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                Les addictions

L’addiction  est une forme de dépendance que l’on nourrit pour quelque chose ou quelqu’un… au point de progressivement détruire sa santé, mentale et/ou physique. L'hypnose ericksonienne traite très régulièrement ces dépendances avec beaucoup d'efficacité.

 

  Sur le public 12/25 ans, à quels types d’addiction pense-ton en priorité ?

- à la drogue, l’alcool, le tabac etc.

- aux nouvelles technologies (on parlera de cyberdépendance)

- aux addictions sexuelles (voir articament troubles sexuels)

- aux compulsions, notamment celles liées aux T.O.C. (voir ici)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

Mais sur quels critères se base-t-on pour évaluer cette addiction ?

 

  • Au mal-être qu’on finit tôt ou tard par éprouver ? (mais allez dire à un consommateur régulier d’héroïne qu’il est malheureux !)

  • A la fréquence maladive avec laquelle je me mets en contact avec cette dépendance ? (mais comment mesurer l’excès de ce contact si je suis tous les jours en rapport avec lui – comme l’ordinateur, la nourriture etc.) ?

  • A la manière dont cette « chose » détériore ma santé ? (Mais que répondre au fumeur très occasionnel de cannabis qui dira qu’un verre de vin régulier est plus nocif qu’un petit joint de temps en temps ? Que répondre à celui qui est tout le temps connecté sur son portable et qui ne gêne finalement personne ? Sans oublier la sempiternelle remarque : « faut bien mourir de quelque chose ! »)

  • Aux retours que me font mes ami(e)s et mes parents ? (mais comment discerner, par exemple, la part d’inquiétude excessive d’une mère surprotectrice et des critiques justifiées d’un parent légitimement inquiet face à son ado rebelle ?)

 

On le voit, les indices sont multifactoriels et pas toujours évidents à déceler tant l’éducation que l’on nous a donnée, les normes sociétales - avec les manières dont on les perçoit ou interprète – sans oublier notre façon de nous positionner par rapport à notre propre addiction (ne dit-on par déni que tout le monde a forcément plus ou moins sa propre petite dépendance personnelle… alors pourquoi venir nous emmerder ?), nous déclarer dépendant et malade n’est définitivement pas chose aisée.

 

Selon le psychiatre et psychanalyste John Bowlby, la dépendance peut être relue comme un échec des processus d’attachement. La dépendance pourrait être le signe de l’incapacité à élaborer l’angoisse de séparation. L'addiction donnerait à la personne dépendante l'illusion que ce qui manque existe... puisque momentanément, l’addiction permet l’apaisement ! Toute addiction peut donc  être envisagée comme une tentative d’aménagement de la dépendance.

 

 Arts, addictions et maladie.

 

Aussi, cet article s’adresse en priorité à tous ceux qui oseraient s’avouer qu’il y a peut-être quelque chose qui "cloche" dans le rapport qu’ils ont à leur dépendance. Admettre, tout simplement, que ce rapport toxique peut être changé, renversé, transformé. Admettre que vous êtes peut-être un peu malade…

 

Maladie… le mot est dit, enfin ! Etymologiquement, maladie signifie « mal à dire ». Idée fascinante qui présuppose que dès lors qu’on met un mot sur son mal, on finit par guérir. Cela parait simpliste mais c’est vrai. "Grammaire" et "grimoire" font après tout partie de la même racine. Freud lui-même, père de la psychanalyse, disait :

 

                                               « Au commencement, les mots et la magie étaient une seule et même chose »

 

C’est pourquoi l’art, dans les addictions, peut être un magnifique articament. Par la puissance des mots que vous ne vous seriez sûrement jamais formulés et qu’il saura vous transmettre, vous parviendrez donc à mettre en mots grâce à l'art ce que vous aviez tant de mal à dire et que seule, votre ancienne dépendance, savait combler. Pour arrêter de fumer, il existe par exemple, de magnifiques audiocaments (les audiocaments, ce sont des supports audio où des hypnothérapeutes, à base de méthodes tirées des techniques de l’hypnose ericksonienne, vous raconteront des histoires, agrémentées de musique, composées pour l’occasion) :

 

http://free-hypnosis-mp3.com/fr/telechargements

 

Bien évidemment, il n'y a pas que les audiocaments. La musicothérapie, dans son sens le plus large, s'est intéressée très tôt aux phénomènes d'addiction :

 

Cliquez ici!

 

Pour arrêter de boire (ou, en tout cas, pour réfléchir sur les méfaits de l’alcool), il existe une magnifique autobiographie racontant l’histoire d’un patron se battant contre l’alcoolisme : Le dernier pour la route, de Philippe Godeau (tiré du roman d'Hervé Chabalier).

