dans la déferlante d'images à laquelle nous sommes quotidiennement abreuvés. Noam Chomsky, un célèbre linguiste américain, avait dans cette optique écrit "Les dix stratégies de la manipulation des masses" (cf. document word juste en dessous.) Entre plusieurs procédés de manipulation, il écrivait que faire appel à l’émotionnel était justement une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements.

Hitler avait coutume de dire qu'un mensonge répété 10 fois restait un mensonge... mais un mensonge répété mille fois finissait par devenir la vérité ! Et toi ? T'es-tu laissé vampirisé une fois par une de ces techniques ? Et si tu profitais justement de cette question pour entièrement repenser ce que tu crois vraiment... loin des diktats sociaux, loin des apparences, des clichés et de ce qui est apparemment "cool" ?

En guise d'exemple, regardez un peu l'image ci-contre. Elle relate la mésaventure du marine Ted Boudreaux Jr en avril 2004. Le CAIR (Council on American-Islamic Relations) reçoit dans sa boîte mail une photo représentant un marine américain posant aux côtés de deux jeunes irakiens. L'un d'entre eux tient une pancarte indiquant «Le soldat Boudreaux a tué mon père et mis enceinte ma sœur». Après enquête, on découvre que la même photo circule sur Internet mais avec la mention «Le soldat Boudreaux a sauvé mon père et ma sœur». Entendu, le soldat Boudreaux affirme qu'aucune de ses photos n'est vraie, la mention originale indiquant juste «Bienvenue aux Marines». On ne sut jamais qui avait falsifié le cliché original. Mais entre-temps, le mal fut fait. Des sites ventant les USA comme le mal ou le bien incarné se sont servis de ce cliché pour attiser la haine ou l'arrogance et jeter de l'huile sur le feu... avec succès. Aussi, avant de te forger une opinion définitive, ne tombe pas systématiquement dans le piège de l'émotion facile qui glorifie tes pulsions. Recoupe l'info, pense par toi-même et fais-toi ensuite ta propre opinion !

 

Manière de voir le monde...

Quel est le 1er mot que tu vois dans cette grille ? On a coûtume de dire que le 1er mot que tu vois reflète ta manière de voir les choses... est-ce vrai en ce qui te concerne ?

L'as-tu remarqué ? Ces trois images questionnent ta manière de voir les choses... La première te prouve que tu peux être trompé par ce que tu vois, la 2ème révèle ce que tu vois en 1er... et la 3ème, enfin, allégorise une citation d'Einstein : 

 

"Ce n'est pas en perfectionnant la bougie qu'on a inventé l'electricité"

 

Comme cette ampoule sur l'image ci-dessus, il nous arrive de ressasser sans fin un même problème... sans réaliser que sa solution réside dans une dimension supérieure !

 

Sauras-tu voir cette dimension supérieure la prochaine fois que cela t'arrivera ?

 
Penser par soi-même...

La PNL (programmation-neuro-linguistique) a coutume de dire : "La carte n'est pas le territoire". Ce qu'une personne croit être le monde n'est effectivement que sa représentation personnelle du monde, et non pas la vérité. Ainsi, il existe autant de représentations de cette réalité qu'il existe d'êtres humains, et aucune n'est plus vraie ou réelle qu'une autre. En ayant cela en tête, dans la lignée de ce qui a été écrit plus haut, n'oubliez pas que ce que vous voyez à la télé, tout comme ce que vous voyez vous-même, ne sont que des projections. Des projections parfois faussées par vos désirs, vos pulsions, votre ego... ou l'influence que vous subissez plus ou moins malgré vous dans un groupe !

 
Sur la puissance de l'art...

L'écrivain Franz Kafka disait : "L'art est, comme la prière, une main tendue dans l'obscurité, qui veut saisir une part de grâce pour se muer en une main qui donne." Cette main tendue, c'est le processus créatif lui-même. L'objectif premier n'est pas tant de faire quelque chose d'artistique mais de faire de la création un espace vous permettant de dénouer des noeuds psychiques, de débloquer quelques vieux mécanismes refoulés et/ou obsolètes. Et en quoi le fait de créer permet de dénouer de tels noeuds ? Tout simplement parce que l'acte créatif nous met dans un processus permettant de meilleures médiations entre votre conscient et inconscient, entre votre corps et votre esprit. Par un habile lien que vous nourrirez avec votre thérapeute (si vous vous lancez dans l'art-thérapie) ou avec vous-même, la parole que vous aurez déposée dans votre création se libèrera et vous aidera à y voir plus clair sur les ressources dont vous disposez... et sur les anciens mécanismes qui vous empêchaient auparavant d'avancer ou d'évoluer.

