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                                Mon artothèque

Tous les livres, films et musiques que je ne cesse de lire/voir et écouter en tant que thérapeute... S'ils vous parlent, je vous les recommande chaudement. Bonne découverte!

 

 

 

 

 

 

Sur la psychanalyse...
 
   Le livre rouge (Jung)
Un livre détonnant où Jung consigne ses rêves, les commente et les dessine. Un livre d'une richesse inouïe où le psychanalyste montre comment, par l'entremise de ses songes, il est possible de créer. (Cliquez ici!)
   Une vie à soi (Milner)
Un livre très riche et très facile à lire, qui n'a cessé de me suivre lorsque je rédigeais mon mémore d'art-thérapie. Sa manière d'intégrer les sens, l'émotion et l'art à ses thérories, sa faculté à prolonger et défricher les théories de Winnicott font de cette oeuvre un livre indispensable! (Cliquez ici!)

 Jeu et réalité (Winnicott)

Un livre très fort qui nous pousse à nous réinterroger sur ce qu'est le jeu et le fameux objet transitionnel! Un classique. Personnellement, je le consulte tout le temps.

(Cliquez ici!)

L'interprétation psychanalytique des rêves (Moir)
A mon sens, le dictionnaire le plus complet, alliant bon sens, analyses psychanalytiques (tout à la fois freudiennes, jungiennes... et moiriennes!). Moi qui tiens un journal de bord de mes rêves, ce livre trône sans arrêt sur ma table de chevet! (cliquez ici!)
Psychanalyse des contes de fées (Bettelheim)
Vous ne lirez plus jamais les contes de la même façon après avoir lu ce livre... Vous ne les raconterez plus jamais pareil non plus...
(Cliquez ici!)
Sur la psychiatrie...
Un merveilleux malheur (Cyrulnik)
J'aurai pu mettre toute la bibliographie de cet homme génial, psychanalyste et psychiatre, inventeur de ce fameux concept de résilience, cette fameuse idée développant les capacités qu'a tout être à pouvoir renaître de ses cendres. Indispensable. (Cliquez ici!)
De l'art du bonheur et Imparfaits, libres et heureux, de Christophe André
Psychiatre et psychotérapeute, Christophe André a le don de vous réconcilier avec vous-même! Si Imparfaits, libres et heureux est son livre le plus connus, De l'art du bonheur vous donne très simplement de magnifiques leçons de vie en nous aidant à voir des toiles de grands maîtres de la peinture afin de mieux comprendre ce qu'ils ont à nous transmettre... Je ne m'en suis toujours pas remis! (cliquez ici!)
Sur la psychologie...
N'y a-t-il pas d'amour heureux? (Corneau)
 
Pour mieux comprendre en quoi les rapports que l'on tisse avec nos parents peuvent conditionner notre vie sentimentale, ce livre est fait pour vous! (cliquez ici!)
Ces enfants malades de leurs parents (Schützenberger)
L'un des livres-clés pour mieux comprendre ce qu'est la psychogénéalogie. Nos enfants, héritent-ils et subissent-ils malgré eux ce que leur ont transmis leurs aïeux? (cliquez ici!)
Dictionnaire de psychologie (Doron)
 
A mon sens, le meilleur dictionnaire de psychologie, idéal pour être au clair, de façon concise et détaillée, sur les principaux concepts psychologiques! (Cliquez ici!)
Petit traité de manipulation (Joule-Beauvois)
Le livre par excellence nous amenant à mieux réfléchir pour voir autrui en train de réaliser ce qu'on aimerait le voir faire! (cliquez ici!)
 
