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Chagrin d’amour/peines de cœur

Les peines d’amour (rupture, divorce, éloignement, passion morbide, liens obsessionnels, manque d’amour, isolement etc.) sont des troubles du cœur alourdissant  singulièrement votre quotidien ainsi que l’image de vous-même. Elles peuvent néanmoins, aussi difficiles soient-elles à traverser, être une crise bénéfique pour mieux redéfinir ce que vous êtes et mieux cerner ce que seront vos nouvelles priorités.

 

Causes et explications

 

Les causes et/ou conséquences des peines d’amour peuvent dans plusieurs cas prendre racine dans les liens suivants :

- Votre ancienne relation, quoi que vous en pensiez, était vouée à disparaître.

- Deuil/pardon (voir articament consacré à ce sujet)

- Confiance en soi (voir articament consacré à ce sujet)

- Dépression (voir articament consacré à ce sujet)

- Mauvaise image de l'amour (voir les histoires, images et citations inspirantes consacrées à ce sujet)

 

Dans certaines situations, il m’est aussi arrivé d’avoir les cas suivants :

 

  • Des loyautés familiales inconscientes.

   ∟ C’est le cas de ces sujet s’empêchant de tomber amoureux pour ne pas faire de la peine à leurs parents (par un complexe d’Œdipe mal réglé ou simplement parce que le père ou la mère avait eu une vie amoureuse difficile et peu épanouissante). L’hypnose, dans bien des cas, règle plutôt bien ce genre de situation.

  • Un chagrin/un ego empêchant de voir la solution, pourtant sous le nez du patient !

   ∟ Combien de fois ai-je eu des patients (vampirisés par leurs fantasmes ou leur vision étriquée et figée de l’amour) ne pas voir l’homme ou la femme de leur vie qui était sous leurs yeux ? Là encore, l’hypnose, en faisant appel aux ressources inconscientes, peut très bien régler ce genre de problèmes.

  • Une propension à vouloir tout, tout de suite, incitant la personne à faire des mauvais choix !

   ∟ Combien de personnes, par peur de rester seules, se jettent dans les bras du premier inconnu ?

 

La mort d’une partie de soi

 

Donald W. Winnicott, pédiatre et psychanalyste, évoque dans la rupture amoureuse « cet objet disparu » qui nous plonge dans une impression d’isolement et qui concerne la partie la plus intime de nous-même. Cette partie, il nous faut apprendre à la repenser et à la réaménager sans l’autre… ce qui est, bien évidemment, très difficile et rend le deuil amoureux particulièrement complexe.

 

« Étonnant comme parfois on prend des résolutions, on dit que tout sera ainsi dorénavant, et il suffit d'un mouvement infime des lèvres pour casser l'assurance d'une certitude qui paraissait éternelle. », telle est la remarque du héros du très joli livre La délicatesse de David Foenkinos. Passés le choc et la douleur, on essaye, pour aller mieux, de se faire plein de bonnes résolutions qu’une photo, une parole, un souvenir viendra casser en une seconde tant l’oubli de l’autre est dur à effectuer.

Car le deuil amoureux ne se fait pas du jour au lendemain ! Dans La Femme rompue, Simone de Beauvoir raconte comment Monique, son héroïne, « victime de sa dépendance conjugale », sombre dans le désespoir. « Le monde est un magma et je n’ai plus de contours. Comment vivre sans croire à rien ni à moi-même ? », s’interroge-t-elle.

 

Comment canaliser sa souffrance ?

 

Comme vous l’avez peut-être lu dans l’articament consacré au deuil/pardon, l’une des premières étapes du deuil est justement d’accepter cette douleur qui vient en vous. Si pour le moment, elle vous parait absolument insurmontable et profondément difficile à vivre, viendra un temps où vous pourrez la canaliser et la mettre au service de quelque chose d’autre.

 

« Je préfère te voir souffrir beaucoup aujourd’hui plutôt qu’un peu toute ta vie. » dira un personnage à l’héroïne souffrante dans Je l'aimais d’Anna Gavalda.

 

La fin d’une belle histoire ouvre effectivement en nous deux plaies qui, il faut l’accepter, mettront un certain temps à cicatriser :

  1. elle fragilise notre ego et notre confiance en nous-même… nous amenant à croire que l’on ne vaut plus rien (voir articament confiance en soi).

  2. elle détruit notre croyance en l’amour… nous amenant à penser que nous n’aimerons plus jamais quelqu’un d’autre et/ou que nous ne serons plus jamais aimés par quelqu’un.  « L’amour, c’est ce qui permet de faire quelque chose de nos manques. Nous rêvons de compléter l’autre et de nous faire compléter par lui. La rupture vient mettre fin à cette idée », résume la psychanalyste Valérie Blanco, auteure de L’Effet divan (L’Harmattan, 2014). 

