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Mes techniques...

Le but de cette page n’est bien évidemment pas de vous dévoiler toutes mes astuces thérapeutiques (pour une meilleure connaissance des médiations que j’utilise en cabinet : pnl, hypnose, et art-thérapie, cliquez ici !).

Certaines exigent du temps, d’autres de la patience, quelques autres, enfin, méritent un réel savoir-faire et une solide formation… car on ne s’improvise pas thérapeute du jour en lendemain !

 

Mais certaines des techniques qu’on m’a apprises sont tellement puissantes et si faciles à reproduire qu’il serait idiot de vous en priver, surtout si elles peuvent vous aider – ou aider quelqu’un qui compte pour vous – à aller mieux.

 
  1. Le VAKOG et la reformulation

 

Le VAKOG ? Qu’est-ce que c’est que ce truc ?

 

C’est l’acronyme inventé en PNL pour signifier "Visuel, auditif, kinesthésique, olfactif et gustatif". C’est notamment par ces fameux canaux (souvent reconnaissables à la manière dont on bouge les yeux) que nous pouvons comprendre la façon dont les souvenirs viennent à nous. Vous ne comprenez rien ? Pas de panique, je m’explique.

 

Vous souvenez-vous, par exemple, ce que vous faisiez il y a 48h, à la même heure ? Non ? Allez, essayez… faites un petit effort ! Vous rappelez-vous la manière dont vous étiez habillé ? Concentrez-vous bien, ce qui vient à votre esprit va être déterminant pour la suite…

 

Pourquoi vous ai-je demandé tout cela ? Pour vous faire comprendre qu’au moment où vous réfléchissiez à mes questions, vous étiez probablement en train d’opérer un certain type de mouvements oculaires sans même vous en rendre compte !

 

Le saviez-vous ?

 

Lorsqu’une personne a une mémoire visuelle, elle a tendance à lever les yeux, comme pour mieux aller chercher dans son esprit les images dont elle a besoin pour se remémorer l’information…

 

Lorsqu’une personne a une mémoire auditive, elle a tendance à poser ses yeux sur le côté, en direction des oreilles justement, comme pour mieux aller chercher les sons dont elle a besoin pour se remémorer l’information…

 

Lorsqu’une personne a une mémoire kinesthésique (par commodité, on associera les « olfactifs » et « gustatifs » chez les kinesthésiques), elle a tendance à baisser les yeux, comme pour mieux aller chercher dans le corps les sensations et les mouvements dont elle a besoin pour se remémorer l’information.

Aussi, lorsque vous êtes face à quelqu’un que vous aimeriez mieux comprendre, posez-lui une question impliquant sa mémoire à moyen terme (ex : « que faisais-tu il y a deux jours ? Il y a une semaine ? Quelle est la dernière fois où tu as été au cinéma/restaurant » ? etc.). Regardez ensuite comment instinctivement cette même personne bouge les yeux. Si par exemple elle les lève, sitôt votre question terminée, vous aurez probablement affaire à une personne visuelle. Une personne qui comprendra l’information en passant par des images. Qu’allez-vous faire pour que cette dernière se sente mieux avec vous ? Vous allez employer un discours beaucoup plus imagé (« c’est clair », « c’est net », « c’est lumineux » etc.). Conséquence ? Votre vis-à-vis se sentira parfaitement bien en votre compagnie. Il aura l’impression que vous le comprenez, que vous « voyez les choses de la même façon » et ceci, de manière instinctive et inconsciente. Pas mal, non ?

 

Mais quel est le lien avec la reformulation ?

 

La reformulation, chez les hypnothérapeutes, c’est une des nombreuses techniques que l’on utilise pour commencer à mettre un patient en transe. Comment procède-t-on ?

 

C’est bien simple, dès que cela est possible, nous reformulons ce que la personne face à nous vient de dire. Pourquoi ?

 

  • En reformulant, j’évite les mauvaises interprétations (mes filtres personnels peuvent m’amener à comprendre autrement le sens d’un mot ou d’un contexte).

  • En reformulant, plutôt que de donner un avis/une solution qui empêcherait tout débat et prise de conscience, j’incite le patient à aller plus loin dans sa pensée et je lui montre que j’épouse complètement sa manière de comprendre le monde. Cette impression va le rassurer. Car là où ses parents s’échaufferaient en lui disant : « Mais pourquoi t’as pas fait comme ça ou pourquoi tu ne fais pas ça ? » (ce qui peut le braquer), je l’encourage simplement à élargir son point de vue, sans jamais le juger.