Sur l'art-thérapie...
      Théâtre et thérapie (Orioli)
L'un des quelques livres m'ayant constamment accompagné lors de la rédaction de mon mémoire d'art-thérapie. Précis, méthodique et solidement documenté, il m'a ouvert des possibilités infinies dans ma façon de concevoir le théâtre en consultation.  (cliquez ici!)
     La musicothérapie (Lecourt)
Simple sans être simplet, c'est à mon avis le livre le plus précis et abordable pour comprendre les pouvoir thérapeutiques de la musique en consultation. Là aussi, je le consulte quasiment toutes les semaines! (cliquez ici!)
           Art-thérapie (Royol)
Très ancré dans la psychanalyse, ce livre exigeant ravira les professionnels et fera comprendre aux autres à quel point l'art-thérapie est une pratique sérieuse offrant un infini champ des possibles dans les milieux thérapeutiques. (cliquez ici!)
                L'art-thérapie (Klein)
C'est le livre qui m'a donné envie de me lançer dans l'art-thérapie!
Très complémentaire au livre de Royol : synthétique, clair et concis, c'est assurément le livre par lequel il faut commencer pour n'importe quelle personne qui voudrait s'intéresser  à ce monde-là!
(cliquez ici!)
Sur l'hypnose ericksonienne...
        Hypnose (Lockert)
L'ouvrage par excellence pour s'initier à l'hypnose! Véritable pavé, il répond à toutes les questions pour celles/ceux, comme moi, qui ont voulu pratiquer l'hypnothérapie! (cliquez ici!)
Conçu comme un dialogue (avec des questions-réponses entre un thérapeute et son public), toutes les très nombreuses questions pour se lançer dans l'hypnose sont évoquées de manière pédagogique et toujours très  concrète.
 
Le pouvoir des histoires thérapeutiques (Josse)
Voilà là tout simplement un livre parfait!
Sur le seul plan littéraire, il est extrêmement bien écrit. Sur un plan thérapeutique, Josse nous livre des métaphores thérapeutiques construites sur des bases ericksoniennes... et elle nous explique à la fin de chaque histoire racontée les techniques qu'elle utilisait pour hypnotiser son patient/lecteur ! (cliquez ici!)
           Métaphores (Lockert)
Un ouvrage, écrit par celui qui m'a enseigné l'hypnose, que j'ai bien dû lire plus d'une centaine de fois! Un livre qui vous raconte de manière drôle et pédagogique les différentes façons que l'on a pour soigner les gens en racontant, en apparence, de banales histoires... De toute évidence, c'est LE livre par lequel il faut commencer si on veut se lancer dans l'hypnose! (cliquez ici!)
Sur la P.N.L...
Apprendre à apprendre avec la P.N.L et Ca y est, j'ai compris (Thiry)
Voilà précisément les deux livres qui m'ont donné envie de rencontrer Alain Thiry et de faire sa formation!
Des exemples précis et clairs, concrets et riches, basés sur les preceptes de la PNL, permettant d'aider nos enfants qui ont des difficultés à apprendre à l'école! Incontournable et diablement efficace. (cliquez ici!)
Contes et métaphores thérapeutiques (Gordon)
Un ouvrage qui montre avec beaucoup d'efficacité toutes les techniques pour raconter des histoires qui font du bien. Pratique, concret et très utile!
(cliquez ici!)
 
Mozart et Disney (Dilts)
En lisant cet ouvrage, on n'a qu'une envie : refaire le monde avec ce grand PNListe qu'est Robert Dilts, tant son approche humaniste est belle!
En modélisant les techniques de création de ces deux grands génies qu"étaient Mozart et Disney, l'auteur nous donne des astuces formidables pour mieux créer et faire de notre vie une combinaison de belles opportunités!
(cliquez ici!)
Comment transformer votre vie avec les thérapies courtes (Roulet)
Une vraie claque! Si on peut reprocher à ce livre une approche un peu à l'américaine, il n'en est pas moins furieusement jouissif, concret et efficace! En le terminant, je n'avais qu'une envie : le relire et le relire encore pour percer tous les secrets des thérapies brèves! (cliquez ici!)
Les autres livres...
Le cercle des menteurs (Carrière)
Mais qu'est-ce que j'aime ce livre! Composé en 2 tomes, il regorge de petites histoires zen que l'auteur réecrit en empruntant dans la culture orientale, d'europe de l'est, du Magrheb et d'ailleurs! Un régal! (cliquez ici!)
Raconter une histoire (Carrière)
Un livre d'une intelligence exceptionnelle! Conçu pour de apprentis scénaristes à la base, il nous donne tous les bons savoirs théoriques pour raconter de belles et bonnes histoires! (cliquez ici!)
Contes à guérir, contes à grandir (Salomé)
Un recueil très agréable à lire ! Le style de Salomé est d'une grande limpidité! Idéal pour les petits et grands enfants que nous sommes! Je l'utilise personnellement très souvent avec mes jeunes patients... (cliquez ici!)
 