 

Aussi, pour passer du « C’est impossible, je n’aimerai plus jamais. » à « Je suis capable d’aimer de nouveau un jour », le PNListe David Gordon a élaboré une stratégie très efficace que voici :

 

1) Identifier quelque chose que vous ne croyez pas pouvoir faire, même si vous êtes conscient qu’il est possible que quelqu’un d’autre le réalise.

ex : « j’ai un chagrin d’amour, je crois que je n’aimerai plus jamais… même si je sais que mon cousin, après une grosse rupture, s’est mis à aimer de nouveau en rencontrant il y a peu sa future femme ! »

2) Décomposez ce « Je ne peux pas » en ses morceaux composants.

ex : je crois que je n’aimerai plus parce que :

a - ça fait trop mal, j’ai peur de souffrir de nouveau.

b - ça m’a rendu méfiant(e) envers les hommes/femmes, je ne fais plus confiance.

c - ça me fait croire que je suis moche, looser et ringard, cette image m’est insupportable.

d - cette personne qui vient de me quitter était vraiment la seule et l’unique, j’en suis persuadé(e).

3) Parmi ces composants, identifiez ceux que vous aviez déjà réussi à réaliser à un moment de votre passé.

ex : « les points a et d me font finalement réaliser que, dans mon passé, il y a des choses qui sont plus fortes que moi. Je ne peux pas rester plus de 3 semaines sans penser à quelqu’un, c’est impossible. L’idée que je ne puisse plus aimer est donc fausse. »

4) Identifiez quels composants nécessitent encore un apprentissage.

ex : « Le point c me fait réaliser que si je suis si pessimiste sur le plan sentimental, c’est parce que je manque de confiance en moi. A chaque échec, je vois une preuve de mes incapacités. Si je prenais le temps d’aller en salle de sport pour retrouver un corps qui me convienne, si je prenais le temps avec un psychothérapeute de régler 2-3 choses de mon passé… ça pourrait peut-être le faire ! »

5) Imaginez que vous avez les ressources pour apprendre ces composants (temps, argent, enseignements etc.) et imaginez que vous êtes en train d’apprendre ces composants.

« Ok… Je me vois aller en salle de sport. Plutôt que de « zoner » toute la soirée sur mon ordi devant une série débile le mardi, je m’imagine plutôt faire quelques exercices physiques avec des appareils de musculation… pourquoi pas avec un pote, ça pourrait être sympa ?

« Je me vois aussi faire quelques petits boulots pour trouver l’argent nécessaire qui me permettra de me relooker et de retrouver une indépendance financière ! »

« Je me vois également aller chez ce psychothérapeute près de chez moi. J’ai vu son site internet. Il a l’air bien. Je suis sûr que je vais apprendre plein de choses sur moi ! »

6) Maintenant, reconsidérez ce "Je ne peux pas" . En quoi votre expérience a-t-elle changé ? Vous allez réaliser que vous êtes déjà capable de le faire ou que vous le deviendrez bientôt.

 

Lorsque vous êtes familiarisé avec cette séquence, appliquez-là à tout objectif qui vous semble inaccessible, pour lequel vous n’avez pas de choix ou de contrôle. Le plus important n’est pas d’y arriver tout de suite, le plus important est de retravailler votre rapport à la souffrance et de s’en servir pour aller y puiser des ressources mentales qu’on croyait jusqu’alors inexistantes. Comme le souligne le magazine Psychologies dans un article consacré à ce sujet, il faut faire comprendre aux personnes souffrant d’une peine de cœur « que ne plus exister dans le regard d’autrui ne signifie pas disparaître, et que la souffrance provoquée par la fin d’une liaison n’a rien à voir avec le fait d’être seul. » (1) Car nous pouvons nous sentir très seul(e) même en étant très entouré et avec quelqu’un toute notre vie, pas vrai ?

 

Que faire de sa souffrance ? Passé le profond chagrin vous amenant à pleurer ou à être triste pour la moindre occasion, posez-vous la question suivante :

 

Je souffre de ma solitude en désespérant de ne pouvoir rencontrer un jour l’être aimé, je pleure la disparation de celui/celle que j’ai aimé(e)… comment pourrai-je mettre à profit tout ce mal-être que je trimballe en moi ?