 

 

 
Sur la puissance de l'imagination...

L'écrivain Joseph Conrad écrivait : "C'est seulement dans l'imagination des hommes que chaque vérité trouve une existence réelle et indéniable. L'imagination, et non l'invention, est le maître suprême de l'art, comme de la vie."

 

Cette phrase, à mes yeux, est la plus importante de toutes. Elle n'est pas le fruit d'un thérapeute un peu original, elle est la confirmation de ce que je vois tous les jours et de ce que les grands hommes ont fait de leur vie ! Par l'entremise des rêves, Einstein a, par exemple, eu la théorie de la relativité, Paul Mc Cartney a composé la chanson Yesterday, le scientifique Kekulé a trouvé les propriétés chimiques du benzène... Par son insatiable curiosité, Newton a trouvé les lois sur les forces gravitionnelles en s'interressant à l'alchimie... et de nombreux patients, dans la simple croyance qu'ils avaient en leurs ressources imaginaires, ont pu améliorer leur qualité de vie de manière hautement significative.

 

Votre imagination - et la manière dont vous vous en servez et la nourissez - est donc un outil puissant ! Pour en savoir plus, n'hésitez pas à lire  l'articament "les bienfaits de l'imagination" sur ce même site, ou à cliquer sur ce site-là (ici!), très bien fait, à propos de la visualisation créatrice. Bonne lecture !

 

Sur la solidarité...

Plutôt que de grands discours sur ces trois petites images, je vous renvoie, en guise de réflexion, à ce texte (visible sur le site ici !) intitulé "Je suis parce que nous sommes". Puisse-t-il vous rappeler que nous sommes tous connectés...

 

Cette leçon de solidarité se vérifie partout, y compris dans la nature. Prenez cette fleur qu'est l'iris par exemple. Peu de gens connaissent sa particularité. Car comme bon nombre de fleurs ou de plantes, l’iris ne tient pas son existence d’une racine qui, elle-même (elle m’aime ?), viendrait d’une graine. Non. L’iris, lui, tient son existence par un rhizome, cette espèce de long cordon ombilical reliant sous la terre l’iris à d’autres iris. Sa force vient de là. Il tire non seulement partie, à lui seul, de l’engrais, du pollen, du vent, du soleil et de la pluie qu’il y a autour de lui… mais toute cette bonne énergie, en plus, se décuple par la force que lui renvoient les autres iris, reliés par leur fameux cordon. Prenez un iris qui refuserait cette aide… et vous verrez une belle fleur que peu de personnes verront car elle se dégradera trop vite. Prenez un iris qui tire sa force par elle-même et celle que lui donne également les autres… et vous verrez une plante immensément belle, lumineuse, aux odeurs et aux couleurs magnifiées par la gentillesse de ses ami(e)s invisibles. Belle leçon de vie, non ? L’écrivain Khalil Gibran, dans Le Prophète, utilise la même métaphore. Un arbre qui refuserait de lâcher ses fruits deviendrait un arbre qui, en figeant sa sève, finirait par mourir. Ainsi, refuser l'aide d'autrui (ou ne pas aider les autres, tout simplement ) peut nous tuer à petits feux.

 

 
Spécial "tableaux"...

Peintre-Pêcheur, Shitao, 1642-1708

   Observons avec douceur ce paysage du peintre Shitao. Qu’est-ce que je vois tout d’abord ? Une mer environnée de nuages cachant à peine la barque d’un pêcheur, sous le regard fier de la montagne noire au dernier plan.

   Comme très souvent dans la peinture asiatique, le plus important n’est pas tant dans ce qui est dessiné mais dans ce qui est suggéré par le vide qu’il y a autour. Est-ce seulement du vide d’ailleurs ?