Alice au pays des merveilles (Caroll)
Inutile de présenter l'un des contes les plus connus de l'histoire! D'une incroyable richesse, j'y replonge très régulièrement pour savourer l'humour, le style et le génie de Caroll à distiller des choses éminemment complexes sans en avoir l'air! (cliquez ici!)
Maktub (Coelho)
Petit recueil fourmilllant d'anecdotes, de petits contes, prières, métaphores et réflexions venus de tous les horizons. il nous permet de picorer, ça et là, de très jolies idées pour nous aider à aller mieux! (cliquez ici!)
La bible de Jérusalem
Avec un livre d'une telle richesse ayant à ce point influencé notre humanité, il aurait été fou que je ne le cite pas au moins une fois! Entre les métaphores du roi Salomon, les paraboles du Christ, les allégories sur la foi à travers les aventures de Job, la Bible, à mes yeux est le premier livre que l'on peut méditer sans cesse, sans jamais risquer d'être déçu... que l'on soit chrétiens, d'une autre religion, agnostiques... ou athés! (cliquez ici!)
Les musiques...

On sait que les effets de la musique sont aussi bien physiologiques que psychologiques. Une musique relaxante, par exemple, permet une diminution du taux de cortisol (l’hormone du stress), et dans le même temps une libération des endorphines (aux propriétés euphoriques, anxiolytiques, antalgiques, et anti-fatigues).

La musique de Mozart, selon bien des spécialistes, aurait cette vertu, elle plus que n'importe quelle autre. Pourquoi lui et pas Beethoven ou d'autres compositeurs plus ou moins connus ? Sa façon de composer, selon le célèbre oto-rhino-laryngologiste Tomatis, serait immédiatement perceptible et agréable, que l'on soit érudit/spécialiste... ou parfait ignorant!

 

 

Personnellement, en tant qu'ancien violoniste professionnel, j'adore Mozart ! Ce n'est évidemment pas le premier musicien auquel on pense dès lors qu'il s'agit de jouer quelque chose : Bach fait plus sérieux, Paganini plus virtuose, Debussy plus moderne... mais Mozart, en apprenant à le jouer, nous apprend quelque chose de fondamental! Il est celui, dans le style, nous obligeant à calmer notre ego. Là où je pouvais m'affirmer et me lâcher  en jouant du Beethoven, Mozart, lui, m'obligeait à garder un style, son style, pour preserver ce qui fait sa pureté et sa fameuse petite mélodie.

Quelle est-elle cette méodie ? Une mélodie de la joie. Une mélodie d'un homme qui vous murmure qu'un monde meilleur est possible. Eric-Emmanuel Schmitt, dans Ma vie avec Mozart, disait en écoutant sa musique :

 

"Tu m’offres la sagesse de dire « oui ». Étrange, ce « oui », alors que mon siècle, ma formation intellectuelle, nos idéologies me donnent l’illusion d’être fort en opposant un « non ». Ce soir, je me suis pardonné. Pardonné de ne pas avoir le pouvoir de changer l’univers. Pardonné de ne pas savoir rivaliser avec la nature quand elle nous détruit. Pardonné de n’avoir comme arme que ma seule compassion.

Ce soir, je me suis pardonné d’être un homme. Merci."

 

Magnifique, non?