 

Je le sais, les sceptiques de base riront sous cape. En quoi voir un simple film pourra-t-il m'aider à régler mon addiction ?

 

La question, bien évidemment, est légitime. La réponse est toute simple : voir un film ne suffira pas... mais il pourra être le déclencheur suffisant si, armé de votre volonté, vous parvenez à mettre les mots justes sur le fameux mal qui vous ronge (cf. etymologie du mot maladie!). Vous pourrez ensuite, comme nous l'expliquerons plus loin, utiliser l'écrit ou la parole pour commencer à régler définitivement votre souci.

 

Ecrit, lecture, dessins et théâtre

 

Comme l'écrivait Didier Van Cauwelaert, prix Goncourt, dans Dictionnaire de l'impossible : (cliquez ici!)

 

   "Comment lutter contre la peur qui affaiblit nos défenses ? Le meilleur recours associé aux traitements médicaux classiques, est semble-t-il de reprendre le pouvoir, par la parole ou par l'écrit, sur la nature et les symptômes de la maladie. Ainsi, au lieu de la subir comme une agression extérieure, une ennemie, nous la replaçons dans le contexte de notre personnalité, de nos conflits, de notre évolution générale.

Partisan de cette thèse, le Dr Larry Dossey cite en exemple une grande étude entreprise sur la migraine à la fin des années 1970, où l'on avait demandé aux sujets de noter la fréquence, la durée, la violence, le contexte de leur crise, ainsi que les conséquences sur leur vie et leur entourage. Ce recueil de données devait être la première étape de l'étude, destinée à préparer les patients à un traitement futur. Mais cet exercice entraîna, chez la plupart des participants, la disparition totale des maux de tête. (*1) Et si la maladie était un signal susceptible de s'interrompre dès lors qu'on l'identifie, qu'on le déchiffre, qu'on lui reconnait un but?

Tenir un journal, a fortiori écrire un roman autobiographique serait donc, dans ce cas, mieux qu'un remède : un décodage, une quête de sens. [...] La psychiatre et pharmacologue Barbara Brown, initiatrice du concept biofeedback (rétrocontrôle biologique), disait : "Il n'est plus question de considérer la maladie comme l'irruption de quelque chose qui prendrait sa source ailleurs, mais comme un élément dans un processus existentiel. [...] Dès qu'on s'attache à se recentrer sur un principe d'interconnexion et d'unité, à repousser fragmentation et isolement, la santé revient." (*2)

 

Sur l’alcool, toujours, la PNL a construit énormément d’histoires métaphoriques permettant à quiconque souhaitant vraiment se débattre avec l’addiction de vraies prises de conscience salubres et efficaces :

 

 

Cliquez sur ce lien!

 

 

Evelyne Josse, grande PNListe, a écrit dans la même lignée Le pouvoir des histoires thérapeutiques… par de simples contes, elle vous prouve comment se dégager d’une douleur – ou d’une dépendance – quelle qu’elle soit !

Et les autres formes artistiques alors ? Quid de la peinture ? Du théâtre ? La peinture, pourtant, est loin d’être le parent pauvre pour vous aider à vous dégager d’une addiction. Comme le suggérait déjà il y a peu le magazine Biba, un simple tableau peut grandement nous aider à nous révéler  à nous-mêmes nos dépendances ! C'est le sentiment, par exemple, qu'a eu le journaliste Thomas Ricker en voyant l'œuvre « Un dimanche après-midi à l'Ile de la Grande Jatte » de George Seurat.

«Cela faisait longtemps qu'il ne l'avait pas vu, et c'est en la revoyant qu'il se rend compte qu'elle est profondément actuelle. Sur The Verge, il en a fait une toute nouvelle interprétation. Selon lui, cette peinture française de 1884 a prédit « la technologie des zombies », celle qui nous rend accros. » (3)

 

 

 

Le tableau de Seurat représente les classes ouvrières du XIXe siècle, qui se reposent le dimanche. C'est la fameuse époque de la révolution industrielle et Thomas Ricker rapproche ici la technique utilisée par le peintre, le pointillisme, aux pixels de nos écrans de portables. "En effet, l'utilisation de points minuscules et de tirets de couleur pure ressemble aux pixels rouges, verts et bleus qui se combinent pour afficher les photos Instagram sur nos smartphones. La ressemblance est frappante ! De même, si l'on est trop proche de l'œuvre (ou de l'écran), tout ce que l'on voit, ce sont des taches colorées. Avec la distance, on perçoit le mélange et la perspective." C'est comme si Seurat avait peint une photographie digitale, un siècle complet avant que la première vague d'appareils photo numériques n'envahisse les rayons de nos magasins » écrit le journaliste. » (3)

 