 

Un exemple valant mieux qu’un grand discours, je vous livre ci-dessous une conversation prof/élève  à laquelle j’ai assisté en tant que tuteur-témoin lors d’un cours avec des 6èmes. Le cours portait sur l’imparfait et le passé simple. J’étais au dernier rang de la classe en train d’observer la scène.

 

- Madame ?

- Oui Léo ?

- Je ne vois pas ce que c’est « l’imparfait ». Je n’ai pas compris.

- Léo, je viens de te le dire ! Ta leçon, tu l’as apprise quand ce week-end ?

- (Il lève les yeux) Euh… C’était samedi je crois !

- Et bien, tu aurais dû la relire plus sérieusement. Je te redis donc la définition : « L’imparfait, c’est un temps du récit et du passé qui exprime une action longue qui peut se répéter ». Tu comprends maintenant ?

- Euh… oui, oui…

- Tu comprends ou pas ?

- Euh…

- Mais je viens de te le dire ! « L’imparfait, c’est un temps du récit et du passé qui exprime une action longue qui peut se répéter »… C’est bon maintenant ?

- Oui, oui…

- Alors répète-le !

- Euh… c’est un temps du… (il relève les yeux)

- Léo, la réponse, elle n’est pas au plafond ! Tu as écouté ce que j’ai dit ou pas ?

 

Que nous révèle cette conversation ? Léo est un élève visuel (« Je ne vois pas ce que c’est », il lève deux fois les yeux), il comprend l’information lorsqu’elle passe par des images…  et son enseignante lui donne de l’auditif (Elle ne fait que répéter la définition de son cours.).  Ça ne pouvait pas marcher ! Pour ne pas laisser Léo en situation d’échec, j’ai donc été le voir à la fin du cours, sitôt les élèves partis.

 

Pour que les techniques utilisées ci-dessous  vous soient évidentes, je vous mets en orange le langage par images que j’ai utilisé pour que  « Léo le Visuel » puisse mieux percevoir mes informations. Je vous mets également en bleu toutes les phrases où je me suis appliqué à reformuler ce qu’il venait de dire pour bien le mettre en confiance.

 

MOI : Alors Léo… tu vas voir, ça va être hyper clair, hyper net… lumineux même ! Imagine, tu es en train de regarder un film…

LEO : Ah oui, j’aime bien les films…

MOI : Tu aimes bien les films, c’est normal…

LEO : Même que ce week-end, j’ai vu un film avec un gars qui courait pour participer aux jeux olympiques…

MOI : … qui courait pour participer aux jeux olympiques, c’est génial ! Et bien imagine justement cette personne. Tu es devant ta télévision et, pour être sûr de bien comprendre ce qu’il s’est passé juste avant, tu appuies sur le bouton « reverse » de la télécommande et tu vois tout d'un coup ce coureur dans un parc en train de faire son petit footing… tu y es ?

LEO : (il lève de nouveau les yeux) Oui, oui, je le vois très bien…

MOI : Tu le vois très bien… c’est parfait ! Imagine maintenant, dans ce petit film que nous créons, "un ralenti", pour qu’on sente bien, en tant que téléspectateur, l’effort de ce sportif ! Avec ce ralenti, on a bien le temps de voir les muscles de ses jambes, sa respiration, sa sueur le long de ses joues…

LEO : Et ses cheveux qui ballottent dans le vent aussi ?

MOI : Et ses cheveux qui ballottent dans le vent, oui ! On voit également, en haut à droite de l’écran, un petit calendrier, avec des pages qui s’envolent : Lundi, mardi, mercredi…

LEO : Ah oui, comme ça, on comprend qu’il le fait régulièrement tous les jours !

MOI : Il le fait régulièrement tous les jours, c’est exactement ça ! Et bien tu vois Léoce que tu viens de voirc’est de l’imparfait à l’image !

LEO : Ah bon ?

MOI : Et bien, oui ! Tu viens de voir un temps du récit (qui racontait une histoire) et du passé (tu as appuyé sur « reverse », ça s’est donc passé avant)…

LEO : (me coupant la parole) : qui exprime une action longue (il y avait un ralenti) et qui peut se répéter !

SON PROF : Mais c’est exactement ce que j’étais en train de te dire en cours !

 

Je comprends, bien évidemment, la frustration de l’enseignante… mais qu’est-ce qui a fonctionné dans ma définition de l’imparfait ?