Concerto pour clarinette de Mozart. L'un des tout derniers morceaux composés par Mozart. A mon sens, ce morceau est la quintessence de la musique mozartienne. Parvenant enfin à être simple sans être simplet, Mozart, avec seulement quelques notes, parvient à être profond, grave et léger. Franchement, qui saurait à ce point aujourd'hui réunir tous ces contraires ?

Il y a aussi Beethoven...

Le saviez-vous?

Devenu sourd vers l'âge de 26 ans, atteint d'une surdité de transmission (l'oreille interne étant intacte), Beethoven avait trouvé un système ingénieux pour continuer à "entendre" la musique : il serrait une baguette en bois entre les dents qu'il appuyait sur la caisse du piano, ce qui lui faisait entendre les sons par transmission osseuse. Il entendait ainsi sa propre musique mentalement et s'engageait dans un combat acharné pour donner un sens à sa vie. Pauvre Ludwig! Souffrant le martyre, malgré plusieurs tentatives thérapeutiques, rédigeant un testament passé à la postérité connu bien après sa mort, se sentant totalement isolé et mal à l'aise en société, il ne voit pas pourquoi continuer plus avant. Malgré cela, pour la musique, il va vivre encore un quart de siècle.

Avec un courage inouï, employant des stratagèmes comme celui décrit dans l'anecdote, ou composant assis par terre devant un piano sans pied, pour mieux sentir les vibrations, Beethoven écrit des chefs d'œuvre au delà même du pensable, reculant les limites du possible, nous donnant l'expression la plus achevée de son art .

Ses dernières sonates sont prodigieuses, exploitant le vaste registre et la puissance du piano forte il expérimente encore des sons nouveaux et dynamiques qu'il n'aurait jamais imaginés ! La Hammerklavier sonate n° 29 Op. 106, c'est l'Everest et L'Etna réunis, et peu de pianistes osent s'y attaquer. Dans l'ample respiration de cette sonate on peut presque entendre un cœur palpiter, sérénité, abandon, révolte, tout y est ,écoutez !

Source : Les Grands Compositeurs .

D'autres musiques plus modernes qui font du bien...

A chaque fois que j'écoute "You are so beautiful " de Joe Cocker, je ne peux m'empêcher d'éprouver de délicieux frissons!

 

Comme un adolescent face à son idole, je n'ai pu m'empêcher de lui écrire une lettre... pour lui parler des vertus thérapeutiques de sa musique! La voici :

"Peut-on clairement identifier les chansons qui rendent heureux ?" Jacob Jolij, chercheur en neuroscience à l'université de Groningue (Pays-Bas), s'est posé la question pendant plusieurs jours et a établi une formule qui évalue la capacité d'une musique à mettre de bonne humeur. Selon lui, trois critères permettent de produire "la chanson du bonheur" parfaite (FGI) : le tempo, qui doit être de 150 battements par minute (BPM), des paroles positives (L) et l'utilisation de notes en gamme majeure (K). 

 

Grâce à cette équation, pour le moins complexe, le chercheur a listé les dix chansons les plus susceptibles de donner la pêche.  A la première place de ce top, on trouve Dont' Stop me Now, du groupe de rock britannique Queen. Pour le chercheur, il présente exactement le bon tempo, les bonnes paroles et la bonne gamme, pour produire immédiatement une sensation de bien-être.

Personnellement, je partage son point de vue! :)

Et pour conclure...

Terminons notre partie musicale par la chanson "Happy" de Pharell Williams, également remixée par l'artiste Woodkid !

Nous l'avons dit plus haut : une musique gaie et agréable crée une diminution du taux de cortisol (l’hormone du stress), et dans le même temps une libération des endorphines (aux propriétés euphoriques, anxiolytiques, antalgiques, et antifatigues). A mon sens, la chanson "Happy" illustre à la perfection ce pouvoir thérapeutique donné à la musique! Sa version "remix" (qui a ma préférence") montre aussi que le bonheur - ou la joie - n'est pas l"ennemi de la tristesse, bien au contraire. Elle est un choix délibéré, une victoire de l'envie sur la déprime, le souhait de transfigurer la morosité en quelque chose de beau et constructif... comme nous le prouve Woodkid!

