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Tentatives de définition...

 

Le deuil est une réaction à un sentiment de tristesse éprouvée à la suite de la mort d'un proche… ou de quelque chose auquel on tenait (une relation amoureuse par exemple, un travail après un licenciement). Il peut donc se référer à quelque chose ou quelqu’un. Il peut par conséquent être physique, moral ou psychologique.  Souvent associé à la souffrance, le deuil est généralement considéré comme un processus nécessaire de délivrance, nommé « résilience ».

 
 

 

Mais comment faire acte de résilience ?

 

La souffrance, a-t-elle un sens ?

 

Les chrétiens, (à travers notamment la mort du Christ), les gens qui ont des convictions spirituelles et/ou religieuses (par le biais de la foi), ont la réponse à cette question : oui, de toute évidence, la souffrance que l’on éprouve a un sens. Ce n’est pas du masochisme. C’est la conviction de voir dans sa difficulté un terreau fertile qui finira par vous rendre plus fort.

Mais les autres ? Les personnes athées ? Les agnostiques ? Les religieux perdus et qui doutent face à cette douleur qui les a pris de court, que peuvent-ils faire ?

Robert Dilts, grand PNListe que je cite souvent sur ce site, a développé un concept nommé « les niveaux logiques ». Que raconte-t-il ? Que la solution que l’on peut avoir face à un problème peut souvent se trouver en la cherchant dans une dimension supérieure.

Que constate-ton ? La pyramide de Dilts cible avec vous les causes d’un ennui et vous propose très simplement d’y remédier en regardant ce qu’il faut faire à l’échelon supérieur. Un exemple ? Commençons par le bas :

 

Environnement : je souhaite arrêter de fumer. Solution : Mon environnement étant toxique (des cendriers à chaque table, des posters magnifiant des fumeurs invétérés, de la fumée incrustée dans tous les tissus de chaque canapé etc.), je me crée un nouveau comportement (proposition de l’échelon supérieur) qui consistera à foutre à la poubelle tous ces fichus cendriers qui me tentent beaucoup trop dans mon addiction à chaque pièce !

Comportement : Je doute de mes capacités à pouvoir jeter de tels cendriers tant ils ont pour moi une valeur affective. Solution : je liste toutes les qualités qui me font dire que j’en suis capable (mon altruisme me pousse à penser à la santé des autres pour qu’ils ne subissent pas le tabagisme passif, mes aptitudes en sport souffriront tôt ou tard de mon addiction si je ne le fais pas tout de suite. Je suis volontaire et déterminé etc.)

 

Mais lorsque l’on touche à l’identité, à la personne même que vous êtes face à l’insupportable douleur, que fait-on ? Comme cela a été dit précédemment, il faut s’en remettre à une dimension supérieure. Cela peut être une conviction spirituelle, l’amour que l’on vous porte et que vous portez, des valeurs très fortes, incrustées en vous si fort que rien ni personne ne saura les en déraciner.

 

Des exemples ?

 

« Le départ de mon mari m’a obligée, après une grave dépression à réorganiser ma vie et à trouver un travail que j’adore et qui m’a permis de retrouver de nouveau l’amour », m’a un jour dit une patiente.

 

« La mort de mon frère a été d’une violence inouïe, me dira un autre patient. Après une période de colère, j’ai fini, aidé par les miens, à créer une association pour venir en aide aux personnes. Je ne veux pas que mon frère soit mort pour rien. Je veux la mettre au service d’une cause qui rend le monde meilleur. Ça ne fera pas revenir mon frère… mais j’ai le sentiment, lorsque je crée des manifestations en tant que président d’association, que mon frère vit encore un peu à travers moi. Il me transmet sa force et son humour, je lui donne mon espoir et mon amour de petit frère. »

 

« En décidant de devenir psychologue, me confiera enfin une dernière patiente, j’ai appris à pardonner à mon agresseur. Le mal qu’il m’a fait s’est transformé en meilleure compréhension face à mes patients qui ont subi la même chose que moi. J’ai surtout pu changer ma colère en amour. Un amour qui m’a permis de casser un vieux schéma que j’avais avec les garçons quand j’étais plus jeune. Aujourd’hui, je suis maman de deux enfants. J’aime et je suis aimée. Tout va très bien pour moi. »

 

Si tous ces exemples vous parlent, je vous encourage à lire les petits contes (visibles sur ce site en cliquant ici !), pour vous rappeler que la douleur peut être le purin sur lequel vous ferez fleurir les plus belles roses de votre jardin intérieur.

Le son et la musique peuvent également grandement vous aider.