 

J’ai ai juste donné à Léo des images analogiques pour qu’il puisse se faire sa propre définition de l’imparfait ! Grâce à la reformulation et au VAKOG, un élève qui était sur le point de jeter l’éponge a simplement trouvé un moyen tout bête de comprendre facilement un cours qu’il trouvait jusque-là difficile et rébarbatif. Pour une plus ample réflexion sur tous ces sujets, n’hésitez pas à cliquer sur les parties du site intitulées : « Problèmes de stratégies et de mémorisation » et/ou "Dys et TDAH".

 

 

    2. Comment miner une mauvaise croyance ?

 

Pour passer du « C’est impossible. » à « Je suis capable», le PNListe David Gordon a élaboré une stratégie très efficace que voici :

 

a)            Identifier quelque chose que vous ne croyez pas pouvoir faire, même si vous êtes conscient qu’il est possible que quelqu’un d’autre le réalise.

               ∟  ex : « j’ai un chagrin d’amour, je crois que je n’aimerai plus jamais… même si je sais que mon cousin, après une grosse rupture, s’est mis à aimer de nouveau en rencontrant il y a peu sa future femme ! »                                                                                                                                                         

b)           Décomposez ce « Je ne peux pas » en ses morceaux composants.

               ∟  ex : je crois que je n’aimerai plus parce que :

  • a - ça fait trop mal, j’ai peur de souffrir de nouveau.

  • b - ça m’a rendu méfiant(e) envers les hommes/femmes, je ne fais plus confiance.

  • c - ça me fait croire que je suis moche, looser et ringard, cette image m’est insupportable.

  • d - cette personne qui vient de me quitter était vraiment la seule et l’unique, j’en suis persuadé(e).

 

c)            Parmi ces composants, identifiez ceux que vous aviez déjà réussi à réaliser à un moment de votre passé.

                ∟ ex : « les points a et d me font finalement réaliser que, dans mon passé, il y a des choses qui sont plus fortes que moi. Je ne peux pas rester plus de 3 semaines sans penser à quelqu’un, c’est impossible. L’idée que je ne puisse plus aimer quelqu’un d’autre un jour est donc fausse. »

 

d)           Identifiez quels composants nécessitent encore un apprentissage.

                ∟ ex : « Le point c me fait réaliser que si je suis si pessimiste sur le plan sentimental, c’est parce que je manque de confiance en moi. A chaque échec, je vois une preuve de mes incapacités. Si je prenais le temps d’aller en salle de sport pour retrouver un corps qui me convienne, si je prenais le temps avec un psychothérapeute pour régler 2-3 choses de mon passé… ça pourrait peut-être le faire ! »

 

e)           Imaginez que vous avez les ressources pour apprendre ces composants (temps, argent, enseignements etc.) et imaginez que vous êtes en train d’apprendre ces composants.

                ∟   « Ok… Je me vois aller en salle de sport. Plutôt que de « zoner » toute la soirée sur mon ordi devant une série débile le mardi, je m’imagine plutôt faire quelques exercices physiques avec des appareils de musculation… pourquoi pas avec un pote, ça pourrait être sympa ?

                      « Je me vois aussi faire quelques petits boulots pour trouver l’argent nécessaire qui me permettra de me relooker et de retrouver une indépendance financière ! »

                      « Je me vois également aller chez ce psychothérapeute près de chez moi. J’ai vu son site internet. Il a l’air bien. Je suis sûr que je vais apprendre plein de choses sur moi ! »

 

f)            Maintenant, reconsidérez ce « je ne peux pas ». En quoi votre expérience a-t-elle changé ? Vous allez réaliser que vous êtes déjà capable de le faire ou que vous le deviendrez bientôt.

 

Si cet article te touche, tu peux le prolonger sur l'articament intitulé "manque de confiance" ou "les bienfaits de l'imagination". Tu peux aussi aller voir en bas de page voir toutes les astuces permettant de "recréer un dialogue avec quelqu'un qui n'en fait qu'à sa tête."

 

 

   3. Comment arrêter un hoquet ?

 

Grâce à une figure de style qu’on appelle la synesthésie !   

La synesthésie, cela peut être voir un son, entendre une couleur, goûter une odeur…        

 
 

Très fréquente dans la poésie, elle permet souvent aux poètes de dérégler « notre machine à ressentir » un peu trop sage… Confondant deux sens a priori inconciliables (ouïe/vue, goût/vue etc.), elle nous oblige à voir/entendre/ressentir autrement le texte (et donc le monde!) qui nous entoure. Malin! Un exemple ?