 

le cinéma...

Si le cinéma est l'art le plus universel et le plus facilement partageable... peu d'études sérieuses ont été encore faites pour mesurer l'efficacité thérapeutique du 7ème art... Personnellement, un site pour moi reste une référence que j'exploite encore beaucoup : http://www.cine-coaching.com

 

Pour les plus curieux, je vous livre une partie de ma cinémathèque thérapeutique personnelle. Un grand nombre de ces petits extraits filmiques sont effectivement pour moi très intéressants. Après une rapide contextualisation, je vous expliquerai brièvement ce qu'ils peuvent dégager de fort et stimulant. Bon visionnage!

 

 

 
On me demande parfois l'effet que peut faire l'état modifié de conscience. A plusieurs égards, il peut ressembler à ce que montrent ces deux extraits (début du film Contact de Robert Zemeckis et fin de Men in Black 2 de Barry Sonnenfeld). Pendant le voyage hypnotique, une partie de nous s'éloigne très loin... et plus elle s'éloigne, plus elle nous rapproche, paradoxalement, au plus profond de notre être. Dans cet espace indéfini, nous avons alors accès à des zones oubliées et inexplorées de nous-même. Des zones qui vous aideront à mieux comprendre qui vous êtes vraiment...
La matière est une illusion : un mini documentaire passionnant pour vous expliquer que ce  que l'on croit être la réalité n'est rien d'autre qu'une projection très personnelle et déformée de ce que pense percevoir notre cerveau. L'hypnose, en vous donnant justement un autre accès à la réalité,  aidera tous les curieux à mieux vous désengluer de certaines illusions trompeuses...
Matrix (Lana et Andy Wachowski,1999) : dans la droite lignée de la réflexion précédente, ces deux extraits très courts ont l'immense avantage de nous faire réfléchir sur la réalité de ce qui nous entoure. L'idée n'est pas neuve (Platon, déjà, parlait des idées comme des entités autonomes, des entités capables de nous choisir - ou pas - et de nous garder dans l'ignorance... ou pas !). Elle a cependant le mérite de nous rappeler l'existence de ces prisons mentales que l'on est parfois prêt à se construire pour ne pas voir la réalité en face. Comme le dit Néo dans le deuxième extrait : on se bat parce qu'on l'a choisi !
Je suis un être humain magnifique (Yacine Djaafar) : ce court-métrage est un petit bijou ! De manière toute simple, sans jamais être simplet, il nous réconcilie avec nous-même, nous rappelant, malgré ces gros défauts qui peuvent parfois nous empoisonner la vie, que l'on est aussi de belles personnes... pour autant qu'on sache le voir et le remarquer!
Angel-A (Luc Besson, 2005) Souvent cité sur ce site, cet extrait est à mon sens le plus beau qui soit! Indispensable pour commencer à se réconcilier avec soi-même, il rappelle avec beaucoup de tact et de justesse cette nécessité d'apprendre à s'aimer soi-même, avant de vouloir à tout prix aimer quelqu'un. Le philosophe Montaigne disait déjà : "Il faut se prêter à autrui et ne se donner qu'à soi". Et non, ce n'est pas de l'égoïsme que de penser cela ! Se donner à soi-même, c'est apprendre, dans ce délicat apprentissage de l'amour-propre, à reconnaître tout ce qui peut faire de nous une belle personne. C'est une étape indispensable dans la quête de l'amour. Comment, effectivement, se targuer d'aimer quelqu'un si on ne s'aime pas d'abord soi-même ?