 

La réponse est simple, trouvez des activités qui font sens pour vous. Musique, théâtre, sorties, marche dans la nature, toutes ces activités vont vous « permettre de symboliser le monde et le lien avec autrui », détaille Éva Weil, psychanalyste. Vous ressentirez ainsi que « nous pouvons trouver de la satisfaction par nous-mêmes ». Vous pouvez justement profiter de cette crise pour aller puiser en vous des ressources insoupçonnées qui vous aideront, tôt ou tard, à vous redéfinir ! (Pour vous en convaincre, allez voir sur le site l’item consacré aux petites histoires qui font du bien, ainsi qu’aux images et citations inspirantes)

 

« Lorsque mon copain m’a quittée, me dira un jour une patiente, j’étais complètement déprimée. Au bord du gouffre. C’était mon premier amour, j’étais restée avec lui 5 ans et je ne voyais absolument pas comment j’allais pouvoir vivre sans lui. Tout me rappelait sa présence : une odeur, une conversation, un lieu… c’était horrible ! J’ai, comme vous me l’aviez demandé à ma première séance, décidé de sortir et de me vider un peu la tête en faisant autre chose et éviter de penser tout le temps à mon petit malheur personnel. C’est ainsi que je suis devenue bénévole au Resto du cœur et serveuse dans un bar à mi-temps. M’occuper des gens dans le besoin m’a bien remis les idées en place… et me faire draguer par des clients au travail, je dois bien l’avouer, m’a petit à petit rappelé que j’étais encore jolie et désirable, capable un jour d’aimer de nouveau. C’est ce qui a fini par se produire. Aujourd’hui, je suis avec Matthieu. On s’est rencontré un soir lors d’une assemblée qu’organisait justement Les restos du cœur… on a tout de suite accroché et je suis très heureuse avec lui, bien plus que je ne pouvais l’être avec cet ex pour lequel j’avais pourtant tant pleuré ! »

 

« Après ma rupture avec  ma copine, me dira un jour un autre patient, je me suis replongé dans la musique. Quitte à « bader » [être triste], autant l’être pour de bonnes raisons ! J’ai donc plongé la tête baissée dans les chansons tristes au piano. J’ai même fait  quelques compositions personnelles… qui ont tapé dans l’œil – dans l’oreille plutôt – d’un programmateur d’un petit festival ! J’y suis allé et ai rencontré plein de gens qui avaient la même passion que moi. C’était génial ! Aujourd’hui, je n’ai pas encore rencontré le grand amour… mais ce n’est plus une obsession. Je sais qui je suis, j’ai une passion qui me fait vibrer. Tout va pour le mieux. La perle rare viendra quand ce sera le moment. En attendant, je profite de ma passion et de mes amies !»

 

Peut-être, en lisant tous ces témoignages, vous dites-vous que ces belles histories sont juste bonnes pour les autres. Détrompez-vous. La Vie nous apprend que nous sommes nés pour aimer et que si, pour le moment, l’amour de l’autre se refuse à vous, cela signifie qu’il faut simplement profiter de ces moments pour apprendre, d’abord, à vous aimer vous-même.

Développez donc le talent que vous n’avez jamais eu le temps de faire fructifier lorsque vous étiez en couple. Si vous pensez ne pas en avoir, allez un peu à la découverte du livre ci-dessus, il vous fera réaliser que tout le monde peut s’épanouir dans quelque chose. Mieux. C’est en étant d’abord épanoui que vous favoriserez vos belles rencontres (amoureuses ou pas) de demain.

 

Solutions artistiques

 

Enfin, pour vous nourrir de l’idée que la souffrance amoureuse n’est pas éternelle (mieux, elle peut aussi être un tremplin, comme nous l’avons vu, qui vous permettra d’être encore plus heureux), pourquoi ne pas lire/voir ces jolies histoires/films qui racontent ce que vous êtes précisément en train de vivre ?

Pour une approche globale et pleine d’humour sur ce que l’art peut offrir en pleine peine de cœur, cliquez ici :

 

http://www.mylittlebookclub.fr/logigramme-des-coeurs-brises.html/

 

Pour conclure, je ne saurai que trop vous recommander les livres de Gary Chapman intitulés :

Présupposé de Chapman ? Nous avons tous en nous une manière de recevoir l’amour et de le donner. Bien souvent, que fait-on avec notre partenaire ? Nous donnons l’amour que nous aimerions recevoir sans se douter une seule seconde que la manière de donner/recevoir du conjoint(e) peut être radicalement différente de la nôtre, ce qui entraîne souvent bien des conflits.

 

C’est ainsi que Chapman distingue 5 façons de donner/recevoir l’amour.

 

Certain(e)s se sentent aimés par l’autre :

 

- Lorsqu’ils reçoivent des paroles valorisantes (ex : «Je suis fier de toi»).

- Lorsqu’on leur fait des cadeaux ou des petites intentions (ex : le mot doux près du petit-déjeuner qui a été préparé le matin, le bouquet de fleurs lors d’une date importante etc.).