 

« Le jet d’eau fait toujours son murmure argentin » (Verlaine, Après 3 ans)        

                                                   ᶫ un son + ᶫ une couleur

 

La PNL utilise régulièrement la synesthésie pour soigner et guérir plein de petits maux comme le hoquet. Mais comment est-ce possible ?

 

En incitant son cerveau à trouver de nouvelles solutions, de nouveaux sens, de nouvelles façons d’envisager une situation dès lors qu’il nous arrive quelque chose, (1), la synesthésie crée en nous des liens psychiques favorisant tôt ou tard la résolution d'un problème.  Voilà ce que je dis par exemple à ma filleule, sujette aux hoquets de manière très fréquente, en m’inspirant des bienfaits de cette figure de style :

 

MOI : - Si je te demandais de me faire une image, un tableau de ton hoquet, ce serait quoi?

ELLE : - (sans hésiter) un ballon tout rouge!

MOI : - Un ballon tout rouge, très bien… image-toi en train de t’approcher de ce ballon, pose ton oreille tout près du nœud… entends-tu ce petit chuintement qui fait "pshhh" ? (on passe de l’image au son)

ELLE : - Oui…

MOI : - Ce petit « pshhhh », c’est l’air qui finira tôt ou tard par s’échapper du ballon…  Et tu sais quoi?

ELLE : - Non…

MOI : - Ce ballon qui laisse échapper de l’air, si tu le touches, tu constateras que sa surface sera de moins en moins lisse, de plus en plus flapie… comme les joues de Mamie quand tu lui fais des bisous à Noël… (On passe du son au toucher…)

ELLE : Ah ouais…

 

DEVINEZ QUOI ? ELLE N’AURA PLUS LE HOQUET !

 

Comment est-ce possible? J’ai demandé inconsciemment à son cerveau de trouver d’autres solutions pour résoudre son problème, et ça marche! 

 

   4. Comment se sortir d’un trou de mémoire ?

 

Que ce soit lors d’un examen ou d’un concours (voir l’articament à ce sujet) ou que ce soit lors d’une phase d’apprentissage (voir cet autre articament consacré à ce sujet), le trou de mémoire est l’angoisse de tous les étudiants du monde. Dieu merci, il y a un moyen de le contourner dans de nombreuses situations.

 

Sachez, en effet, qu’un trou de mémoire ne vous tombe pas comme ça sur le dos. Lorsque cela vous arrive, vous ressassez généralement  un cercle vicieux dans un coin de votre cerveau (ce que les PNListes  appellent « une boucle dans le dialogue interne »), ce qui vous empêche de retrouver ce que vous aviez oublié… un peu comme si vous cherchiez vos clés fraichement perdues à 1 kilomètre de là où vous étiez,  sous un lampadaire, sous prétexte qu’il y a de la lumière !

 

Si cela vous arrive, c'est que vous êtes précisément dans cette situation.  Il faut donc faire autre chose. L'antidote vous intéresse ? Il faut 3 étapes :

 

1 S’obliger à lever son regard vers le haut (cela favorise l'accès visuel).

2 Repenser à n'importe quelle image ou schéma de votre cours. (Pour être vraiment dans le visuel)

3 Revisualiser la partie de votre cours qui est en lien avec la question.

 

Seulement ça ? Oui, tout simplement. Mais il n'est pas si facile de s'obliger à guider sa cognition dans le visuel lorsque vous tournez dans ce dialogue interne, cet état d’esprit qui vous oblige souvent à baisser les yeux vers la gauche. Un zeste de volonté et la mémoire vous reviendra ! (Pour de plus amples réflexions sur la mémoire, allez cliquer sur l'articament "Problèmes de mémorisation".

 

Source : InterActif - Pédagogie PNL (https://www.facebook.com/PedagogiePNL/ )

 

 

 

   5. La méthode du « Reformulez-moi ça sans ce mot »  

 

Qui n’a jamais connu les conversations interminables qui n’aboutissaient à rien alors que votre but, au départ, était d’aider la personne ? Dans ce petit article, je vais vous partager une technique trouvée dans David Calof’s Hypnotic Techniques pour vous tirer de ces désagréments.