Car le regard, la perception que l’on a de soi, des autres et du monde, ce serait comme la manière dont un projectionniste de cinéma ferait son travail. Si le projectionniste n’aime pas ce qu’il fait, si ses mains et ses doigts sont tâchés du gras avec lequel il a fait son sandwich lors de sa pause, les bobines et pellicules qui constituent le film seront tâchées de gras à leur tour. Le film aura beau être magnifique, splendidement joué, éclairé ou monté, il sera toujours entaché des traces indélébiles qu’aura laissées le projectionniste. Il en est évidemment de même lorsqu’une personne qui ne s’aime pas voit quelque chose ou quelqu’un qui pourrait potentiellement lui plaire… Et pour effacer ces traces intérieures, la solution est toujours la même : regarder ce que l’on a de meilleur au fond de soi pour puiser, de ce meilleur, les plus belles choses possibles… quitte à oublier, effacer, transformer ce qui nous plait moins.
Will Hunting (Gus van San, 1997) : une tirade inoubliable magnifiquement interprêtée par le regretté Robin Williams ! Dans cette jolie scène, nous retrouvons les explications de tout le mal-être adolescent. Nous comprenons aussi à quel point les mots, s'ils peuvent être de magnifiques outils pour nous aider à communiquer, peuvent également être des prisons, figeant et étiquetant pour le pire les êtres et les choses qui nous entourent ! On exige parfois des explications pour comprendre un échec... alors qu'il nous faudrait une vraie et réelle expérience pour, non pas la comprendre, mais la ressentir pleinement. Comme le disait Victor Hugo : "Il vient une heure où protester ne suffit plus ; après la philosophie, il faut l’action ; la vive force achève ce que l’idée a ébauché." Ayez ainsi en tête que c'est l'expérience qui peut changer quelqu'un, les mots seuls ne suffisent pas. Face à une personne dans le déni, une émotion toute simple sincèrement transmise aura toujours plus de force qu'une belle explication intellectuelle !
Itinéraire d'un enfant gâté (Claude Lelouch,1988) : deux petites scènes qui se suivent très connues et délivrant un très joli message. Pour apprendre réellement quelque chose, pour toucher véritablement les gens, il faut parfois avoir l'humilité de désapprendre. Couper l'hémisphère gauche, se déconditionner et (re)voir les êtres et les choses qui nous entourent d'un regard vierge, débarrassé des a priori... pour pouvoir ensuite mieux les toucher. L'avez-vous remarqué ? Près de la moitié des personnes qui vous parlent :
- ne vous regarde pas et/ou vous entend sans vous écouter véritablement.
- fait quelque chose d'autre au moment où elle vous parle.
- pense à quelque chose d'autre au moment où elle est pourtant avec vous.
- vous dit quelque chose qui n'est absolument pas en lien avec ce que vous veniez de dire !
 