 

 

La révolution numérique est en effet comparable à la révolution industrielle. "Tout le monde semble être ensemble, mais seul » s'attriste-t-il. Au lieu de regarder fixement leurs smartphones, ils fixent les usines qui dotaient la rive opposée du Paris du XIXe siècle". Si le tableau évoque un sentiment paisible pour la plupart des gens, c'est un sentiment d'appréhension que ressent le journaliste. La classe moyenne se « détend », mais ne vit pas entièrement dans le moment. Cependant, Thomas Ricker remarque deux personnages qui se détournent des promesses technologies sur le rivage opposé : un musicien et une jeune danseuse, dont le visage est le seul éclairé par le soleil. Message d'espoir ? Ou message montrant simplement que seul l’art peut nous aider à nous extirper de la bourbe dans laquelle on s’enlise ?

 

Un exercice intéressant – toujours en restant dans le cadre de la peinture – serait de faire le jeu suivant :

 

"si vous deviez vous représenter/dessiner/photographier votre dépendance sur une feuille, à quoi ressemblerait-elle ?"

 

Deux cas sont possibles :

 

  1. vous pouvez vous ingénier à la rendre ridicule pour vous aider à prendre de la distance avec elle (ne plus la diaboliser, ne pas la rendre vampirisante et toute puissante et plus importante que ce qu’elle n’est).

  2. Vous pouvez aussi essayer de vraiment la dessiner (ne pensez pas à faire quelque chose d’artistique, pensez juste à être sincère, cela suffit), la combinant avec une musique si elle vous rappelle quelque chose. Déposez en tous les cas sur votre support (numérique ou non) toutes vos peurs, toutes vos angoisses. Pensez que dans la plupart des cas, toutes les addictions que j’ai traitées depuis que je suis hypnothérapeute, se sont nourries d’un manque :

 

  1. Quel est à votre avis ce manque que vous cherchez à combler ?

  2. Quelles frayeurs ou peurs cherchez-vous à noyer dans votre alcool, à enfumer dans votre joint ou cigarette, à vous déconnecter dans vos jeux ou réseaux sociaux ?

 

Voyez ainsi, par ces questions, votre addiction non plus comme une malédiction mais comme une alliée, comme quelqu’un souhaitant vous aider à formuler ce qui reste diffus et ténébreux au fin fond de votre esprit…

 

Au théâtre, vous pouvez, en transposant le jeu pictural précédent, vous imaginer en train de parler à votre addiction (le même exercice peut-être fait à l’écrit !). Votre partenaire de jeu/je interprètera votre addiction, se nourrissant de ces peurs que vous aviez préalablement écrites ou dessinées juste avant. Là encore, si la notion d'amusement peut être de la partie, ne voyez pas dans cet exercice qu'un simple jeu! Les vertus de ce que l'on appelle la théâtro-thérapie sont réelles et prouvées.

 

Comme l'écrivait le psychologue Walter Orioli dans le magnifique livre Théâtre et thérapie : (cliquez ici!)

 

    "L'élaboration artistique du vécu permet, dans la pratique clinique de s'éduquer (du latin e-ducere : faire sortir), en mettant en lumière l'expressivité qui frappe aux portes de l'âme. Dans l'analyse de la séance reportée ci-dessous, l'enfant devient "metteur en scène" et "scénariste" de ses vécus." (*4)

 

Ce jeu n’est pas sans rappeler un film : Le bruit des glaçons de Bertrand Blier, dont voici la bande-annonce :

 

On le voit parfaitement dans la bande-annonce, le cancer, fruit de l'addiction à l'alcool du personnage de Jean Dujardin, est ici personnifié par le personnage incarné par Albert Dupontel. Sans dévoiler la teneur du film, il est évident que le personnage "addict" tirera d'énormes avantages à parler à sa maladie.

 

Pour bien démarrer cet exercice théâtral, il serait peut-être intéressant de faire auparavant un travail sur le corps. Un travail qui serait aussi bien un préambule au jeu théâtral qu'une façon d'approcher l'exercice de manière sensorielle, viscérale, anti-intellectuelle en quelque sorte... Il aurait aussi en outre l'avantage de purifier ce corps, de le détoxiner, aussi bien des pensées négatives que des produits auxquels vous avez peut-être été "addict".

 

Le texte est bien évidemment à personnaliser et reste facile à apprendre si vous faites ce travail de relaxation deux ou trois fois.

 

Il est tiré de l'encyclopédie du savoir relatif et absolu de Bernard Werber. CLIQUEZ ICI!

 

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Le tabac et la drogue

 

Plus spécifiquement, si vous voulez vous débarrasser d'une addiction particulière :

 

Pour le tabac :

 

Le mieux, avant toute chose, est encore d'en rire... pour mieux dédiaboliser le problème!