 

David Calof (ancien élève de Milton Erickson, fondateur de l’hypnose ericksonienne)  a toujours été un thérapeute à part. Vantant les mérites et les pouvoirs de l’imagination, il s’était imaginé seul, un jour en autohypnose, un « bureau psychique », avec ordinateur high-tech posé dessus. A force de visualiser la pièce, il en avait parfaitement dessiné les contours avec son ascenseur, au fond, le reliant au Très-Haut ! Lorsque David Calof avait besoin d’une réponse, il écrivait mentalement une question sur son ordinateur (ou il posait psychiquement quelque chose à l’intérieur de son ascenseur) qui traitait en totale autonomie  la demande avec toutes les informations dont il disposait. Le résultat était souvent imminent : en toutes lettres devant l’écran d’ordinateur (ou avec quelque chose/quelqu’un de très concret dans l’ascenseur). C’est ainsi, 3 mois après avoir posé « ses soucis » dans l’ascenseur suite à une période très chargée où il venait de perdre sa mère, que son monte-charge lui fait savoir que ses portes vont bientôt de nouveau s’ouvrir ! Que voit-il à l’intérieur ? Sa mère lui souriant et le déculpabilisant, fière de l’homme qu’il continue à devenir… Imaginez l’émotion du thérapeute ! (2) Si cette anecdote vous touche, peut-être pourrez-vous être intéressé par ce qu’il se passe ici !

 

C’est dans cette même veine, humaniste et originale, que je vous propose, inspirée de Calof, la méthode du « reformulez-moi moi ça sans ce mot »

 

Prenons par exemple quelqu’un qui fait des crises de phobie. Je pourrai immédiatement travailler avec la personne phobique en l’hypnotisant directement. Mais si je fais cela, il y a de fortes chances que les crises du patient reviennent un jour car le problème n’aura pas été activement traité par le principal intéressé.

Comment le traiter en profondeur ? Il s’agit simplement de demander à la personne de reparler de son problème en supprimant les mots importants de la phrase et de continuer ainsi plusieurs fois de suite. Pour vous montrer et vous faire comprendre le principe, je vous donne en guise d’exemple une de ces conversations que j’ai pu avoir un jour avec un de mes patients phobiques.

 

Patient : Je sors de chez moi, j’ai peur et j’évite toutes les personnes  que je pourrais rencontrer.

Moi : Reformulez-moi ça sans utiliser les mots « peur » et « personnes »

Patient (Il hésite un petit moment) : Je sors de chez moi, le bonheur des gens m’insupporte tellement que je préfère les éviter.

Moi : Reformulez-moi ça sans utiliser les mots « bonheur » et « éviter ».

Patient  (avec les pupilles de plus en plus dilatées – signe de transe) : Je sors de chez moi, j’ai l’impression que les belles choses que vivent les gens que je croise dans la rue ne m’arriveront jamais… alors pour ne pas avoir à y penser, je vais dans des endroits sans intérêt.

Moi : Reformulez-moi ça sans utiliser les expressions « les belles choses que vivent les gens »  et « endroits sans intérêt ».

Patient (il finit par fermer les yeux, les paupières papillotantes) : Je sors de chez moi, voir des gens qui s’embrassent me rappelle une vieille rupture… alors je me rends dans des lieux où l’amour n’existe pas.

 

A cet instant de la conversation, j’ai déjà de très bonnes pistes à activer. Derrière cette nébuleuse notion qu’est la « phobie » (voir l'articament consacré à ce sujet), derrière ce terme général et un peu fourre-tout empêchant le patient de penser à ses vrais problèmes, j’ai trouvé en quelques minutes des réflexions pratiques et concrètes que je vais immédiatement proposer. 

 

Moi : Si une personne se tenait devant vous et vous disait : « Je sors de chez moi, voir des gens qui s’embrassent me rappelle une vieille rupture… alors je me rends dans des lieux où l’amour n’existe pas. » Que lui diriez-vous ? (A noter, je reprends son phrasé et son intonation pour  générer plus facilement une réaction de sa part)

Patient : Je dirai que c’est une personne malheureuse qui manque de confiance !

Moi : Et qu’est-ce que vous lui diriez de faire ?

Patient : Je lui dirai d’aller voir quelqu’un qui l’aiderait à reprendre conscience de ses richesses, d’aller dans des groupes avec des personnes qui pensent comme elle, d’aller trouver des talents qui pourraient l’épanouir et le requinquer !

 

Cela va sans dire, ce genre de conversations n’est pas toujours aussi simple.  Parfois, il faut insister un peu ou contourner les questions quand le patient est trop dans le mental ou réfléchit trop aux conséquences des mots qu’il utilisera. Mais l’idée est surtout d’utiliser cette technique pour couper les automatismes et les habitudes un peu figées derrière lesquelles les personnes s’abritent pour ne pas penser à la vraie source des problèmes qui les empoisonnent.