- Lorsque le conjoint/la conjointe donne de son temps à l’autre en privilégiant la qualité du moment partagé (ex : un petit resto en amoureux, en coupant le portable et en se consacrant pleinement à l’autre).

- Lorsque la personne se sent touchée par l’autre (ex : importance du baiser, de la caresse, du câlin, des préliminaires etc.).

- Lorsque la personne se sent aidé(e), soutenu(e) par l’autre grâce à un service rendu (ex : le mari qui répare qqch, qui s’occupe des enfants un soir, qui prépare à diner etc.).

 

Sur ce principe, il m’est arrivé un jour de recevoir une patiente, toute prête à rompre avec son compagnon avec qui elle était pourtant depuis deux ans.

 

- Il ne m’aime plus, me dira-t-elle. C’est bien simple, à chaque fois que je lui demande de m’aider dans les petites choses de la vie quotidienne, ce n’est jamais le moment. Franchement, j’en ai marre de ces « je t’aime », de ces « tu es belle » et « qu’est-ce que tu es intelligente ma chérie ! »… A un moment donné, moi, j’ai besoin de concret, vous comprenez ? Moi, par exemple, je lui en donne du concret. Je lui fais tous les jours plein de bons petits repas, je lui repasse ses chemises… croyez-vous qu’il s’en rend compte ? Même pas ! Non, vraiment, ce mec est ingrat, je ne vois pas ce que je peux vous dire d’autre…

 

A l’aune des 5 façons d’aimer décrites par Chapman, comprenez-vous ce qui ne fonctionnait plus dans le couple de ma patiente ? Elle, se sentait aimée par des services rendus… tandis que lui voulait simplement un peu plus de paroles valorisantes de sa part. Non pas qu’il n’appréciait pas ses bons petits plats, mais sa manière de se sentir l’être rare, à ses yeux, était juste d’entendre quelques mots bienveillants.

 

Si cette analyse vous touche, n’hésitez pas à cliquer sur le lien suivant. Vous pourrez découvrir votre manière d’aimer et, par là même, éviter plus tard bien des ennuis dans votre vie de couple.

 

http://www.focusfamille.ca/adolescents/911-le-test-les-langages-damour-pour-les-ados-15718483

 

Quoi qu’il arrive, par-delà la peine que vous êtes en train d’éprouver, posez-vous les bonnes questions. Dites-vous bien :

 

« Je souffre, certes, mais à bien considérer mon problème, aurai-je vraiment préféré que mon histoire d’amour n’ait pas eu lieu ? Si elle n’avait pas eu lieu, je ne serai pas en train de souffrir, bien sûr, mais ma vie aurait été moins forte, moins dense. »

 

Comprenez-moi bien. Ce n’est pas par culte de la souffrance que je vous écris cela car je sais que la souffrance, à terme, peut vous abimer et noircir votre âme. Mais il me semble que la pire des souffrances serait de n’avoir rien senti, de ne pas avoir vécu en somme. 

 

Pour vous en convaincre : rappelez-vous ce poème :

 

                                               Réflexions sur le risque

 

« Rire, c'est risquer de paraître idiot.

Pleurer, c'est risquer de paraître sentimental.

Aller vers quelqu'un, c'est risquer de s'engager.

Exposer ses sentiments, c'est risquer d'exposer son moi profond.

Présenter ses idées, ses rêves à la foule, c'est risquer de les perdre.

Aimer, c'est risquer de ne pas être aimé en retour.

Vivre, c'est risquer de mourir.

Espérer, c'est risquer de désespérer.

Essayer, c'est risquer d'échouer.

 

Mais il faut prendre des risques, car le plus grand danger dans la vie, c'est de ne rien risquer du tout.

Celui qui ne risque rien, ne fait rien, n'a rien, n'est rien.

Il peut éviter la souffrance et la tristesse, mais il n'apprend rien, ne ressent rien, ne peut ni échanger, ni se développer, ne peut ni aimer, ni vivre.

Enchaîner dans ses certitudes, il devient esclave, il abandonne sa liberté. Seuls ceux qui risquent sont libres. » (Auteur inconnu)

 

Voilà. N'oubliez pas que cet articament est un outil, cette prescription artistique ne saurait remplacer une prescription médicale et/ou psychologique. Son objectif est de vous accompagner et de vous aider à trouver le thérapeute qui vous convient.  Pour un meilleur suivi, n’hésitez pas à consulter les pages « confiance en soi », « deuil et pardon », « dépression », "violence/solitude/exclusion" ou citations et images inspirantes. Je vous souhaite bonne chance ! 

 

 

1) http://www.psychologies.com/Couple/Crises-Divorce/Separation/Articles-et-Dossiers/Rebondir-apres-un-chagrin-d-amour