La meilleure chose disponible, efficace et gratuite (outre l'audiocament proposé plus haut), reste à mon sens le livre d'Olivier Lockert intitulé Métaphores (Cliquez ici!).

 

Livre très simple à lire avec plein d'exemples concrets (dont celui d'arrêter de fumer), il vous aidera, par la lecture et par l'autohypnose que vous apprendrez à faire vous-même, à vous tirer de toutes les addictions possibles.

 

 Pour vous aider, vous trouverez ci-joint un script pour s'autohypnotiser et soigner ses maux...

 

http://www.hypnose-ericksonienne.com/sinformer/inductions-hypnotiques/

 

Dubitatif au début, force est de constater le talent d'Allen Carr pour vous détourner de la cigarette à la simple lecture de ce livre !

 

Jetez-vous y sans aucun souci.

 

Cliquez sur ce lien !

L'un des livres les plus connus traitant du sujet (co-écrit par la psychologie de l'héroïne), vous trouverez également dans le lien ci-contre, une série d'autres livres évoquant le même sujet.

 

 

http://livre.fnac.com/mp14710061/L-herbe-bleue

 

Pour les autres addictions : la cyberdépendance.

 

Là encore, le mieux, c'est d'en rire, non ?

Pour la cyberdépendance, mal atteignant beaucoup de jeunes, Jean Garneau, psychologue, écrit dans son essai « Comment vaincre la cyberdépendance ? » la chose suivante :

 

« Même lorsqu'on en fait un usage tout à fait compulsif, Internet n'est donc qu'un moyen. Il sert à nous procurer ce qu'on ne parvient pas à obtenir autrement. Il ne répond pas complètement au besoin, mais il le satisfait suffisamment pour demeurer attrayant. En même temps, il laisse un manque; c'est celui-ci qui fait qu'on recommence sans cesse, dans l'espoir de mieux réussir à trouver la satisfaction. En fait, c'est l'inefficacité partielle de la compulsion qui la pousse à augmenter. » […]

 

 

« Lorsqu'on a bien identifié le besoin auquel notre usage excessif ou compulsif d'Internet cherche à répondre, il reste à découvrir d'autres moyens d'y répondre. Le but n'est pas d'éliminer Internet comme source possible de satisfaction; il s'agit plutôt d'ajouter d'autres moyens à notre arsenal. »

 

 

Autrement dit, il n’est pas question de supprimer ce que nous offre Internet (ou les jeux... ou plus largement l’ordinateur), mais de le limiter dans des proportions raisonnables et de réfléchir à des alternatives proposant les mêmes plaisirs… tout en réfléchissant aux peurs qui se cachent en nous dans son utilisation compulsive.

 

Très souvent, même si ce n’est pas une généralité, la peur se cachant derrière cette compulsion est :

 

  •  L’angoisse du contact, une timidité maladive, un manque de confiance (voir l’articament consacré à ce sujet)

  • Un besoin pathogène de tout savoir (chez celles et ceux qui se perdent dans le labyrinthe de Wikipédia par exemple). Ce besoin est souvent un phénomène que l’on retrouve chez les enfants précoces (cf. articament sur la précocité)

  • Un besoin d’oublier (au patient de deviner quoi) ou de se complaire dans la surabondance (ce qui revient à la même idée : oublier quelque chose ou quelqu’un).

 

Pensez, enfin, en guise de conclusion (même si elle est contestable, elle a le mérite de faire réfléchir) « qu'il n’y a pas d'individu malade en soi mais des systèmes sociaux et familiaux qui induisent des pathologies ». (Paul Watzlawick)

 

Si vous vous sentez mal, il est donc vital de voir les solutions qui sont en vous mais aussi à l’extérieur de vous.  Pensez que l’art est un vecteur d’émotions qui mettra des mots sur des nœuds psychiques que vous finirez tôt ou tard par dénouer. Votre guérison et bien-être dépendent aussi de votre motivation !

 

Je vous souhaite bonne chance. N'oubliez pas que cet articament est un outil, cette prescription artistique ne saurait remplacer une prescription médicale. Son objectif est de vous accompagner et de vous aider à trouver le thérapeute qui vous convient.

 

Pour avoir cet articament en mode pdf, cliquez ici!

 

(1) Larry Dossey, Space, Time and Medicine, New science library, 1982

 

(2) Barbara Brown, Le pouvoir de votre cerveau, Editions du Jour, 1985.

 

(3) http://www.bibamagazine.fr/culture/evenements/une-peinture-de-1884-aurait-predit-notre-addiction-aux-technologies-39751

 

(4) Walter Orioli, Théâtre et thérapie, p.254)