 

Pour voir un autre cas, avec la même méthode mais un autre thérapeute, je me permets de recopier la conversation ci-dessous (venant de l’excellent site http://hypnoscient.fr/trouver-les-fondations-dune-problematique/ ). Puisse-t-elle vous éclairer et vous donner de jolies idées.

 

« Un autre exemple, encore une fois tiré d’un cas réel d’insomnie, premier cas sur lequel j’ai testé cette technique et j’ai été bluffé :

– (Patient) Le soir je n’arrive pas à m’endormir, et quand je dors j’ai le sommeil très léger.

– (Moi) Reformulez moi ça sans endormir, sommeil et léger.

– (Patient, en rupture de pattern complète) Le soir j’ai peur de dormir, j’ai peur qu’on m’oublie.

– (Moi) Reformulez moi ça sans peur de dormir et peur qu’on m’oublie.

– (Patient, après 20 secondes de pleurs) « En fait j’ai besoin d’être veillée, j’ai peur qu’on m’abandonne » puis elle enchaine « d’ailleurs je me rends compte que quand mon copain s’endort après moi, je dors bien ! »

Croyez-moi ou non, j’ai été le premier surpris d’arriver aussi vite à quelque chose d’aussi fort et d’aussi précis, […]nous avons enchainé le travail hypnotique presque immédiatement. »

 

 

 

 

   6. La méthode de Walt Disney

 

Walt Disney était un vrai  génie, un manager, un visionnaire, un artiste accompli (une belle anecdote est d’ailleurs racontée  sur son compte ici !). Comment a-t-il fait pour réussir quasiment tout ce qu’il entreprenait ?

 

Dans cette citation, nous pouvons voir repris  le vieil adage de Louis XIV disant :

 

« On ne fait jamais rien de grand, de beau, d’unique, de rare… qu’en y pensant plus souvent et mieux que les autres. »

 

Autrement dit, le bonheur, avant d’être vécu, se prépare, s’ensemence dans notre esprit et dans notre imaginaire ! Mais comment bien rêver et ne pas faire de toutes nos belles idées des projets mort-nés ? Pour le savoir, cliquez sur le document ci-dessous. (Tu peux aussi aller cliquer à cet endroit du site évoquant les pouvoirs et bienfaits de l’imaginaire)

 

 

 7. Remettre quelqu'un à sa place

 

Alain Thiry, formateur en PNL, montre dans ses formations 5 moyens très efficaces permettant de recréer du dialogue avec quelqu'un. Très efficaces avec des jeunes minés par de mauvaises croyances, ces outils vous donneront de précieuses idées pour aider nos ados à changer la piètre image qu'ils peuvent avoir d'eux mêmes. (3)

 

   1) Proposer une autre équivalence concrète

    - Je travaille pas, j'ai envie de m'amuser!

    - La meilleure façon de s'amuser, c'est d'avoir de vraies vacances, non?        

   2) Nier le critère

    - Je travaille pas et alors? Je veux qu'on me laisse tranquille!

    - Ce n'est pas possible ça! On n'est pas dans un film ! Même adulte, on ne te laissera jamais tranquille. Alors qu'est-ce que tu as d'autres à me proposer ?

   3) Nier le critère pour mieux redéfinir le comportement

    - Je travaille pas car le prof, je ne l'aime pas de toute façon!

    - Je ne te crois pas, tu l'aimes bien.

    - ???

    - Ben, en ne travaillant pas, tu prends le risque de le retrouver l'année prochaine, non ?

   4) Nier le critère pour mieux en redéfinir un autre

    - J'ai pas envie de bosser...

    - Mais on s'en fout que tu aies envie ou pas envie ! La vraie question, c'est : qu'est-ce que tu  veux faire de ta vie ?

   5) Redéfinir le critère pour mieux trouver une nouvelle équivalence concrète

   - J'ai pas envie de bosser, j'ai envie de m'amuser...

   - Tu dois avoir une drôle image du travail dis-donc! On peut bosser en s'amusant, non ?

 

Cela va de soi, il vous faudra parfois contourner plusieurs résistances pour parvenir à vos fins... mais le plus important est de réussir à nouer un dialogue. Un dialogue qui permettra aux jeunes de repenser leurs mauvaises croyances pour pouvoir mieux repartir de l'avant.

 

  1. Source : http://www.ressources.be/blog/term/synesthesie

  2. Olivier Lockert, Métaphores, IFHE éditions.

  3. http://interactif.be/formations.php