 

Il existe par exemple sur le marché de magnifiques audiocaments (les audiocaments, ce sont des supports audio où des hypnothérapeutes, à base de méthodes tirées des techniques de l’hypnose erickonienne, vous raconteront des histoires, agrémentées de musique, composées pour l’occasion) :

 

http://free-hypnosis-mp3.com/fr/telechargements/qualite-de-vie#passe

http://free-hypnosis-mp3.com/fr/telechargements/qualite-de-vie#moral

 

De manière plus large, la musique peut également grandement vous soutenir. L’écrivain Éric-Emmanuel Schmitt, par exemple, dans son livre Ma vie avec Mozart, paru en 2005 aux éditions Albin Michel, nous montre à quel point la musique peut sublimer et transformer nos peines les plus immenses. Particularité de ce livre ? L’auteur nous livre par lettre comment Mozart est intervenu à chaque fois dans des moments critiques de sa vie… (Comme à la perte de plusieurs êtres chers notamment) et à chaque fois, Mozart lui répond à sa manière : dans un ascenseur, dans la radio d’un taxi (comme dans l’extrait que vous allez lire dans le document Word ci-dessous) etc. L’autre particularité de ce livre est que l’auteur nous offre la musique à écouter en même temps qu’il en parle. N’oubliez donc pas de cliquer sur le petit document mp3 au moment où cela interviendra dans la lecture. Vous pourrez ainsi écouter Mozart tout en profitant des mots de Schmitt. Bonne et heureuse lecture. Ce n’est après tout pas tous les jours que la musique et la littérature vous encouragent à vous réconcilier avec vous-même.

N.B : Il n’est nullement besoin d’aimer Mozart pour que les mots vous touchent, croyez-moi !

 

Après avoir lu cette belle lettre, vous pouvez vous aussi vous imaginer en train d’écrire une lettre, en écrivant à un artiste, un musicien qui a composé une œuvre, une musique dont vous appréciez particulièrement le travail, une musique qui est pour vous apaisante, bienfaisante, pleine de bonnes ondes. Le résultat sera surprenant, vous verrez. Par l’écrit, et avec ce bon état d’esprit, vous réaliserez des choses que vous ne pouviez pas comprendre auparavant. Dès lors qu’on pose le crayon sur la feuille, sans forcément chercher à bien écrire (soyez juste vous-même et sincère, ce sera le plus important !), vous mettez en lumière des choses qui étaient diffuses et embrumées dans votre esprit. Il faut le tester pour le croire ! Il faut surtout le faire pour vous aider à vous connecter à cette dimension supérieure qui saura, avec le temps, vous proposer des solutions pour grandir et évoluer. Continuer à vivre malgré tout.

 

En prenant donc l’art, quel qu’il soit, comme un réservoir d’émotions capables de vous aider à rebondir, pour mieux renaître de vos cendres, rappelez-vous, parfois, que l’imagination, et le pouvoir qu’on veut bien lui donner, peuvent suffire pour cicatriser les plaies qu’on croyait les plus béantes (voir articament sur l'imagination).

 

Bernard Werber, dans son encyclopédie du savoir relatif et absolu, déjà évoquée plus haut, nous narre en effet une histoire absolument folle – et réelle – montrant à quel point l’imagination peut conditionner notre corps et notre façon de voir les choses :

 

http://wesra.free.fr/article.php?sid=17

 

Et cette histoire – que certains suspicieux jetteront dans les légendes urbaines – n’est pas un cas isolé. Olivier Lockert dans son livre Métaphores raconte comment de grands brûlés ont pu sentir la douleur des brûlures diminuée par deux grâce à l’application de jeux 3D se déroulant au Pôle Nord ! Le grand peintre Picasso avait coutume de dire : « Tout ce qui est imaginé est réel. ». Ce qui semble sur le papier une bizarrerie se révèle en fait une vérité scientifique. Grâce à l’imagerie cérébrale, nous savons aujourd’hui, en bombardant le cerveau d’émissions de positons, que notre machine cérébrale ne fait effectivement pas forcément de différence entre ce qu’elle désire fortement… et ce qu’elle fait pour de vrai ! Conclusion : les émotions que nous engrammons par le biais de notre imaginaire peuvent donc avoir une vraie force thérapeutique, comme un baume cicatrisant que l’on s’appliquerait sur le cœur… ou sur les zones de notre esprit qui auraient besoin de réconfort.

 

Les 5 phases de deuil

 

Pour donner ainsi du poids à toutes vos futures bonnes pensées, vous trouverez dans tout le stock de livres disponibles sur le sujet de grands penseurs qui vous aideront à mieux canaliser vos souffrances dans vos différentes étapes de deuil.

 

Selon Elisabeth Kübler-Ross, on peut observer « cinq phases du deuil ». Appliquées à toute forme de perte catastrophique (emploi, revenu, liberté), les étapes que vous allez lire peuvent inclure la mort d'un être cher, le divorce, la toxicomanie, ou l'infertilité etc. (Kübler-Ross a également fait valoir que ces étapes ne sont pas nécessairement dans l'ordre indiqué ci-dessous, toutes les étapes ne sont pas non plus vécues par tous les patients, mais chaque victime en vivra toujours au moins deux.)