Certaines personnes, pas forcément méchantes d'ailleurs, arrivent même à cumuler tout cela sans s'en rendre compte ! Et oui... nous sommes ainsi faits. Nous aimons ressasser le passé, nous angoisser sur l'avenir et oublier l'instant présent que nous sommes en train de vivre.
Le personnage de vieux sage qu'incarne Jean-Paul Belmondo dans le film apprend au petit jeune (joué par Richard Anconina) à être dans l'instant, tout à la fois centré sur ses mots et ses ressentis, ses gestes et sa parole, ses émotions et celles de son vis-à-vis ! Il apprend le plus bel et diificile exercice qui soit : exister pas simplement pour soi... mais aussi pour l'autre.
En allant plus loin, nous pouvons pousser l'analyse et nous demander si ce rapport décentré que nous pouvons avoir avec les autres n'est pas comparable avec celui que nous avons vis-à-vis de nous-même! Combien de fois, pour ne pas assumer les pensées que nous refoulons, ne tentons-nous pas de nous environner de bruit là où il faudrait justement un peu de silence ? Combien de fois nous drapons-nous de jolis mots pour ne pas voir en face les émotions à l'intérieur de nous que nous tentons de cacher ?
Aussi, l'exercice que propose le personnage de Belmondo dans ce film n'est pas qu'un sympathique exercice théâtral ! Il est une invitation à être vous-même, pleinement présent face à la personne que vous accompagnez. Faites le test, vous verrez, ce n'est pas si simple ! Dites-vous, quand vous avez le temps : "Aujourd'hui, j'essaye d'être pleinement présent face à la personne qui est avec moi. Je me déconditionne des pensées parasites, j'évacue ce que je crois savoir sur moi ou sur lui. Je l'écoute vraiment, sans penser, au beau milieu de sa phrase, à ce que je vais dire moi. Non. Je l'écoute totalement, inconditionnellement. Ce qu'il me confie est un cadeau. Pour l'honorer, je me dois de le recevoir et l'accepter, en n'oubliant jamais que le lien que je tisse avec lui dépasse les gestes, les regards et les mots. Il se nourrit aussi de cette présence, cette simple présence, pleine et entière, que je lui offre en retour."
Le cercle des poètes disparus (Peter Weir, 1989) : on peut reprocher à cet extrait bien des choses (très hollywoodien, trop démago, grosses ficelles etc.). Ce que j'aime pourtant, c'est de voir que la situation, telle qu’elle allait s’annoncer, aurait pu virer à l’ « échec » assuré ! Il a néanmoins fallu le regard différent d’une personne pour  transformer un potentiel échec assuré en un moment stimulant et révélateur! Sauras-tu avoir ce regard pour toi-même la prochaine fois ? Devineras-tu que, derrière l'épreuve, se cache peut-être un challenge qui te permettra de réveiller une ressource cachée, une ressource que tu n'aurais sans doute jamais exploitée si elle ne s'était pas incidemment posée sur ton chemin ?
Cela ne doit bien évidemment pas devenir une généralité... mais nous avons là une preuve que le respect (ou l'amitié) que l'on porte à une personne ne se résume pas à "lui foutre la paix" ! Que serait-il arrivé si le professeur n'avait pas un peu malmené son élève ? L'élève aurait vraisemblablement été rassuré. Peut-être même aurait-il loué le tact de ce si doux professeur... sans se rendre compte qu'on venait à cet instant même  de tuer le talent caché qui sommeillait en lui !  Aimer un tueur de talent caché... quelle drôle d'idée !
La légende de Bagger Vance (Robert Redford, 2000) et L'enfer du dimanche (Oliver Stone, 1999) : deux films différents, deux point communs : outre le fait qu'ils parlent tous les deux de sport, ils montrent combien la beauté de ce que l'on fait se conditionne à la beauté de ce que l'on croit et de ce que l'on pense ! Louis XIV disait : "On ne fait jamais rien de grand, de beau, d'unique, de rare... qu'en y pensant plus souvent et mieux que les autres !". Le succès, sportif ou non, ne se fait pas. Il se pense, il se rêve, il se prépare. Il s'ensemence dans la certitude que ce en quoi on croit est beau, utile et juste. Préparez un coureur cycliste à une course en lui faisant faire une multitude d'exercices physiques... s'il a du talent, il finira peut-être sur le podium ! Prenez ce même coureur, faites-lui faire ces mêmes exercices et donnez-lui, en plus, des exercices "spirituels". Hypnotisez-le par exemple. Et durant son hypnose, faites-lui voir, entendre, ressentir ce qu'il se passera le jour de la victoire, au moment où il brandira le trophée, sous le regard fier des gens qui l'aiment et l'apprécient. Rappelez-lui, dans cette victoire, qu'il n'a pas seulement gagné un trophé. Comme aimait le souligner Albert Schweitzer : "Le succès n’est pas la clé du bonheur. Le bonheur est la clé du succès. Si vous aimez ce que vous faites, vous réussirez" ! Cette victoire, c'est donc aussi le symbole de l'effort récompensé, de la passion qui rend heureux, de la joie de donner de la joie etc. Insistez bien là-dessus. Votre cycliste aura non seulement deux fois plus de chance de gagner une fois "réveillé" ... mais même s'il ne gagne pas, il aura dix fois plus de chance de vivre cette course dans la joie, grisé de mettre ses efforts au service de quelque chose de plus haut et de plus grand que lui.