   Le génie du peintre Shitao, dans ce tableau, est précisément de ne pas avoir griffonné de noir tout le fameux blanc que l’on voit à gauche du paysage. Rien n’a été peint… et, bon gré mal gré, nous voyons quand même quelque chose. Ce quelque chose, ce pourrait être les nuages, l’eau… ou ce que notre imagination déposera au fond de cette neige immaculée. Très souvent pourtant, nous cherchons dans la vie à combler un vide qui n’existe pas. Nous nous réfugions dans des paradis artificiels pour compenser de supposées absences et d’hypothétiques manques d’amour. Mais en réalité, il n’y a pas  de manques d’amour ! Il y a juste des gens qui n’arrivent pas à voir ses différentes formes qui sont autour d’eux.

   En chinois, l'expression « Montagne-Eau » signifie, par extension, le paysage. Ici, l’eau (invisible) et la montagne (visible) se rejoignent, comme les deux facettes d’une même pièce, heureuses de se marier au milieu de ce fil où se confondent, l’espace d’un instant, le néant et le plein, le concret et l’abstrait.

   Comme ce tableau nous l’inspire, il serait donc vain de combler quelque chose qui est déjà plein. Il faudrait au contraire apprendre, dans le dépouillement, à percevoir ce vide apparent et à le révéler dans tout son éclat. Comme aime à le rappeler le poète Christian Bobin, aimer quelqu’un, c’est justement « le dépouiller de son âme, et c'est lui apprendre ainsi - dans ce rapt - combien son âme est grande, inépuisable et claire. Nous souffrons tous de cela : de ne pas être assez volés. Nous souffrons des forces qui sont en nous et que personne ne sait piller, pour nous les faire découvrir. » (1)

 

Par la puissance de ces beaux symboles inscrits entre ces différents traits, ayez la conviction qu’ils sauront un jour remodeler le paysage intérieur d’une victime souffrant de manque. Qu’est-ce qu’un symbole ? Un langage qui vous aidera à faire des liens. Venant du grec « sumballein » (qui signifie "relier"), les symboles que projettent les images nous incitent toujours, sans que nous nous en rendions forcément compte, à créer des ponts entre deux mondes : celui du visible et de l'invisible, du conscient et de l'inconscient, de la maladie… et de la guérison !

1. Christian Bobin, Lettres d'or, coll. Folio, 2680, p. 88

 
Sur la révolution...

Les CREQ

"L’homme est en permanence conditionné par les autres. Tant qu’il se croit heureux, il ne remet pas en cause ces conditionnements. Il trouve normal que, enfant, on le force à manger des aliments qu’il déteste, c’est sa famille. Il trouve normal que son chef l’humilie, c’est son travail. Il trouve normal que sa femme lui manque de respect, c’est son épouse (ou vice versa, pour la femme c’est son mari). Il trouve normal que le gouvernement lui réduise progressivement son pouvoir d’achat, c’est le gouvernement pour lequel il a voté.
Non seulement il ne s’aperçoit pas qu’on l’étouffe mais en plus il revendique son travail, sa famille, son système politique, et la plupart de ses prisons comme une forme d’expression de sa personnalité.
Beaucoup revendiquent leur statut d’esclave et sont prêts à se battre bec et ongle pour qu’on ne leur enlève pas leurs chaînes.
Aussi, pour les réveiller, il faut des C.R.E.Q « Crise de Remise En Question ». Les CREQ peuvent prendre plusieurs formes : accidents, maladies, rupture familiale ou professionnelle.
Elles terrifient le sujet sur le coup, mais au moins elles le déconditionnent quelques instants. Après une CREQ, très vite l’homme part à la recherche d’une autre prison pour remplacer celle qui vient de se briser. Le divorcé veut immédiatement se remarier. Le licencié accepte de reprendre un travail encore plus pénible.
Mais entre l’instant où survient la CREQ et l’instant où le sujet se restabilise dans une autre prison, surviennent quelques moments de lucidité où il entrevoit ce que peut être la vraie liberté. Cela lui fait d’ailleurs très peur."

 

Encyclopédie du savoir relatif et absolu, Bernard Werber

 

Pour les personnes ayant souffert de rupture, allez voir l'articament "deuil et pardon" et/ou chagrin d'amour/peine de coeur. Pour les autres ayant subi les affres de la dépression, aller voir les articaments "dépression", "Violences/solitude/exclusion" ou manque de confiance (cliquez ici! ).