 

  1. Déni. (exemple : « Ce n'est pas possible/ce n’est pas vrai/ ce que j’ai vécu n’est pas vraiment réel ou est simplement exagéré. »)

  2. Colère. (exemple : « Pourquoi moi et pas un autre ? Ce n'est pas juste ! »)

  3. Marchandage. (exemple : « je ferai ce que vous voudrez… tant que ça m’aidera à m’en sortir ! »)

  4. Dépression. (exemple : « Pfff, de toute façon, à quoi bon se battre ? »)

  5. Acceptation. (exemple : « Comme un plongeur finit par toucher le fond de sa piscine… j’ai fini par remonter, tout doucement, en comprenant et acceptant ce qui m’était arrivé ! »)

 

L’acceptation, ce peut être aussi la réorganisation de sa vie en fonction de la perte et/ou des dommages subis. Cette compensation, en général, a pu s’effectuer grâce à un travail sur soi amenant la personne à mieux se connaître et, surtout, mieux redistribuer les ressources qui étaient en elles et qu’elles ne voyaient pas jusqu’alors. Cette redistribution passe souvent par un don, étape ultime du fameux pardon, évoqué plus haut.

 

Des solutions artistiques

 

Pour vous aider dans cette redistribution, pourquoi ne pas prendre exemple dans les personnages de ces livres que je vais vous montrer ci-dessous ?

Livres et romans sur la résilience

Porté par toutes ces belles réflexions, vous serez à coup sûr plus à même de contrer ces anciennes peurs qui affaiblissaient vos défenses. Comme l'écrivait Didier Van Cauwelaert, prix Goncourt, dans Dictionnaire de l'impossible : (cliquez ici!)

 

   "Comment lutter contre la peur qui affaiblit nos défenses? Le meilleur recours associé aux traitements médicaux classiques, est semble-t-il de reprendre le pouvoir, par la parole ou par l'écrit, sur la nature et les symptômes de la maladie. Ainsi, au lieu de la subir comme une agression extérieure, une ennemie, nous la replaçons dans le contexte de notre personnalité, de nos conflits, de notre évolution générale.

Partisan de cette thèse, le Dr Larry Dossey cite en exemple une grande étude entreprise sur la migraine à la fin des années 1970, où l'on avait demandé aux sujets de noter la fréquence, la durée, la violence, le contexte de leur crise, ainsi que les conséquences sur leur vie et leur entourage. Ce recueil de données devait être la première étape de l'étude, destinée à préparer les patients à un traitement futur. Mais cet exercice entraîna, chez la plupart des participants, la disparition totale des maux de tête. (*1) Et si la maladie était un signal susceptible de s'interrompre dès lors qu'on l'identifie, qu'on le déchiffre, qu'on lui reconnait un but ?

Tenir un journal, a fortiori écrire un roman autobiographique serait donc, dans ce cas, mieux qu'un remède : un décodage, une quête de sens. [...] La psychiatre et pharmacologue Barbara Brown, initiatrice du concept biofeedback (rétrocontrôle biologique), disait : "Il n'est plus question de considérer la maladie comme l'irruption de quelque chose qui prendrait sa source ailleurs, mais comme un élément dans un processus existentiel. [...] Dès qu'on s'attache à se recentrer sur un principe d'interconnexion et d'unité, à repousser fragmentation et isolement, la santé revient." (*2)

 

Ecrire (ou dessiner) votre deuil dans une forme autobiographique vous aidera ainsi à trouver un but, à donner du sens à votre douleur. En imaginant votre expérience, vous donnerez des mots à des sentiments qui étaient diffus. Vous vous permettrez surtout d’évacuer quelque chose qui devait sortir. Je vous souhaite tout le courage, aidé des vôtres, pour  vous retrouver et réunifier dans votre épreuve. (Vous trouverez ci-dessous un document Word montrant, avec son accord, le récit autobiographique d’une jeune fille suite à un traumatisme vécu à 13 ans, n’hésitez pas à y jeter un coup d’œil !)

N’oubliez pas non plus que cet articament est un outil, cette prescription artistique ne saurait remplacer une prescription médicale ou psychologique. Son objectif est de vous accompagner et de vous aider à trouver le thérapeute qui vous convient. S'il n'a pas complètement répondu à vos attentes, vous pouvez aller consulter les articaments réservés sur la confiance en soi, la violence/solitude/exclusion, ainsi que l'article sur les trucs et astuces permettant de miner les mauvaises croyances que l'on a sur soi.

 

Je vous souhaite bonne chance !

 

 

 

(1) Larry Dossey, Space, Time and Medicine, New science library, 1982

(2) Barbara Brown, Le pouvoir de votre cerveau, Editions du Jour, 1985

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